La peau
Les poissons cartilagineux, comme
la petite roussette, ont une peau très
rugueuse appelée “peau de chagrin ,
constituée d’un revêtement discontinu d’écailles placoïdes. Enchâssées
dans le derme profond, celles-ci se
prolongent par une épine traversant
l’épiderme superficiel. Les épines
sont le plus souvent orientées vers
l’arrière.
Socle osseux
Les poissons osseux, comme le bar,
ont généralement le corps protégé
par des écailles se recouvrant les
unes les autres de l’avant vers l’arrière. Ces écailles, dites élasmoïdes,
sont des lames osseuses minces recouvertes par l’épiderme et insérées
dans le derme jusqu’à leur milieu.
Elles grandissent à leur périphérie de
façon continue, mais inégalement
écaille cycloïde
selon les saisons (peu
l’hiver, beaucoup l’été).
Les poissons n’ayant
que des rayons mous
à leurs nageoires ont
des écailles à surface et à bords lisses
(écailles cycloïdes).
Chez ceux qui possèdent des rayons
épineux il y a des écailles à surface et
à bords denticulés sur leur partie
libre (écailles cténoïdes). Toutefois
même dans ce cas, en passant le
doigt de la tête à la queue, on ne
sent pas d’aspérités assez grandes
pour offrir une résistance au déplacement de l’animal dans l’eau.
Les nageoires
Les poissons possèdent généralement deux nageoires paires qui correspondent aux membres des vertébrés : les pectorales et les pelviennes
appelées aussi ventrales. Elles ont
surtout un rôle de stabilisation. Ils
ont aussi des nageoires impaires dorsale(s), anale(s) et caudale. Les deux
premières ont une fonction comparable à la quille d’un bateau. Chez
les poissons cartilagineux et l’esturgeon, la caudale est dite hétérocerque, car son lobe dorsal, beaucoup plus développé que le ventral,
contient l’extrémité de la colonne
vertébrale. Elle est dite homocerque,
chez les poissons osseux, étant formée de deux lobes symétriques. La
caudale a le plus souvent un rôle de
propulsion.
Organes des sens
Ils sont développés.
Les poissons cartilagineux possèdent :
- deux fossettes olfactives s’ouvrant en
avant de la bouche sous le museau,
- deux yeux aplatis à cristallin presque
sphérique, très convexe, ce qui rend
l’œil myope. Leur vision médiocre est
surtout adaptée aux variations de
luminosité, donc aux déplacements
d’animaux,
- deux organes auditifs internes,
- deux lignes latérales, une de chaque
ANATOMIE
Coupe longitudinale de la ligne
latérale d’un sélacien
côté du corps, se présentant comme
un canal à paroi percée d’orifices entre
les écailles placoïdes et présentant des
cavités garnies de cellules sensorielles.
Recevant les vibrations de l’eau, le système latéral permettrait au Sélacien de
s’orienter par rapport à l’arrivée d’un
autre poisson, aux vagues, aux courants, peut-être à la profondeur.
Les poissons osseux possèdent des
organes des sens comparables : un
organe de l’odorat (narines) développé, une mauvaise vision, une
oreille interne constituée de cavités
assez complexes remplies d’un liquide où flottent de petites pièces calcaires dont les otolithes, une ligne
latérale sur chaque flanc.
Fosses nasales de la roussette
écaille
cténoïde
Squelette
Le squelette des poissons est
constitué d’un squelette axial comprenant la colonne vertébrale formée
de nombreuses vertèbres, et les
côtes, d’un squelette de la tête avec
la boîte crânienne et les arcs branchiaux et du squelette des membres
pairs (nageoires pectorales et pelviennes). Il est cartilagineux chez les
requins et les raies, osseux chez les
Actinoptérygiens.
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