en Baltique. L’œuf a un diamètre
moyen de 1,9 mm (1,6 à 2,1 mm).
Pélagique, il flotte tout d’abord en
surface, puis s’alourdissant en se développant, il s’enfoncera lentement.
Notons que les œufs ne flottent que
si la salinité est supérieure à 10 %o ou
12 %o. En Baltique, seules les fosses
ont une salinité suffisante pour une
bonne reproduction de la plie. A une
température de l’eau de 5° à 6 °C,
l’éclosion s’effectue après 18 à 21
jours d’incubation (jusqu’à 1 mois
dans les eaux froides, de 2° à 2,5 °C,
de la mer de Barents). La larve mesuZones de reproduction de la plie commune
re alors 6 à 6,5 mm de long. Sa vie
pélagique dure une quarantaine de
jour. Elle subit la métamorphose le
plus souvent vers 10 à 13 mm de
long, mais parfois pas avant
17 mm. L’alevin rejoint alors le
fond et ne gagnerait le littoral que 5
jours plus tard.
Croissance : la plie a un taux de
croissance assez élevé au cours de sa
première année, en moyenne 10 cm.
Celui-ci diminue ensuite : 6 cm la
seconde année, 5 cm jusqu’à 9 ans,
1,5 cm au-delà. La plie mesure de
6 à 12 cm à la fin de la première
année, 11 à 22 cm à la fin de la seconde année, 23 à 41 cm à 5 ans,
27 à 52 cm à 7 ans, 47 à 62 cm à
10 ans. La femelle a une croissance
plus rapide que le mâle. Sa longévité est de 24 ans, celle du mâle seulement de 11 à 12 ans. Les valeurs
données à titre indicatif dans la figure concernent la plie du sud de
la mer du Nord.
Alimentation : la larve pélagique,
souvent avant d’avoir totalement absorbé le sac vitellin, se nourrit tout
d’abord principalement de tintinnides et aussi de dinoflagellés et de
larves de copépodes, puis surtout de
larves de copépodes et aussi d’œufs
d’invertébrés et de larves de lamellibranches, de diatomées, de larves de
polychètes. Au-delà de 8 mm, elle
mange de plus en plus de copépodes
adultes et de cumacés. L’alevin ingère des petits polychètes et des copépodes harpacticoïdes, puis des petits
crustacés (amphipodes, mysidacés,
cumacés), des petits vers et des mollusques. De 20 à 30 cm, la plie se I
nourrit de polychètes et de mollusques bivalves (siphons de macoma), de 30 à 40 cm de plus gros vers
(arénicoles). Les contenus stomacaux des grands individus (plus de
40 cm) renferment surtout des mollusques bivalves (siphons et pieds de
fiions, macomas, tellines, couteaux,
blanchets, praires, moules) et des annélides polychètes, puis des cœlentérés, des crustacés (amphipodes et petits crabes), des échinodermes
(ophiures), des poissons (lançons).
La plie se nourrit surtout le jour.
Dans les eaux littorales la période de
nutrition correspond aux marées, le
maximum se situant juste après la
marée haute. Elle s’alimente moins
pendant l’hiver.
Alimentation de la plie commune
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 2 800 à 4100 tonnes
entre 1974 et 1979, de 4 900 à 5 400
tonnes entre 1992 et 1994
Plie commune
261
Précédent

- 260/304

Suivant