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Larves des Mollusques
AMPHINEURES
Placophores
La larve jeune est une trochophore typique; avec l’âge, elle forme une ébauche du
pied, des plaques calcaires dorsales et des yeux. Elle donne directement 1 adulte par
allongement et différenciation progressive (PL 190). On les trouve assez souvent dans
les pêches pélagiques.
Aplacophores
Ils présentent des larves fort curieuses en forme de tonneau, d’organisation interne
très mal connue. Il y a un tube digestif sans anus et une ébauche nerveuse. Elles sont
rarissimes dans le plancton.
Scaphopodes
Ils éclosent sous forme d’une trochophore modifiée, à 3 rangées de cils. Elle n’a ni
anus, ni pied, ni néphridies. Puis les trois couronnes se réunissent en une seule très
puissante et saillante; le pôle antérieur s’aplatit et il se forme un large velum, d’où le
nom de larve véligère. A la face ventrale apparaît un pied trifurqué, puis un manteau
\ qui sécrète la coquille, naissant par une ébauche double (PL 190).
La trochophore est assez commune dans les pêches pélagiques. Les formes âgées sont
plus rares et toujours profondes.
Gastéropodes
Les espèces primitives présentent une trochophore libre, voisine de celle des Polychètes (PL 190), mais sans néphridies, avec une ébauche de coquille et de pied.
Chez la plupart des Gastéropodes, l’embryon éclôt à un stade plus avancé, beaucoup
plus proche de l’adulte. Mais il présente un important velum, formé de deux grands
lobes ciliés, qui, très souvent sont plus ou moins subdivisés. Ce velum est un organe
natatoire puissant, rétractile dans une coquille calcaire turbinée, où l’embryon se trouve
protégé. Un opercule calcaire vient obturer l’orifice de la coquille, lorsque l’animal
s’est rétracté.
Le velum persiste très longtemps, parfois jusque après la métamorphose. Il régresse
peu à peu, très progressivement. Sa forme, sa taille et les taches ou bandes pigmentées
qu’il porte souvent, permettent de reconnaître assez facilement les larves véligères de
certaines espèces. Nous donnons quelques croquis des formes les plus communes
(PL 187, 188, 189). L’identification précise de nombreuses larves de Gastéropodes du
plancton est fort délicate et affaire des spécialistes; nous n’insisterons pas.
Ces larves se rencontrent toute l’année; mais surtout au printemps et en automne.
En général, elles sont plus abondantes en profondeur, où le poids de la coquille les
entraîne, surtout aux stades avancés. Elles se nourrissent de phytoplancton : diatomées,
péridiniens et petits flagellés.
Comme les larves de Lamellibranches, elles sont la proie de très nombreux ennemis
appartenant à tous les groupes marins pélagiques, sédentaires ou fixés.
On peut en faire des préparations colorées au carmin boracique, après les avoir anesthésiées en extension et fixées. Le chlorure de magnésium isotonique à l’eau de mer
locale, employé soit seul, soit associé aux barbituriques, réussit souvent à donner une
extension convenable. Les fixateurs ne doivent pas contenir d’acide qui dissoudrait la
coquille.
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