Certains poissons sont semi-pélagiques (dorades, merlu, merlan...).
Ils vivent plus ou moins au-dessus
du fond. Leurs colorations varient
du gris argenté au rouge.
Quelques espèces vivent isolées.
D’autres sont grégaires et forment
des bancs. Beaucoup vivent en
groupes pendant leurs premières années, devenant solitaires une fois
adulte. Un banc est constitué, le
plus souvent, de poissons de même
taille. Il peut être formé par plusieurs espèces différentes mais de
même longueur.
Certains poissons sont sédentaires.
D’autres effectuent des migrations
parfois considérables souvent liées à
la reproduction ou à la recherche de
nourriture.
Chez de nombreuses espèces (morue, merlan, hareng, sardine...), il
apparaît qu’il existe plusieurs populations dont les individus different
légèrement (nombre de rayons aux
nageoires, nombre de vertèbres,
d’écailles...). Chaque groupe possède sa (es) propre(s) zone(s) de ponte, et lorsqu’il effectue régulièrement des migrations, il suit des trajets qui lui sont particuliers.
Reproduction
Les poissons sont soit unisexués,
soit hermaphrodites c’est-à-dire
possédant à la fois des gonades
mâles et femelles. Dans ce cas l’individu est protandrique si au cours
de sa vie il passe tour à tour par un
stade mâle puis femelle (dorade
rose, dorade royale...). Il est protogynique s’il devient successivement
femelle puis mâle (pageot commun,
griset, mendole...).
La fécondation est externe chez la
plupart des poissons osseux. Ils sont
ovipares. Le sperme appelé laitance
fertilise les ovules après leur ponte
dans l’eau. Au moment de la reproduction il peut y avoir rapprochement des mâles et des femelles en
groupes peu nombreux ou, comme
chez la morue et l’églefin, formation
de couples. Les deux géniteurs nagent alors accolés l’un à l’autre par
leur ventre de telle façon que leurs
orifices génitaux soient à se toucher.
Les œufs sont très nombreux (plupélagique côtier
Néritique_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ océani,1ue_ _ _ _ _ _ _
Benthique
'
......... ............... ...........
épipélagique
j °3Qà
haut
,
.
200 m
TAlus
mesopelagique
............ .. ............
■•••• 1 000 m
Bathybenthique
bathypélagique
CONTINENTAL
bas
sieurs milliers à quelques millions
selon les poissons). Chez une même
espèce leur nombre est d’autant plus
élevé que l’individu est grand.
La fécondation est interne chez les
Sélaciens (requins et raies) et
quelques poissons osseux (sébastes,
rascasses...). Il y a accouplement,
l'organe mâle (les ptérygopodes chez
les Sélaciens) pénétrant dans l’orifice
génital de la femelle. L’œuf reste à
l’intérieur de la mère pendant tout
son développement. Chez un poisson ovovivipare, il n’existe pas de relations entre l’organisme maternel et
les embryons. Chez une espèce vivipare (comme certaines émissoles),
l'œuf fécondé se développe en relation avec l’organisme de la femelle.
Chez de nombreux poissons osseux,
le mâle présente, au moment de la
reproduction, une parure de noce, se
traduisant par une coloration vive et
brillante. La ponte a généralement
lieu lorsque l’eau est à une certaine
température, froide chez les espèces
arctiques et boréales, chaude pour
les poissons tropicaux. Les écarts tolérés ne sont parfois que de quelques
degrés. Il en résulte que pour beaucoup d’espèces la période de reproduction change selon la latitude.
Ainsi chez la sole commune elle débute en décembre en Méditerranée,
en janvier dans le sud du golfe de
Gascogne, en février dans le nord du
golfe de Gascogne et la Manche, en
avril dans le sud-ouest de la mer du
Nord (côte anglaise et belge), en mai
sur la côte allemande et en juin sur
la côte danoise.
Chez beaucoup d’espèces ovipares
les œufs sont pélagiques, flottant
soit à la surface soit entre deux eaux,
transportés par les courants. Chez
d’autres, comme le hareng, ils sont
démersaux — ils tombent sur le
fond. Chez quelques uns, comme
l’orphie ou le balaou, les œufs ont
des filaments adhésifs leur permettant de se fixer sur divers supports
(algues...). La durée de l’incubation
varie selon les poissons et la température de l’eau. Elle est généralement
d’autant plus courte que l’eau est
chaude, l'éclosion ne pouvant toutefois avoir lieu qu’entre deux valeurs
extrêmes (chaud et froid) propres à
chaque espèce. L’œuf donne naissance à un organisme différent de
l’adulte appelé larve. La plupart des
larves passent par un stade de vie pélagique plus ou moins long avant
d’acquérir les caractères de l’adulte.
Croissante
À l’inverse des mammifères, des
oiseaux et des reptiles qui cessent de
croître dès qu’ils ont atteint l’âge
adulte, les poissons continuent à
grandir pendant toute leur vie. Toutefois leur croissance, rapide au
cours des premières années, se ralentit progressivement si bien que l’augmentation de taille annuelle des individus très âgés est faible. La croissance est fonction de la quantité de
nourriture prise. Elle est donc plus
importante pendant la période
chaude où le poisson se nourrit
abondamment, faible à nulle pendant la saison froide durant laquelle
13
Ils vivent plus ou moins au-dessus
du fond. Leurs colorations varient
du gris argenté au rouge.
Quelques espèces vivent isolées.
D’autres sont grégaires et forment
des bancs. Beaucoup vivent en
groupes pendant leurs premières années, devenant solitaires une fois
adulte. Un banc est constitué, le
plus souvent, de poissons de même
taille. Il peut être formé par plusieurs espèces différentes mais de
même longueur.
Certains poissons sont sédentaires.
D’autres effectuent des migrations
parfois considérables souvent liées à
la reproduction ou à la recherche de
nourriture.
Chez de nombreuses espèces (morue, merlan, hareng, sardine...), il
apparaît qu’il existe plusieurs populations dont les individus different
légèrement (nombre de rayons aux
nageoires, nombre de vertèbres,
d’écailles...). Chaque groupe possède sa (es) propre(s) zone(s) de ponte, et lorsqu’il effectue régulièrement des migrations, il suit des trajets qui lui sont particuliers.
Reproduction
Les poissons sont soit unisexués,
soit hermaphrodites c’est-à-dire
possédant à la fois des gonades
mâles et femelles. Dans ce cas l’individu est protandrique si au cours
de sa vie il passe tour à tour par un
stade mâle puis femelle (dorade
rose, dorade royale...). Il est protogynique s’il devient successivement
femelle puis mâle (pageot commun,
griset, mendole...).
La fécondation est externe chez la
plupart des poissons osseux. Ils sont
ovipares. Le sperme appelé laitance
fertilise les ovules après leur ponte
dans l’eau. Au moment de la reproduction il peut y avoir rapprochement des mâles et des femelles en
groupes peu nombreux ou, comme
chez la morue et l’églefin, formation
de couples. Les deux géniteurs nagent alors accolés l’un à l’autre par
leur ventre de telle façon que leurs
orifices génitaux soient à se toucher.
Les œufs sont très nombreux (plupélagique côtier
Néritique_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ océani,1ue_ _ _ _ _ _ _
Benthique
'
......... ............... ...........
épipélagique
j °3Qà
haut
,
.
200 m
TAlus
mesopelagique
............ .. ............
■•••• 1 000 m
Bathybenthique
bathypélagique
CONTINENTAL
bas
sieurs milliers à quelques millions
selon les poissons). Chez une même
espèce leur nombre est d’autant plus
élevé que l’individu est grand.
La fécondation est interne chez les
Sélaciens (requins et raies) et
quelques poissons osseux (sébastes,
rascasses...). Il y a accouplement,
l'organe mâle (les ptérygopodes chez
les Sélaciens) pénétrant dans l’orifice
génital de la femelle. L’œuf reste à
l’intérieur de la mère pendant tout
son développement. Chez un poisson ovovivipare, il n’existe pas de relations entre l’organisme maternel et
les embryons. Chez une espèce vivipare (comme certaines émissoles),
l'œuf fécondé se développe en relation avec l’organisme de la femelle.
Chez de nombreux poissons osseux,
le mâle présente, au moment de la
reproduction, une parure de noce, se
traduisant par une coloration vive et
brillante. La ponte a généralement
lieu lorsque l’eau est à une certaine
température, froide chez les espèces
arctiques et boréales, chaude pour
les poissons tropicaux. Les écarts tolérés ne sont parfois que de quelques
degrés. Il en résulte que pour beaucoup d’espèces la période de reproduction change selon la latitude.
Ainsi chez la sole commune elle débute en décembre en Méditerranée,
en janvier dans le sud du golfe de
Gascogne, en février dans le nord du
golfe de Gascogne et la Manche, en
avril dans le sud-ouest de la mer du
Nord (côte anglaise et belge), en mai
sur la côte allemande et en juin sur
la côte danoise.
Chez beaucoup d’espèces ovipares
les œufs sont pélagiques, flottant
soit à la surface soit entre deux eaux,
transportés par les courants. Chez
d’autres, comme le hareng, ils sont
démersaux — ils tombent sur le
fond. Chez quelques uns, comme
l’orphie ou le balaou, les œufs ont
des filaments adhésifs leur permettant de se fixer sur divers supports
(algues...). La durée de l’incubation
varie selon les poissons et la température de l’eau. Elle est généralement
d’autant plus courte que l’eau est
chaude, l'éclosion ne pouvant toutefois avoir lieu qu’entre deux valeurs
extrêmes (chaud et froid) propres à
chaque espèce. L’œuf donne naissance à un organisme différent de
l’adulte appelé larve. La plupart des
larves passent par un stade de vie pélagique plus ou moins long avant
d’acquérir les caractères de l’adulte.
Croissante
À l’inverse des mammifères, des
oiseaux et des reptiles qui cessent de
croître dès qu’ils ont atteint l’âge
adulte, les poissons continuent à
grandir pendant toute leur vie. Toutefois leur croissance, rapide au
cours des premières années, se ralentit progressivement si bien que l’augmentation de taille annuelle des individus très âgés est faible. La croissance est fonction de la quantité de
nourriture prise. Elle est donc plus
importante pendant la période
chaude où le poisson se nourrit
abondamment, faible à nulle pendant la saison froide durant laquelle
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