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La partie de ce volume consacrée aux biocénoses benthiques est le type
même du "massacre" d'un écosystème par l'homme sur une trentaine de
kilomètres en direction de l'ouest à partir du Golfe de Marseille et en y incluant
l'Etang de Berre. L'homme y exécuta une véritable "marche à la Mer" à partir de
1945 au cours de laquelle se développèrent de nombreuses activités industrielles
assez focalisées sur le traitement des hydrocarbures, et plus tard des aciéries et bien
d'autres activités secondaires.
Bien entendu il fallait loger tous ces gens, d'où sur le territoire de plusieurs
communes, une urbanisation intense, allant des cités ouvrières jusqu'aux villas
fleuries des cadres.
Face à cette démographie galopante des populations humaines dont 50%
s'entassaient sur la côte, celle-ci devenait de plus en plus polluée par des rejets
liquides d'eaux usées domestiques auxquelles s'ajoutaient ceux d'origines
industrielles. Par ailleurs, il ne faut pas oublier les rejets solides obtenus par
dragage, par exemple ceux consistant à lutter contre l'envasement des ports, d'où
des rejets à la mer de vases fines qui sont très préjudiciables à la vie marine des eaux
côtières. D'autres fois, il s'agit de rejets solides, par exemple lors de la construction
d'un port de plaisance bien abrité, avec des blocs de roche.
La dénaturation des biocénoses découle de trois causes principales : -
l’altération des habitats ; - les pollutions de toutes sortes ; - la surexploitation des
ressources marines qui a débouché sur un effondrement de la pêche côtière, parce
qu'elle est devenue outrancière car utilisant des méthodes et des engins trop
performants. En plus l'homme s'attaque même aux caractéristiques topographiques
du milieu par empiétement sur le domaine maritime : rectification du rivage pour
édifier une route côtière, édification de digues, aménagements de nouveaux ports
de plaisance etc,...au grand dam des fonds occupés par l'étage infralittoral.
Espérons encore qu'il ne soit pas trop tard.
8 décembre 1993
La partie de ce volume consacrée aux biocénoses benthiques est le type
même du "massacre" d'un écosystème par l'homme sur une trentaine de
kilomètres en direction de l'ouest à partir du Golfe de Marseille et en y incluant
l'Etang de Berre. L'homme y exécuta une véritable "marche à la Mer" à partir de
1945 au cours de laquelle se développèrent de nombreuses activités industrielles
assez focalisées sur le traitement des hydrocarbures, et plus tard des aciéries et bien
d'autres activités secondaires.
Bien entendu il fallait loger tous ces gens, d'où sur le territoire de plusieurs
communes, une urbanisation intense, allant des cités ouvrières jusqu'aux villas
fleuries des cadres.
Face à cette démographie galopante des populations humaines dont 50%
s'entassaient sur la côte, celle-ci devenait de plus en plus polluée par des rejets
liquides d'eaux usées domestiques auxquelles s'ajoutaient ceux d'origines
industrielles. Par ailleurs, il ne faut pas oublier les rejets solides obtenus par
dragage, par exemple ceux consistant à lutter contre l'envasement des ports, d'où
des rejets à la mer de vases fines qui sont très préjudiciables à la vie marine des eaux
côtières. D'autres fois, il s'agit de rejets solides, par exemple lors de la construction
d'un port de plaisance bien abrité, avec des blocs de roche.
La dénaturation des biocénoses découle de trois causes principales : -
l’altération des habitats ; - les pollutions de toutes sortes ; - la surexploitation des
ressources marines qui a débouché sur un effondrement de la pêche côtière, parce
qu'elle est devenue outrancière car utilisant des méthodes et des engins trop
performants. En plus l'homme s'attaque même aux caractéristiques topographiques
du milieu par empiétement sur le domaine maritime : rectification du rivage pour
édifier une route côtière, édification de digues, aménagements de nouveaux ports
de plaisance etc,...au grand dam des fonds occupés par l'étage infralittoral.
Espérons encore qu'il ne soit pas trop tard.
8 décembre 1993
