CHAPITRE VU
COCCOLITHOPHORIDAE
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Coccolithophorides sont de très petits Flagellés de 4 à 50 p environ, apparentés
aux Chrysomonadines, desquels ils se distinguent par leur squelette constitué par des
éléments calcaires et par la formation de kystes exogènes calcaires et non siliceux.
Très abondants dans les mers chaudes et tempérées (quelques espèces seulement vivent
dans les eaux saumâtres et douces), ils constituent la part la plus importante du nanoplancton.
Leurs éléments squelettiques isolés, fossiles, ont été décrits, pour la première fois,
par Ehrenberg (1836) sous le nom de morpholithes ou de coccolithes, et les coques
entières, les coccosphères, ont été trouvées ensuite par Huxley et Wallich (1860)
dans les vases marines modernes. La nature végétale de ces petits Flagellés calcaires
a été reconnue par Mme Weber-Bosse (1900), et c’est Lohmann (1902) qui avait
donné les premières descriptions exactes de quelques espèces et avait fait ressortir leur
importance dans le peuplement marin.
Les Coccolithophorides méditerranéens actuels ont été étudiés ensuite par Schiller,
Ercegovic et Kamptner dans la mer Adriatique et par Bernard et Mme LecalSchalauder dans la Méditerranée Occidentale, à Monaco, Banyuls et surtout à
Alger.
On doit reconnaître néanmoins que malgré les travaux de tous ces auteurs de nombreux points de la biologie des Coccolithophorides restent encore obscurs et que même
leur systématique est actuellement en refonte totale, comme le témoigne l’essai récent
de Deflandre dans le Traité de Zoologie de Grasse (1952). -
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — La forme des Coccolithophorides est très variable : sphéroïdale,
ovoïde, piriforme ou allongée fusiforme. Leur corps plasmatique, limité à la périphérie
par une membrane plus ou moins nette, est entouré généralement d’une couche mucilagineuse, épaisse de 2 à 10 p., à la surface ou dans l’épaisseur de laquelle sont logés les
coccolithes de forme diverse, caractéristiques pour chaque espèce. Le plus souvent
indépendants et simplement adjacents ou chevauchant les uns les autres par leurs bords,
ils forment ainsi une coque périphérique discontinue; plus rarement ils peuvent se
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