• la raie lisse, Raja brachyura, dont le
dos est entièrement recouvert de
nombreux petits points noirs (une
bande externe en est dépourvue chez
la raie douce) ;
• la raie tachetée, Raja polystigma, et
la raie râpe, Raja radula, exclusivement méditerranéennes, qui possèdent un ocelle bien formé, tache
sombre cerclée de clair (seulement
des points noirs parfois disposés en
cercle chez la raie douce) ;
• la raie bouclée, Raja clavata, qui
peut parfois présenter des points
noirs et dont la queue est annelée
de sombre et de clair (pas chez la
raie douce) et qui peut posséder
des « boucles » (absentes chez la
raie douce).
■ Biologie
Mœurs : cette espèce semble préférer les substrats sableux et les fonds
durs assez peu profonds.
Reproduction : les raies douces acquièrent leur maturité sexuelle au
cours de leur onzième année : 65 cm
pour les femelles et 60 cm pour les
mâles. Des femelles mures ont été
observées dans la Manche d’avril à
juillet. Il est probable que la ponte y
a lieu à la même époque. Les œufs
mesurent 6 à 7 cm de long sur 4 à
5 cm de large. Ils se prolongent aux
quatre angles par des pointes assez
courtes. En aquarium, l'éclosion a
lieu après 5 à 6 mois d’incubation.
La raie douce pondrait environ 60
œufs par an.
Croissance : à la fin de la première
année, la raie douce mesure une
quinzaine de centimètres, à 5 ans
45 cm, à 10 ans 60 cm et à 15 ans
autour de 68 cm. Le taux annuel de
croissance est à peu près le même
dans les deux sexes. Les tailles maximales observées sont respectivement
de 80 et de 69 cm. La longévité de la
raie douce est de 18 ans.
Alimentation : la raie douce possède
des dents arrondies en forme de pavés. Toutefois, les mâles adultes ont
des dents pointues. Son régime alimentaire se modifie relativement peu
au cours de sa vie. Petite (moins de
30 cm), elle se nourrit principalement de crustacés (euphausiacés, crevettes, amphipodes, porcellanidés...)
qui représentent 85 % des proies,
d’annélides polychètes (10 %) et de
quelques poissons (5 %) et mollusques. En grandissant (de 30 à
80 cm), l’importance des crustacés
dans le contenu stomacal diminue
(de 75 à 65 %) bien qu’ils constituent la majorité des proies, celle des
poissons augmente (de 5 à 15 %).
Notons que les mâles ingèrent plus
de poissons que les femelles. Ceci
doit être dû à leurs dents pointues
qui retiennent mieux les proies
agiles comme les poissons que les
dents lisses en pavés des femelles.
Les poissons les plus fréquemment
ingérés sont les lançons, les callionymes, le tacaud norvégien, le petit
tacaud, le merlu, le hareng, la sardine, la petite vive...
■ Pêche
Ses fonds de pêche sont situés en
Manche et dans l’Atlantique, depuis
le Nord-Ecosse jusqu’au golfe de
Gascogne sur les fonds sableux entre
-10 et -120 m.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état de 100 à 300
tonnes de captures annuelles
entre 1974 et 1979 et d’un peu plus
de 800 tonnes en 1994.
Raie
doute
67
dos est entièrement recouvert de
nombreux petits points noirs (une
bande externe en est dépourvue chez
la raie douce) ;
• la raie tachetée, Raja polystigma, et
la raie râpe, Raja radula, exclusivement méditerranéennes, qui possèdent un ocelle bien formé, tache
sombre cerclée de clair (seulement
des points noirs parfois disposés en
cercle chez la raie douce) ;
• la raie bouclée, Raja clavata, qui
peut parfois présenter des points
noirs et dont la queue est annelée
de sombre et de clair (pas chez la
raie douce) et qui peut posséder
des « boucles » (absentes chez la
raie douce).
■ Biologie
Mœurs : cette espèce semble préférer les substrats sableux et les fonds
durs assez peu profonds.
Reproduction : les raies douces acquièrent leur maturité sexuelle au
cours de leur onzième année : 65 cm
pour les femelles et 60 cm pour les
mâles. Des femelles mures ont été
observées dans la Manche d’avril à
juillet. Il est probable que la ponte y
a lieu à la même époque. Les œufs
mesurent 6 à 7 cm de long sur 4 à
5 cm de large. Ils se prolongent aux
quatre angles par des pointes assez
courtes. En aquarium, l'éclosion a
lieu après 5 à 6 mois d’incubation.
La raie douce pondrait environ 60
œufs par an.
Croissance : à la fin de la première
année, la raie douce mesure une
quinzaine de centimètres, à 5 ans
45 cm, à 10 ans 60 cm et à 15 ans
autour de 68 cm. Le taux annuel de
croissance est à peu près le même
dans les deux sexes. Les tailles maximales observées sont respectivement
de 80 et de 69 cm. La longévité de la
raie douce est de 18 ans.
Alimentation : la raie douce possède
des dents arrondies en forme de pavés. Toutefois, les mâles adultes ont
des dents pointues. Son régime alimentaire se modifie relativement peu
au cours de sa vie. Petite (moins de
30 cm), elle se nourrit principalement de crustacés (euphausiacés, crevettes, amphipodes, porcellanidés...)
qui représentent 85 % des proies,
d’annélides polychètes (10 %) et de
quelques poissons (5 %) et mollusques. En grandissant (de 30 à
80 cm), l’importance des crustacés
dans le contenu stomacal diminue
(de 75 à 65 %) bien qu’ils constituent la majorité des proies, celle des
poissons augmente (de 5 à 15 %).
Notons que les mâles ingèrent plus
de poissons que les femelles. Ceci
doit être dû à leurs dents pointues
qui retiennent mieux les proies
agiles comme les poissons que les
dents lisses en pavés des femelles.
Les poissons les plus fréquemment
ingérés sont les lançons, les callionymes, le tacaud norvégien, le petit
tacaud, le merlu, le hareng, la sardine, la petite vive...
■ Pêche
Ses fonds de pêche sont situés en
Manche et dans l’Atlantique, depuis
le Nord-Ecosse jusqu’au golfe de
Gascogne sur les fonds sableux entre
-10 et -120 m.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état de 100 à 300
tonnes de captures annuelles
entre 1974 et 1979 et d’un peu plus
de 800 tonnes en 1994.
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