11 à la base de l’anale. Le corps gris
verdâtre doré porte sur les flancs un
grand ocelle dont le centre est noirâtre et le tour gris clair à jaunâtre.
Taille maximale : 65 cm.
Taille commune : 20-40 cm.
■ Confusions possibles
Le saint-pierre ne pourrait être
confondu qu’avec le saint-pierre argenté qui fréquente rarement nos
côtes. Il s’en distingue par la forme
convexe ou droite du profil supérieur de sa tête, la présence d’un
ocelle sur ses flancs et de scutelles
épineuses de part et d’autre des nageoires dorsale et anale (pas d’ocelle, profil de la tête concave et de
grandes plaques osseuses portant
des épines de part et d’autre de la
dorsale et de l’anale chez le
saint-pierre argenté).
Attention, le saint-pierre est parfois
appelé dorade en Normandie ce qui
peut provoquer des confusions.
Rappelons d’autre part que l’églefin
est appelé saint-pierre à Dunkerque
et à Gravelines.
■ Biologie
Mœurs : le saint-pierre est un poisson vivant seul ou en petit nombre
soit près du fond, soit en pleine
eau, soit à quelques mètres de la
surface au-dessus des fonds sableux
ou vaseux, fréquemment au voisinage de roches. Mauvais nageur, il
se déplace grâce aux ondulations de
ses nageoires dorsale et anale. Entraîné par les courants il pénètre l’hiver en mer du Nord à la recherche
de nourriture. Le saint-pierre émet
des grognements.
Reproduction : la femelle acquiert
sa première maturité sexuelle au
cours de sa quatrième année
(37 cm). Le frai a lieu de juin à
août dans le golfe de Gascogne, la
mer Celtique, la mer d’Irlande, la
Méditerranée.
La ponte d’une femelle doit durer
longtemps s’effectuant par émission
de temps à autre d’un petit nombre
d’ovules mûrs. Les œufs sont gros
(1,9 à 2,5 mm) et pélagiques, on en
trouve en Méditerranée de novembre à mai. A l’éclosion la larve
mesure environ 4 mm.
Croissance : à la fin du premier hiver le saint-pierre mesure environ
11 cm (9 à 13 cm), 25 cm au second
(24 à 27 cm), 34 cm au troisième
(23 à 36 cm) et 40 cm au quatrième.
La croissance des mâles dépassant
rarement 50 cm est plus lente que
celles des femelles.
Les femelles peuvent mesurer plus
de 60 cm et peser 8 kg.
Alimentation : étant donné ses
mauvaises qualités de nageur, le
saint-pierre chasse à l’affût. Il attend
que les proies viennent à lui. Lorsqu’elles sont proches, il les engloutit
dans sa grande bouche très protractile. Il peut ainsi avaler des poissons
de grande taille. On dit même qu’il
s’ensablerait parfois, remuant les
longs rayons de sa nageoire dorsale
pour attirer des poissons osseux.
Ainsi dans le golfe de Gascogne les
estomacs contiennent des gobies,
des callionymes, du merlu, du chinchard et dans d’autres régions des
sardines, des sprats, des harengs, des
athérines, des lançons, de jeunes Gadidés. Eventuellement il mange également des crustacés (Alpheidés,
Pandalidés, Palaemonidés) et plus
rarement des mollusques céphalopodes (seiches).
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une
capture annuelle de 300 à 600
tonnes entre 1974 et 1979, de 650
tonnes en 1994.
S aint-pierre
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