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On rencontre de temps en temps dans le plancton de nos eaux, une larve mysis spéciale, connue sous le nom A1 Eretmocaris. Elle est caractérisée par des yeux longuement
pédonculés et une ou plusieurs paires de pattes thoraciques, dont 1 extrémité du propodite est dilaté en palette. Cette larve peut appartenir à la famille des Hippolytidae,
parmi les Caridea, et au genre Lysmata (PL 171) ou à la famille des Pandalidae.
Chez les Crabes, il n’y a jamais de stade Mysis; mais la Zoé fournit la larve Mégalope
déjà proche de l’adulte (Pl. 172).
Les Stomatopodes présentent des métamorphoses compliquées avec formes larvaires
pélagiques. Leurs larves ne se comparent que difficilement à celles des autres Crustacés.
On leur a donné des noms spéciaux et nombreux, sans intérêt général. L’une d’elles
avait été prise pour un genre adulte et baptisée Erichtus, d’où le nom de larve erichtoïde.
Elle est assez caractéristique du groupe, ainsi que le stade Alima des Squilles (Pl. 171).
Les autres macroures ont un développement plus ou moins condensé. Ils éclosent au
stade Zoé, Métazoé ou Mysis, avec parfois des formes larvaires spéciales.
Les Palinurides (Langoustes) naissent sous la forme de Phyllosome, larve très bizarre
(Pl. 175) absolument transparente. On peut la considérer comme une Mysis pélagique,
à abdomen de Zoé. Cette larve est suivie par un autre stade nageur, le puerulus, proche
de l’adulte et rarement pêché, (près du fond); ou, chez les Scyllares, se transforme
directement en adulte.
Les larves protozoé et zoé des Pagurides se rapprochent beaucoup de celles des
Galathéides; mais les bords postérieurs de la carapace ne sont jamais denticulés. Les
premiers stades post-larvaires ont été pris pour un genre indépendant, baptisé Glaucothoe (Pl. 175).
Chez les Stomatopodes, Giesbrecht (1.910) distingue 2 types de larves qu’il baptise :
pseudozoé et antizoé. Celle-ci éclôt avec 5 paires d’appendices thoraciques biramés ; un
abdomen apode et mal ou non segmenté. Son développement conduit à une larve de
type Erichthus.
La pseudozoé naît avec les appendices thoraciques 1 et 2 seulement, et uniramés,
sans exopodites. La seconde paire est en forme de grande patte ravisseuse ; l’abdomen
est bien segmenté avec ses pléopodes fonctionnels. Elle se développe soit en Erichthus,
soit en Alima.
Ces deux derniers types sont réunis par tous les intermédiaires et leur distinction
est discutable. Ils se reconnaissent à leur carapace grande et aplatie. Cependant, il peut
être utile de donner les caractères essentiels des formes typiques.
Erichthus (Pl. 171) n’a pas les yeux pédonculés ou à pédoncules courts; segment
antennulaire sans épine médiane; épine latéro-postérieure de la carapace sans épine
accessoire; la plus jeune larve avec 5 paires de pléopodes.
Alima (Pl. 1/1) a des yeux longuement pédonculés; le segment antennulaire avec
une épine médiane; 1 épine latérale postérieure de la carapace est pourvue d’une épine
accessoire; la plus jeune larve avec seulement 4 paires de pléopodes.
Ouvrages à consulter
Dawydoff, C. — 1928 — Traité d’Embryologie comparée des Invertébrés.
(Masson, Paris.)
/ Lebour, M.-V. — 1927, 1928, 1930, 1931, 1937, 1940, 1943.
(Jour. Marine. Biol. Assoc. Vols 14-17-24-25. Cambridge.)
Lebour, M.-V. — 1928 — The larval stages of the Plymouth Brachyura.
(Proc. Zool. Soc. Part 2, pps 473-560. London.)
On rencontre de temps en temps dans le plancton de nos eaux, une larve mysis spéciale, connue sous le nom A1 Eretmocaris. Elle est caractérisée par des yeux longuement
pédonculés et une ou plusieurs paires de pattes thoraciques, dont 1 extrémité du propodite est dilaté en palette. Cette larve peut appartenir à la famille des Hippolytidae,
parmi les Caridea, et au genre Lysmata (PL 171) ou à la famille des Pandalidae.
Chez les Crabes, il n’y a jamais de stade Mysis; mais la Zoé fournit la larve Mégalope
déjà proche de l’adulte (Pl. 172).
Les Stomatopodes présentent des métamorphoses compliquées avec formes larvaires
pélagiques. Leurs larves ne se comparent que difficilement à celles des autres Crustacés.
On leur a donné des noms spéciaux et nombreux, sans intérêt général. L’une d’elles
avait été prise pour un genre adulte et baptisée Erichtus, d’où le nom de larve erichtoïde.
Elle est assez caractéristique du groupe, ainsi que le stade Alima des Squilles (Pl. 171).
Les autres macroures ont un développement plus ou moins condensé. Ils éclosent au
stade Zoé, Métazoé ou Mysis, avec parfois des formes larvaires spéciales.
Les Palinurides (Langoustes) naissent sous la forme de Phyllosome, larve très bizarre
(Pl. 175) absolument transparente. On peut la considérer comme une Mysis pélagique,
à abdomen de Zoé. Cette larve est suivie par un autre stade nageur, le puerulus, proche
de l’adulte et rarement pêché, (près du fond); ou, chez les Scyllares, se transforme
directement en adulte.
Les larves protozoé et zoé des Pagurides se rapprochent beaucoup de celles des
Galathéides; mais les bords postérieurs de la carapace ne sont jamais denticulés. Les
premiers stades post-larvaires ont été pris pour un genre indépendant, baptisé Glaucothoe (Pl. 175).
Chez les Stomatopodes, Giesbrecht (1.910) distingue 2 types de larves qu’il baptise :
pseudozoé et antizoé. Celle-ci éclôt avec 5 paires d’appendices thoraciques biramés ; un
abdomen apode et mal ou non segmenté. Son développement conduit à une larve de
type Erichthus.
La pseudozoé naît avec les appendices thoraciques 1 et 2 seulement, et uniramés,
sans exopodites. La seconde paire est en forme de grande patte ravisseuse ; l’abdomen
est bien segmenté avec ses pléopodes fonctionnels. Elle se développe soit en Erichthus,
soit en Alima.
Ces deux derniers types sont réunis par tous les intermédiaires et leur distinction
est discutable. Ils se reconnaissent à leur carapace grande et aplatie. Cependant, il peut
être utile de donner les caractères essentiels des formes typiques.
Erichthus (Pl. 171) n’a pas les yeux pédonculés ou à pédoncules courts; segment
antennulaire sans épine médiane; épine latéro-postérieure de la carapace sans épine
accessoire; la plus jeune larve avec 5 paires de pléopodes.
Alima (Pl. 1/1) a des yeux longuement pédonculés; le segment antennulaire avec
une épine médiane; 1 épine latérale postérieure de la carapace est pourvue d’une épine
accessoire; la plus jeune larve avec seulement 4 paires de pléopodes.
Ouvrages à consulter
Dawydoff, C. — 1928 — Traité d’Embryologie comparée des Invertébrés.
(Masson, Paris.)
/ Lebour, M.-V. — 1927, 1928, 1930, 1931, 1937, 1940, 1943.
(Jour. Marine. Biol. Assoc. Vols 14-17-24-25. Cambridge.)
Lebour, M.-V. — 1928 — The larval stages of the Plymouth Brachyura.
(Proc. Zool. Soc. Part 2, pps 473-560. London.)
