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Ils se nourrissent surtout de flagellés et de Diatomées. Ils sont mangés par les Noctiluques, les larves d’Echinodermes, de Phoronis, de Balanoglosses, de poissons, et beaucoup d’autres carnivores du plancton.
Les préparations de Cyphonautes sont le plus souvent assez médiocres; l’animal se
rétractant à la fixation. Il faut l’anesthésier au préalable au Chlorure de Mg isotonique,
et malgré cela, les résultats sont souvent quelconques. L’étude sur le vivant est au
contraire très facile.
Chez les Gymnolèmes vivipares, les larves nagent très près du fond, pendant un
temps très court, 24 heures au plus, et ne sont pas vraiment pélagiques. Elles ont d’ailleurs un aspect très caractéristique et sont faciles à reconnaître (v. Dawydoff, Embryologie des Invertébrés, page 356).
Ouvrages à consulter
Barrois, J. — 1877 — Recherches sur l’Emhryologie des Bryozoaires. (Thèse. Lille.)
Prouho, H. — 1892 — Contribution à l’histoire des Bryozoaires.
(Arch. Zool. Gén. et Exp. sér. 2, Vol. 8, pps 409-59. Paris.)
Marcus, E. — 1940 — Mosdyr (Bryozoa eller Polyzoa.)
(Danmarks Fauna. Vol. 46, 401 pps. Kopenhawn.)
Thorson. G. — 1946. — Loc. cit.
ECHINODERMES
Pratiquement, tous les Echinodermes sont des animaux cœlomates, à sexes séparés,
rampants, fouisseurs ou fixés. Seul le genre Pélagothuria, holothuride des mers chaudes
et profondes (Atlantique, Pacifique) mène une vie pélagique. Tous les autres font
partie du Benthos. Mais par contre, dans la grande majorité des cas, les larves d’Echinodermes sont adaptées à la vie planctonique et sont fréquentes dans les pêches au
filet fin.
Les œufs d’Echinodermes sont pauvres en réserves, régulièrement réparties. Ils
sont homolécithiques, pondus libres et vierges dans la mer où la fécondation s’effectue.
Chez diverses espèces très communes (Paracentrotus, Echinus, Megastérias, etc.) on
peut facilement recueillir pures, vierges et en très grande quantité, les cellules reproductrices mûres. On réalise aisément, et à son gré, la fécondation sous le microscope;
on peut en suivre toutes les étapes, observer le développement jusqu’à l’éclosion des
larves et voir leur évolution. C’est pourquoi les œufs des Echinodermes sont un matériel
classique pour l’étude de la fécondation normale et pathologique, de la parthénogénèse
expérimentale, du développement et des multiples problèmes qui gravitent autour.
Leur segmentation totale et presque égale, aboutit à une morula, puis une cœloblastula
qui éclôt et nage. Elle donne ensuite une cœlogastrula par embolie. Les larves qui vont
en dériver sont pélagiques ; les Echinodermes sont donc des animaux méroplanctoniques.
C’est au moment de la gastrulation que les larves commencent à différencier leur
forme qui permettra de reconnaître les classes auxquelles elles appartiennent. Les
larves très jeunes ont toujours une symétrie bilatérale bien nette, sur laquelle apparaîtra
plus tard une symétrie radiaire secondaire qui est la plus visible chez l’adulte. Le tube
digestif est complet, formé de 3 régions ; la bouche est au fond d’une profonde dépression,
entourée d’une bande ciliaire saillante; (bande circumorale) ; l’ébauche du cœlome
complexe de l’adulte est toujours présente; mais il n’y a jamais d’appareil excréteur.
L’adulte prendra naissance par métamorphose sur la forme larvaire dont il provient.
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