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EMBRYOGÉNÈSE
Le développement de l’œuf des Salpes, entouré d’une gaine folliculaire et évoluant
sur place, est compliqué. Il a été très discuté, a donné lieu à de nombreuses théories
contradictoires (Brooks, Salensky, Korotneff, etc.), les auteurs attribuant tel ou
tel rôle aux divers éléments folliculaires au cours du développement. On doit surtout
à Brien d’avoir apporté des précisions sur cette question, en mettant ainsi une fin à la
controverse.
Le développement entier de l’embryon se passe dans le mésenchyme de la paroi
cloacale. En s’accroissant, l’embryon fait saillie dans la cavité cloacale, tout en restant
attaché au corps maternel par une formation particulière, appelée le placenta (pl).
On a reconnu 2 modalités dans le développement embryonnaire des Salpes : 1) chez les
Salpes, dites thécogones (Salpa maxima, S. fusiformis} l’embryon se trouve inclus dans
une cavité close de toutes parts par des replis de la paroi cloacale; 2) chez les Salpes
dites gymnogones {Thalia democratica) l’ébauche embryonnaire, après la déchirure
de la paroi cloacale, plonge à nu dans la cavité cloacale et reste ainsi pendant toute
la durée de son développement. Dans les 2 cas l’embryon est attaché à la formation
placentaire, ou blastophore (Pl. 198, fig. 5), d’une durée, en principe éphémère, constituée
principalement par des cellules folliculaires particulières, appelées les calymnocytes,
dont une partie est absorbée par les blastomères de l’œuf en segmentation, mais qui ne
rentrent nullement, contrairement à ce qu’on a cru pendant longtemps, dans la formation
de divers organes de l’embryon.
L’organogénèse des Salpes, semblable en gros à celle des autres Tuniciers, présente
toutefois cette particularité que par suite de l’absence de stades larvaires libres, les
éléments mésodermiques et endodermiques, qui auraient dû former les queues larvaires,
se condensent à l’extrémité postérieure de la face ventrale derrière le placenta en un
massif de substance grasse, désignée sous le nom d’éléoblaste (Pl. 198, fig. 6, el). Une
partie de l’éléoblaste est destinée à la nourriture du jeune oozoïde après sa mise en
liberté, l’autre, mésoblastique, passe dans le diverticule du futur stolon en même temps
que la masse germinale et le tube endoplastique, et contribue ainsi à la formation de
divers organes de futurs blastozoïdes, naissant par bourgeonnement sur le stolon.
L’embryon, définitivement formé, se débarrasse de ses enveloppes protectrices et, son
placenta étant à ce stade en grande partie résorbé, tombe dans la cavité cloacale et est
évacué ensuite à l’extérieur. Il commence à mener une vie indépendante dans la mer,
possède encore son éléoblaste et le reste de son placenta, et son stolon est prêt à fonctionner.
BIOLOGIE
motilité. — Les Salpes se rencontrent dans la Méditerranée pendant toute l’année,
soit à la surface, soit à faible profondeur, et elles flottent généralement passivement au
gré des courants. Elles sont capables de progresser également par leurs propres moyens,
soit individuellement, soit agrégées en chaînes, à la suite de contractions synchroniques
de leurs muscles, qui déterminent l’expulsion par les siphons cloacaux de l’eau, rentrée
par les siphons buccaux.
nutrition. — Les Salpes se nourrissent principalement d’éléments du nanoplancton
et du microplancton. D’après les analyses effectuées par J. Lecal-Schlauder, le contenu
du tube digestif de Salpes se compose pour 2/3 des Coccolithophorides et pour le 1/3
restant des Diatomées, des Dinoflagellés et des Radiolaires.
EMBRYOGÉNÈSE
Le développement de l’œuf des Salpes, entouré d’une gaine folliculaire et évoluant
sur place, est compliqué. Il a été très discuté, a donné lieu à de nombreuses théories
contradictoires (Brooks, Salensky, Korotneff, etc.), les auteurs attribuant tel ou
tel rôle aux divers éléments folliculaires au cours du développement. On doit surtout
à Brien d’avoir apporté des précisions sur cette question, en mettant ainsi une fin à la
controverse.
Le développement entier de l’embryon se passe dans le mésenchyme de la paroi
cloacale. En s’accroissant, l’embryon fait saillie dans la cavité cloacale, tout en restant
attaché au corps maternel par une formation particulière, appelée le placenta (pl).
On a reconnu 2 modalités dans le développement embryonnaire des Salpes : 1) chez les
Salpes, dites thécogones (Salpa maxima, S. fusiformis} l’embryon se trouve inclus dans
une cavité close de toutes parts par des replis de la paroi cloacale; 2) chez les Salpes
dites gymnogones {Thalia democratica) l’ébauche embryonnaire, après la déchirure
de la paroi cloacale, plonge à nu dans la cavité cloacale et reste ainsi pendant toute
la durée de son développement. Dans les 2 cas l’embryon est attaché à la formation
placentaire, ou blastophore (Pl. 198, fig. 5), d’une durée, en principe éphémère, constituée
principalement par des cellules folliculaires particulières, appelées les calymnocytes,
dont une partie est absorbée par les blastomères de l’œuf en segmentation, mais qui ne
rentrent nullement, contrairement à ce qu’on a cru pendant longtemps, dans la formation
de divers organes de l’embryon.
L’organogénèse des Salpes, semblable en gros à celle des autres Tuniciers, présente
toutefois cette particularité que par suite de l’absence de stades larvaires libres, les
éléments mésodermiques et endodermiques, qui auraient dû former les queues larvaires,
se condensent à l’extrémité postérieure de la face ventrale derrière le placenta en un
massif de substance grasse, désignée sous le nom d’éléoblaste (Pl. 198, fig. 6, el). Une
partie de l’éléoblaste est destinée à la nourriture du jeune oozoïde après sa mise en
liberté, l’autre, mésoblastique, passe dans le diverticule du futur stolon en même temps
que la masse germinale et le tube endoplastique, et contribue ainsi à la formation de
divers organes de futurs blastozoïdes, naissant par bourgeonnement sur le stolon.
L’embryon, définitivement formé, se débarrasse de ses enveloppes protectrices et, son
placenta étant à ce stade en grande partie résorbé, tombe dans la cavité cloacale et est
évacué ensuite à l’extérieur. Il commence à mener une vie indépendante dans la mer,
possède encore son éléoblaste et le reste de son placenta, et son stolon est prêt à fonctionner.
BIOLOGIE
motilité. — Les Salpes se rencontrent dans la Méditerranée pendant toute l’année,
soit à la surface, soit à faible profondeur, et elles flottent généralement passivement au
gré des courants. Elles sont capables de progresser également par leurs propres moyens,
soit individuellement, soit agrégées en chaînes, à la suite de contractions synchroniques
de leurs muscles, qui déterminent l’expulsion par les siphons cloacaux de l’eau, rentrée
par les siphons buccaux.
nutrition. — Les Salpes se nourrissent principalement d’éléments du nanoplancton
et du microplancton. D’après les analyses effectuées par J. Lecal-Schlauder, le contenu
du tube digestif de Salpes se compose pour 2/3 des Coccolithophorides et pour le 1/3
restant des Diatomées, des Dinoflagellés et des Radiolaires.
