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RENSEIGNEMENTS d’oRDRE PRATIQUE
Les Chétognathes bien vivants sont des animaux d’une transparence de cristal,
souvent presque invisibles dans l’eau. Mais ils s’altèrent très vite, deviennent opalescents,
bien qu’encore très actifs pendant assez longtemps. Morts, ils sont opaques. Il y a grand
intérêt à les anesthésier au Mg Cl2 isotonique, avant de les fixer; car, le plus souvent,
les crochets, qui sont de bons caractères systématiques, se trouvent bien écartés. Tous
les fixateurs conviennent; mais ceux qui renferment de 1 acide osmique sont particulièrement recommandables. Une bonne technique par exemple, consiste à tuer les animaux par une très petite quantité de résidus osmiés provenant des fixateurs histologiques usagés, qu’on ajoute à l’eau où se trouvent les animaux. Dès que ceux-ci ont
pris une teinte brune assez foncée, on arrête, lave, déshydrate, puis observe dans le
salicylate de méthyle pur, qui est un éclaircissant très efficace. On conserve les animaux
ainsi colorés dans des tubes pleins du même produit.
On peut aussi colorer les Chétognathes fixés au Bouin, par les carmins, le glychémalum-éosine et monter au baume. Pour l’étude des parasites intestinaux, isoler par
dissection le tube digestif entier; le dilacérer sur une lame propre; fixer les débris et
colorer par les techniques habituelles de la cytologie. Les coupes histologiques sont
faciles à réaliser.
Les Chétognathes peuvent être conservés en préparations soigneusement étiquetées.
On peut aussi les mettre en tubes dans du formol neutre à 5-10 % qui les conserve
très bien. Pour l’examen à la loupe ou au microscope, les exemplaires ainsi traités doivent être observés dans la glycérine concentrée. Après une contraction passagère, ils
reprennent leur forme et sont presque aussi transparents que sur le frais.
Les colorations vitales au bleu de méthylène médicinal d’EnRLicn, réussissent admirablement entre des mains exercées, et montrent la cytologie nerveuse d’une façon
parfaite. Malheureusement, les préparations passent très vite.
SYSTÉMATIQUE
Pour classer les Chétognathes, genres et espèces, on s’appuie sur des caractères très
variés. Ce sont : le nombre, la forme et l’emplacement des nageoires; le nombre et la
forme des dents; la forme de la couronne, de la collerette; la forme, la taille et remplacement des yeux; le diamètre, la disposition et le nombre des œufs dans les ovaires;
l’aspect et l’emplacement de ceux-ci, ainsi que des vésicules séminales; la longueur de
la queue et sa proportion par rapport au reste du corps; la présence ou l’absence de
cæcums digestifs.
Malgré tout, les diagnoses sont assez délicates et les formes jeunes bien embarrassantes.
Le groupe comprend environ une dizaine de genres avec une trentaine d’espèces.
DIAGNOSE DES GENRES DE CHÉTOGNATHES
1. Corps trapu, massif, ne dépassant pas 1 cm 5.....................................................
2
— Corps élancé, les nageoires latérales bien individualisées
3
2. Animal bathypélagique, long de 5 à 7 mm, a collerette énorme, joignant la tête à la queue qui est
séparée de la nageoire (Pl. 152) ................................................................ Plcrosagilla draco
— Animal localise au-dessus des prairies de Posidonies, non vraiment pélagique, long de 2 à 3 mm 5.
Collerette moins développée; nageoire paire confluant avec la queue; 2 tentacules céphaliques
souvent plus ou moins rétractés. (Pl. 152) ................................................... Spadella cephaloptera
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