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Chez Bipinnaria elegans, tous ces bras sont presque de même taille; chez B. asterigera
qui est la larve de Luidia, les bras pré-oraux deviennent fort longs; la larve avancée
peut atteindre 3 mm.
B. Metschnikoffi a les bras réduits à l’état de simples lobes ; c’est une larve d’Astro pecten.
BRACHIOLARIA
Elle suit chez certains Stellérides, mais non chez tous, la bipinnaria typique (PL 166).
Elle se produit par bourgeonnement de 3 bras spéciaux dits brachiolaires, en avant de la
bouche, qui ne sont pas homologues des autres. Ils sont creux, terminés par de petites
papilles adhésives. Entre leurs bases se trouve un disque impair, cilié, saillant qui fonctionne comme appareil de fixation. La brachiolaria se fixe sur un support et se métamorphose. L’adulte se fait au dépens d’une faible partie de la larve. Il bourgeonne sur le
côté soit de la bipinnaria, soit de la brachiolaria. On trouve souvent dans le plancton
de ces larves en métamorphose.
Les bipinnarias du plancton méditerranéen, ne sont pas encore toutes rapportées à
un genre ou une espèce de Stelléride déterminée, loin de là. Comme pour les autres
larves d’Echinodermes, on leur donne alors souvent soit le nom de l’auteur qui les a
décrites, soit celui de la localité où on les a observées pour la lre fois : par exemple,
Bipinnaria Metschnikoffi, B. de Messine ou de Trieste. Nous donnons quelques dessins
des larves le plus faciles à reconnaître. Notons que les bipinnarias de Luidia changent
beaucoup d’aspect avec l’âge. A Alger, elles sont souvent couvertes d’un infusoire
cilié du genre Licnophora.
AURICULARIA
Elle est très caractéristique de certains genres d’Holothurides appartenant aux familles
des Holothuridae (Holothuria, Stichopus, Actinopyga) ou des Synaptidae (Synapta)
(PL 167). Elle doit son nom à sa grossière ressemblance, vue de profil, avec une
oreille humaine. Elle ne possède qu’une seule couronne ciliaire très sinueuse, et ses bras
sont rudimentaires. Il peut y avoir un squelette peu développé représenté par exemple
par les rosettes ou rosaces de Synapta; qui ont l’aspect de petites roues ajourées; dans
d’autres cas, ce sont des étoiles calcaires (Holothuria marmorata) ou des ballons élastiques
à l’extrémité des lobules brachiaux (Holothuria, Stichopus).
Les auricularias de Synaptes sont très communes à Alger, en surface et en profondeur.
On les rencontre toute l’année; mais surtout au printemps et en automne. Elles peuvent
atteindre une grande taille et sont très faciles à reconnaître aux rosettes calcaires de
leurs lobes postérieurs. Auricularia sphaerigera, A. stelligera sont connues de Trieste,
Marseille, Nice.
DOLIOLARIA
Elle dérive de l’auricularia, dont la bande ciliée se tronçonne et les morceaux se
raccordent en ceintures transversales. La larve ressemble alors au Tunicier pélagique
Doliolum, d’où son nom (PL 167). De plus, en avant s’invagine un vestibule, au fond
duquel bourgeonnent les 5 bras du stade suivant.
PENTACTULA
C’est un stade de métamorphose. La larve tout entière concourt à former l’adulte.
Les 5 tentacules péribuccaux vestibulaires, sortent au dehors; 2 pieds ambulacraires
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