Tête de saumon mâle de :
530 mm
700 mm
820 mm
1 000 mm
à l’époque de la reproduction
possession des femelles. Une fois la
ponte terminée, les géniteurs ont
perdu jusqu’à 40 % de leur poids.
Ils sont appelés « charognards ». Un
certain nombre, surtout les mâles,
mourront, épuisés. Les autres, leur
robe étant redevenue argentée, regagneront la mer (de février à avril
dans le bassin de l’Adour). Ces survivants peuvent se reproduire une
seconde fois, rarement une troisième fois, exceptionnellement une
quatrième fois.
Croissance : la croissance du
« tacon » est variable selon les rivières et la période de l’année. Elle
est rapide entre la mi-avril et la fin
juillet. A la fin de sa première année
un « tacon » mesure de 10 à 15 cm,
un « smolt » de 2 ans de 13 à 16 cm,
un de 3 ans de 13 à 20 cm. En mer
la croissance est beaucoup plus rapide. Au retour d’un séjour d’un an le
saumon atteint 50 à 65 cm pour un
poids de 1,5 à 3,5 kg, après 2 ans 70
à 90 cm pour 4 à 8 kg, après 3 ans
90 à 105 cm pour 8 à 13 kg. Les femelles atteignent 1,20 m pour une
vingtaine de kg, les mâles 1,60 m
pour une quarantaine de kg.
Alimentation : au cours du mois et
demi suivant sa naissance, l'alevin se
nourrira à partir du sac vitellin, puis
il mange des petits vers, des larves de
moustiques. Les tacons et les jeunes
smolts ingèrent des larves d’insectes
(éphémères, chironomes, trichoptères...). Dans les estuaires, les
smolts mangent des copépodes, de
petits crustacés et de petits poissons.
En mer, la nourriture du saumon
est constituée principalement de
poissons pélagiques (hareng, sprat,
maquereau, capelan...) de lançons et
divers gades (morue, morue polaire,
merlan, jeune lieu...) et de crustacés
(euphausiacés, crevettes, amphipodes et divers crabes). Les adultes
ne se nourrissent pas dans les eaux
douces au cours de leur migration
de reproduction.
■ Pêche
Le saumon est capturé à la ligne
dans nos rivières. En Irlande et dans
les pays nordiques, il est également
pêché au filet.
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle de 500 kg à 4 tonnes
entre 1974 et 1979, de 42 tonnes
en 1994.
Autres Salmoniformes commerciaux
Truite
de
m er
Truite de mer
Salmo trutta Linné, 1758
■ Caractères
Elle se reconnaît à la fois à la position
de ses nageoires pelviennes abdominales, à la présence d’une nageoire
adipeuse, à l’absence d’épines aux nageoires, au nombre élevé d’écailles
entre l’adipeuse et la ligne latérale (rarement de 13 à 15, généralement de
15 à 19), à la position des commissures de la bouche situées en arrière de
la pupille et à la présence fréquente
sur les flancs de petites taches noires.
Taille minimale autorisée (CEE du
7.10.1986) : 23 cm dans l’Atlantique européen du plateau CeltiqueSud (48°N) au Nord-Ecosse (60°N)
jusqu’à 18°W, en Manche et mer du
Nord jusqu’à 64°N et 4°W. 25 cm
dans les 12 milles du Portugal
(36°N) au Nord-Gascogne (48°N).
■ Répartition
La truite de mer est signalée dans
l’Atlantique nord-est, depuis le sud
de l’Islande, la mer Blanche, la mer
de Barents, la mer Baltique jusqu’au
Portugal, en Méditerranée, en mer
Noire et en mer d’Azov.
■ Biologie
La plupart des truites ne quittent pas
les rivières et les lacs. Certaines passent une partie de leur existence en
eau salée. La truite de mer vient se reproduire en rivière, remontant les
cours d’eau de juillet à novembre dans
les pays nordiques. En Grande-Bretagne, le frai a lieu l’hiver, d’octobre à
janvier parfois jusqu’en février,
lorsque la température de l’eau est de
5° à 10 °C. Les jeunes resteront dans
les rivières de 1 à 5 ans se nourrissant
de larves d’insectes, d’insectes aquatiques ou volants. Vers 15 à 25 cm, selon leur âge, ils redescendent à la mer.
La truite y reste de 6 mois à 5 ans
pouvant aller se reproduire plusieurs
fois, à partir de 2 ans pour les mâles,
de 3 ans pour les femelles. En mer,
elle reste dans les eaux côtières se
nourrissant de poissons et de crustacés. Sa croissance y est très rapide atteignant 30 à 40 cm (0,4 kg) la première année, 40 à 50 cm (1 à 1,5 kg)
la seconde et 50 à 60 cm (1,5 à
3,5 kg) la troisième. La chair de la
truite de mer est rosée (caroténoïdes
des crustacés ingérés).
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