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CLASSIFICATION
La systématique des Coccolithophorides est difficile à établir actuellement à cause
de la discrimination spécifique insuffisante de nombreuses formes, due soit au manque
de renseignements sur leur cycle évolutif, pouvant présenter un polymorphisme, semblable à celui établi par Bernard pour Coccolithus fragilis, soit par suite des difficultés
d’observation et d’étude de ces Flagellés extrêmement fragiles. Jusqu’à ce dernier
temps était admise la classification de Kamptner (1941), qui était basée sur la forme
des coques, la présence ou l’absence de la bouche, sur la conformation des coccolithes,
et qui s’appliquait surtout aux formes végétatives adultes. Depuis quelques années
Deflandre (1947), Kamptner (1950), Lecal-Schlauder (1951) ont poussé plus loin
l’étude des coccolithes, si importants au point de vue systématique, et ont utilisé dans
ce but la lumière polarisée. On a pu ainsi se rendre compte que, par leur structure,
pour ainsi dire submicroscopique, les coccolithes pouvaient être divisés en 2 groupes :
les Héliolithes, chez lesquels la disposition des particules élémentaires est d’apparence sphérolithique, c’est-à-dire radiale, donnant en lumière polarisée entre les niçois
croisés une croix noire à branches droites ou courbées; et les Ortholithes, à structure
d’apparence cristalline, les particules calcaires étant parallèles et dirigés tantôt perpendiculairement, tantôt parallèlement à la surface principale des éléments, cette
structure se révélant, dans la lumière polarisée, par l’alternance des zones claires et
sombres.
C’est en se basant sur ces données récentes que Deflandre (1952) a proposé la classification nouvelle des Coccolithophorides, en attribuant la valeur des ordres aux
termes des Heliolithae et des Ortholithae. Le premier ordre, qui englobe le plus grand
nombre de formes décrites, a été divisé par lui en 2 familles seulement, celles des Syracosphaeridae et des Coccolithidae, comprenant toutefois un certain nombre de
sous-familles. Quant au deuxième, constitué par 3 familles : les Calciosolenidae, les
Braarudosphaerida e et les Thoracosphaeridae, il n’a que très peu de représentants
actuels dans le plancton méditerranéen.
L’étude des Coccolithophorides, essentiellement nanoplanctoniques, exige l’emploi
de méthodes de pêche et d’observations particulières, et, en principe, est réservée
aux spécialistes. Dans le tableau systématique ci-dessous ne seront données que les
courtes diagnoses des familles et des genres, dont les espèces, une douzaine tout au plus,
jouent un rôle essentiel dans le plancton de la Méditerranée Occidentale, et qu’on peut
observer, sinon vivantes, du moins sous forme de coques vides dans le contenu stomacal
des Salpes et des Appendiculaires. Pour les déterminations plus complètes on se reportera aux travaux marqués d’un astérisque (*) de l’index bibliographique sommaire.
Les abréviations suivantes sont utilisées dans le tableau systématique : L-la longueur
de la coque ou son diamètre; C-commun; CC-très commun; AC-assez commun.
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