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commune des 4 blastozoïdes, disparaît, et à sa place s’agence la cavité cloacale commune,
dans laquelle vont converger les siphons cloacaux des blastozoïdes. Une fois 1 organogénèse des blastozoïdes terminée, à l’exception toutefois des glandes génitales qui
restent à l’état latent, l’enveloppe folliculaire se déchire et la jeune colonie remonte à
la surface de la mer, où elle va s’accroître par incorporation dans la tunique commune
de nouveaux blastozoïdes, dits secondaires, issus du bourgeonnement des blastozoïdes
primaires.
BOURGEONNEMENT SECONDAIRE
Dans la jeune colonie tétrazoïde du Pyrosonie les 4 blastozoïdes primaires, disposés
en croix (Pl. 197, fig. 6), développent leurs stolons, sur lesquels naissent, généralement
par séries de 4, 5, ou plus, suivant les espèces, les blastozoïdes secondaires. Ils se détachent du stolon et vont se placer du côté dorsal de leur géniteurs, en formant ainsi des
étages inférieurs successifs. Chez la plupart des espèces leur déplacement est facilité
par des cellules amiboïdes particulières de la tunique, appelées les phorocytes, qui les
transportent jusqu’à leurs emplacements respectifs. Au début, leur arrangement dans
la colonie, assez simple, se fait de telle manière que les blastozoïdes les plus jeunes sont
placés toujours vers l’extrémité ouverte de la colonie, où ils sont disposés en files cassées,
comme les cases d’un échiquier, c’est-à-dire à 45° par rapport aux blastozoïdes de l’étage
supérieur (Pl. 197, fig. 7); mais ensuite, à cause de l’accroissement du nombre de jeunes
blastozoïdes, il devient moins régulier et plus compliqué, ces derniers se casant dans les
intervalles libres entre les blastozoïdes plus âgés. Au commencement de la formation
de la colonie le bourgeonnement secondaire a lieu seulement chez les 4 blastozoïdes
primaires, dont la glande génitale reste à l’état latent. Mais ensuite les blastozoïdes
secondaires les plus âgés se mettent à bourgeonner également, de sorte que la colonie
s’allonge et s’épaissit très rapidement. La taille des Pyrosomes méditerranéens dépasse
rarement 40-60 centimètres; par contre, chez P. spinulosum, espèce tropicale, elle peut
atteindre 4 mètres.
BIOLOGIE
La nourriture des Pyrosomes, comme chez tous les autres Thaliacés, est constituée
principalement par les divers éléments du micro- et nanoplancton, et notamment
par les Coccolithophorides, les Diatomées, les Dinoflagellés, les Tintinnides, les Radiolaires, etc.
Leurs colonies flottent généralement passivement dans la mer, entraînées par des
courants. Toutefois elles peuvent se déplacer volontairement grâce à la circulation
d’eau des siphons buccaux aux siphons cloacaux et à l’expulsion de cette dernière à
l’extérieur de la colonie par son orifice postérieur, diaphragmé par un sphincter.
parasites. — Les Pyrosomes hébergent de nombreux parasites ou symbiotes. Dans
les appendices buccaux creux de la tunique vivent les Ciliés Apostomes Conchophrys
davidoffi, décrits par Chatton à Villefranche-sur-Mer ; Trégouboff a signalé un Acinétien,
Trichophrya pyrosomae, localisé en voisinage des siphons buccaux; diverses Gréganncs,
non décrites encore, parasitent leur tube digestif.
Les Crustacés Amphipodcs Phronima et Phronimella élisent leur domicile de prédilection dans les tronçons ou les jeunes colonies des Pyrosomes. Ils les façonnent en forme
d un tonnelet, ouvert aux 2 extrémités, se nourrissent de la substance de la tunique et
des blastozoïdes, et déposent leur progéniture sur la paroi interne de la colonie.
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