■ Caractères distinctifs
Les pastenagues se caractérisent par
la présence d’un ou de plusieurs aiguillons sur la queue et par l’absence
totale de nageoire dorsale.
Taille maximale : 250 cm.
■ Confusions possibles
La pastenague commune ne peut
être confondue qu’avec les deux
autres pastenagues. Elle s’en différencie par son museau pointu et
l’absence de grosses épines sur la
queue et le disque (museau arrondi
chez la pastenague violette ; museau
pointu, mais de grosses épines sur
la queue et le disque chez la pastenague épineuse). D’autre part, les
appellations locales communes avec
l’aigle de mer — fouleux à Boulogne et terre sur la côte atlantique
— peuvent provoquer des méprises.
L’aigle de mer possède une petite
nageoire dorsale et a le museau
saillant ce qui n’est pas le cas de la
pastenague commune.
■ Biologie
Mœurs : la pastenague semble préférer les fonds sableux, sablo-vaseux et
les herbiers littoraux (moins de
100 m). Toutefois, elle peut se trouver sur des graviers ou du sable. Les
pastenagues fréquentent particulièrement les estuaires où elles forment
parfois de fortes concentrations.
Leur mode de vie est semi-pélagique. La pastenague effectue des
migrations. Ainsi, le long des côtes
anglaises, elle est plus abondante
l’été que l’hiver. En Méditerranée,
elle vient près de la côte de mai à
septembre puis s’en éloigne. La pastenague possède un ou deux aiguillons portant postérieurement
des glandes à venin. Leur piqûre est
extrêmement douloureuse. Elle peut
provoquer des paralysies locales.
Reproduction : la pastenague commune acquiert sa maturité sexuelle
entre 65 et 68 cm pour les mâles et
72 à 76 cm pour les femelles. Elle est
vivipare, les petits étant en gestation
dans l’utérus pendant 4 mois. Durant la gestation la femelle se rapproche des côtes. La mise bas s’effectue pendant l’été. La pastenague est
peu prolifique, ne donnant naissance
que de 6 à 9 petits.
Croissance : la croissance de la pastenague commune est mal connue. La
femelle atteint des tailles nettement
supérieures à celles des mâles. Elle
peut dépasser un poids de 32 kg.
Alimentation : le régime alimentaire
de la pastenague évolue au cours de
sa vie. En Méditerranée, le jeune se
nourrit surtout de crustacés : amphipodes, crabes (plus de 40 % des
proies) et de mollusques : lamellibranches comme les vanneaux, gastéropodes (plus de 40 %) et en
moindre part de poissons (Clupéidés, argentines, merlu, feuille...) et
de quelques annélides polychètes.
En Atlantique, l'estomac de jeunes
individus ne contenait que des crustacés : mysidacés, amphipodes, isopodes, crabes. Une fois adulte, la
pastenague ingère surtout des poissons, ceci étant plus marqué chez le
mâle, mais également des mollusques céphalopodes (seiches, calmars), des crustacés et quelques annélides. Notons que la pastenague
s’alimente plus au printemps et en
été qu’en hiver.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 6 tonnes en 1979 et de
2 tonnes en 1994.
Raie pazstenague
81
Les pastenagues se caractérisent par
la présence d’un ou de plusieurs aiguillons sur la queue et par l’absence
totale de nageoire dorsale.
Taille maximale : 250 cm.
■ Confusions possibles
La pastenague commune ne peut
être confondue qu’avec les deux
autres pastenagues. Elle s’en différencie par son museau pointu et
l’absence de grosses épines sur la
queue et le disque (museau arrondi
chez la pastenague violette ; museau
pointu, mais de grosses épines sur
la queue et le disque chez la pastenague épineuse). D’autre part, les
appellations locales communes avec
l’aigle de mer — fouleux à Boulogne et terre sur la côte atlantique
— peuvent provoquer des méprises.
L’aigle de mer possède une petite
nageoire dorsale et a le museau
saillant ce qui n’est pas le cas de la
pastenague commune.
■ Biologie
Mœurs : la pastenague semble préférer les fonds sableux, sablo-vaseux et
les herbiers littoraux (moins de
100 m). Toutefois, elle peut se trouver sur des graviers ou du sable. Les
pastenagues fréquentent particulièrement les estuaires où elles forment
parfois de fortes concentrations.
Leur mode de vie est semi-pélagique. La pastenague effectue des
migrations. Ainsi, le long des côtes
anglaises, elle est plus abondante
l’été que l’hiver. En Méditerranée,
elle vient près de la côte de mai à
septembre puis s’en éloigne. La pastenague possède un ou deux aiguillons portant postérieurement
des glandes à venin. Leur piqûre est
extrêmement douloureuse. Elle peut
provoquer des paralysies locales.
Reproduction : la pastenague commune acquiert sa maturité sexuelle
entre 65 et 68 cm pour les mâles et
72 à 76 cm pour les femelles. Elle est
vivipare, les petits étant en gestation
dans l’utérus pendant 4 mois. Durant la gestation la femelle se rapproche des côtes. La mise bas s’effectue pendant l’été. La pastenague est
peu prolifique, ne donnant naissance
que de 6 à 9 petits.
Croissance : la croissance de la pastenague commune est mal connue. La
femelle atteint des tailles nettement
supérieures à celles des mâles. Elle
peut dépasser un poids de 32 kg.
Alimentation : le régime alimentaire
de la pastenague évolue au cours de
sa vie. En Méditerranée, le jeune se
nourrit surtout de crustacés : amphipodes, crabes (plus de 40 % des
proies) et de mollusques : lamellibranches comme les vanneaux, gastéropodes (plus de 40 %) et en
moindre part de poissons (Clupéidés, argentines, merlu, feuille...) et
de quelques annélides polychètes.
En Atlantique, l'estomac de jeunes
individus ne contenait que des crustacés : mysidacés, amphipodes, isopodes, crabes. Une fois adulte, la
pastenague ingère surtout des poissons, ceci étant plus marqué chez le
mâle, mais également des mollusques céphalopodes (seiches, calmars), des crustacés et quelques annélides. Notons que la pastenague
s’alimente plus au printemps et en
été qu’en hiver.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 6 tonnes en 1979 et de
2 tonnes en 1994.
Raie pazstenague
81
