principalement en Méditerranée.
En Atlantique, elle remonte jusqu’au
sud du golfe de Gascogne (très rare).
Elle possède un ocelle à centre
bleu clair entouré de deux anneaux,
le premier bleu foncé, l'autre
jaune-orange ;
■ Biologie
Mœurs : cette espèce semble préférer les fonds sableux du large.
Reproduction : les raies fleuries acquièrent leur maturité sexuelle au
cours de leur 8e année (59 cm pour
les mâles et pour les femelles). La femelle pond tout au long de l’année
90 à 100 œufs. Ceux-ci rectangulaires (6 à 7 cm de long sur 3,5 cm
de large) ont une coloration brun
clair translucide. L’éclosion a lieu
après environ 8 mois d’incubation.
Croissance : à la sortie de l’œuf
l’animal mesure à peu près 12 cm.
La première année sa taille augmenPOIDS
ANNÉES
2500 g
2250 g
2000 g
1750 g
1500 g
1250 g
1000 g
750 g
500 g
250 g
og
te de 8 cm, la seconde et la troisième
année de 7 cm. Son taux annuel de
croissance devient inférieur à 3 cm
chez les exemplaires les plus vieux.
Notons qu’à l’encontre de la plupart
des autres raies, la croissance est
identique dans les deux sexes, la femelle n’atteignant pas une taille supérieure à celle du mâle. La longévité de la raie fleurie est 13 à 14 ans.
Ne pesant qu’une quarantaine de
grammes l’année de sa naissance, la
raie fleurie atteint 500 g vers 5 ans,
1 kg vers 7 ans et 2,2 kg vers 12 ans.
Le poids maximal connu est supérieur à 2,3 kg. L’épaississement du
corps est identique dans les deux
sexes jusqu’à une taille de 55 cm,
au-delà il augmente plus vite chez
les femelles.
Alimentation : la raie, possédant des
dents pointues, change de régime
alimentaire au cours de sa vie.
Petite (moins de 30 cm), elle mange
surtout des crustacés (amphipodes,
crevettes) qui représentent 90 % des
proies, puis quelques annélides polychètes, quelques mollusques céphalopodes et quelques poissons. En
grandissant, elle absorbe de moins
en moins de crustacés (40 à 45 %),
plus de polychètes (15 à 20 %) et de
poissons (30 à 35 %). Au-delà de
55 cm, les crustacés représentent
seulement 20 à 25 % des proies, les
poissons de 55 à 65 %, Il s’agit dans
l’Atlantique nord-est surtout du dragonnet, espèce le plus souvent renJUVÉNILES
ADULTES
Poissons
Crustacés
Vers
Mollusques
Alimentation de la raie fleurie
contrée, mais aussi de lançons, merlans bleu, merlans, tacauds, motelles, sardines, harengs, chinchards,
maquereaux, soles-perdrix...).
■ Pêche
Il n’existe pas de statistiques séparées
pour cette espèce. Toutefois, on a
constaté que c’est une des raies les
plus communes dans les apports des
chalutiers de pêche industrielle. Ainsi, entre 1966 et 1969, elle a représenté 70 à 80 % du poids total des
raies capturées dans le nord du golfe
de Gascogne et le plateau celtique.
La composition en âge des populations de raie fleurie montre que la
pêche s’exerce trop fortement sur
cette espèce. Elle est surexploitée.
Elle est toutefois bien moins touchée que la plupart des autres raies.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état, en 1994, d’un
peu plus de 2 800 tonnes de captures
annuelles.
Croissance de la raie fleurie
Raie
fleu rie
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