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Larves de Lamellibranches
Quelques Mollusques bivalves présentent une larve trochophore typique très voisine
de celle des Polychètes. Mais le plus souvent lorsque cette forme larvaire existe, elle est
très modifiée et se rapproche de celle des Dentales et des Aplacophores. C’est le cas par
exemple pour la larve ciliée en forme de tonneau que l’on rencontre chez les Taxodontes
des familles des Nuculidæ et Ledidæ (Nucula, Yoldia (PL 191). Mais leur vie pélagique
est courte, et une véligère vient ensuite.
Beaucoup de Lamellibranches ont des véligères bivalves, dont le velum persiste très
longtemps sur le jeune mollusque. Ces véligères sont communes dans le plancton surtout
en profondeur. Elles sont fort difficiles à identifier, même pour les spécialistes du groupe.
Les larves d’Anisomyaires ont souvent une charnière taxodonte, plusieurs statolithes
dans le statocyste et une tache oculaire.
Les Eulamellibranches n’ont souvent pas de stade larvaire pélagique. La véligère,
quand elle existe, n’a pas de caractères généraux permettant de reconnaître le groupe.
Nous donnons la structure générale d’une véligère typique de Lamellibranche (PI. 191,
fig. 1) et quelques dessins des formes les plus souvent rencontrées (fig. 2) ou les plus
faciles à reconnaître.
Comme celles des Gastéropodes, les larves de Lamellibranches se nourrissent de phytoplancton : diatomées et péridiniens. Elles sont la proie des mêmes ennemis, très nombreux
et très divers. On les a vues dévorées par les Noctiluques; les Cténophores ( Pleurobrachia,
Mnemiopsis, Beroe); les Hydroméduses; les larves Ephyra des grandes méduses Acalèphes; les Annélides Polychètes pélagiques ou sédentaires; les Cœlentérés libres ou
fixés; les Lamellibranches et Gastéropodes adultes; les Amphipodes et les Cumacés;
les larves de Crustacés ; etc. Mais ce sont surtout les alevins et les jeunes poissons : harengs,
spratts, sardines, maquereaux, etc., qui en font une effroyable consommation.
Les véligères de Lamellibranches se rencontrent dans les mêmes conditions saisonnières et de profondeur que celles des Gastéropodes. On peut les monter en préparation
en suivant les mêmes techniques que pour celles-ci.
Les Céphalopodes ont des œufs très chargés en vitellus, et un développement intraovulaire. Ils éclosent sous forme de larves très évoluées et très vigoureuses, soit benthiques
soit nageantes. Dans ce cas, elles font plutôt partie du necton que du plancton vrai.
Cependant, on les prend parfois au filet pélagique. Très rares en surface, elles sont plus
communes en profondeur; mais, à cause de leur vivacité sans doute, on en capture assez
peu. Pour les déterminer, on dispose entre autres, des travaux de A. Naef : Die Cephalopoden. Fauna und flora des golfes von Neapel. 1921, 1923, 1928. Le fascicule de 1923
contient une clef de détermination : page 812 à 821.
Certaines espèces méditerranéennes (Thysanoteuthis rhombus) ont des pontes gélatineuses flottantes, transparentes et allongées de très grande taille (60-70 cm X 1520 cm), striées en travers de bandes transversales constituées par les œufs.
Ouvrages à consulter
Franc A. — 1943 — Études sur le développement de quelques Prosobranches méditerranéens.
(Thèse.)
Franc A. — 1948 — Véligères et Mollusques Gastéropodes des baies d’Alger et de Banyuls.
(Journ. Conchyliol. Vol. lxxxviiï, p. 13.)
Franc A. — 1949 — Hétéropodes et autres Gastéropodes planctoniques de Méditerranée occidentale.
(Journ. Conchyliol. Vol. lxxxix, p. 209.)
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