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Tube digestif. Il est très aplati, rectiligne et s’étend de la bouche à 1 anus qui s ouvre
en avant du septum caudal et du côté ventral. On n’y distingue aucune region anatomiquement différenciée et il est soutenu dans la cavité générale par un mésentère dorsoventral.
la’appareil excréteur serait représenté par la corona et les cellules glandulaires épidermiques.
Il n’y a pas d’appareil circulatoire, ni respiratoire.
Le système nerveux consiste en un gros cerveau intracéphalique d’où partent de nombreux nerfs pour les organes de la tête (crochets, dents, ocelles, muscles). Deux connectifs
le réunissent à un gros ganglion ventral, qui fournit les nerfs du corps et des organes
génitaux.
Appareil reproducteur. Les Chétognathes sont hermaphrodites.
L’appareil mâle comporte une paire de testicules logés dans la queue. Par de courts
canaux, ils conduisent à 2 vésicules séminales, ovoïdes et saillantes lorsqu’elles sont
pleines.
L’appareil femelle est constitué par une paire d’ovaires, situés dans le corps postérieur. Ils s’ouvrent au dehors par un court oviducte, élargi en un réceptacle séminal.
Accouplement. — Les Chétognathes sont protérandriques, c’est-à-dire que leurs
glandes reproductrices mâles sont mûres avant les glandes femelles. D’où la nécessité
de l’accouplement, malgré l’hermaphroditisme des espèces. Cet accouplement est très
particulier; il a bien été décrit chez Spadella cephaloptera par E. Ghirardelli.
Deux individus se placent côte à côte et tête bêche. Le contenu agglutiné de leurs
vésicules séminales va fonctionner comme spermatophore. Chaque animal dépose
sur son conjoint un spermatophore, un peu en arrière de la couronne. Puis les deux spadelles se séparent après cet échange réciproque. Les spermatophores échangés se dissolvent peu à peu, en commençant par l’arrière, et les spermatozoïdes libérés émigrent
en un courant longitudinal médian dirigé vers la queue. Bientôt ce courant se divisé
en 2 branches écartées, dont chacune se jette dans un réceptacle séminal qu’elle remplit, comme on peut le voir sur la planche 156.
La fécondation est interne et souvent indirecte, c’est-à-dire que le spermatozoïde
est transmis à l’ovule par une cellule intermédiaire fixe ou mobile.
Les œufs sont pondus isolés (Sagitta) ou agglomérés en petits paquets transitoires
(Spadella); ou en pontes flottantes formant des oothèques gélatineuses (Pterosagitta
draco).
Depuis longtemps, on a découvert dans l’œuf des Chétognathes un « corps particulier » doué d’affinités tinctoriales caractéristiques. On a pu le suivre pendant la segmentation, et voir qu’il finit par se localiser dans les cellules sexuelles primitives; d’où
le nom de déterminant germinal qu’on lui a donné. De tels déterminants ont été signalés
dans des œufs de divers animaux, invertébrés et vertébrés. Tout récemment (Ghirardelli, 1953), on a pu constater chez Spadella que ce déterminant était formé en grande
partie d’acides ribonucléiques et de polysaccharides. Chez le même animal, le même
auteur a observé une autre inclusion, Feulgen positive cette fois, d’origine exacte
inconnue; mais qu’on a supposé dériver du noyau de la cellule intermédiaire dans la
fécondation, tandis que le déterminant provient du cytoplasme de l’œuf.
La segmentation est totale et régulière. Elle conduit à un jeune Chétognathe, qui
aboutit peu à peu à l’adulte, sans métamorphoses ni formes larvaires.
Tube digestif. Il est très aplati, rectiligne et s’étend de la bouche à 1 anus qui s ouvre
en avant du septum caudal et du côté ventral. On n’y distingue aucune region anatomiquement différenciée et il est soutenu dans la cavité générale par un mésentère dorsoventral.
la’appareil excréteur serait représenté par la corona et les cellules glandulaires épidermiques.
Il n’y a pas d’appareil circulatoire, ni respiratoire.
Le système nerveux consiste en un gros cerveau intracéphalique d’où partent de nombreux nerfs pour les organes de la tête (crochets, dents, ocelles, muscles). Deux connectifs
le réunissent à un gros ganglion ventral, qui fournit les nerfs du corps et des organes
génitaux.
Appareil reproducteur. Les Chétognathes sont hermaphrodites.
L’appareil mâle comporte une paire de testicules logés dans la queue. Par de courts
canaux, ils conduisent à 2 vésicules séminales, ovoïdes et saillantes lorsqu’elles sont
pleines.
L’appareil femelle est constitué par une paire d’ovaires, situés dans le corps postérieur. Ils s’ouvrent au dehors par un court oviducte, élargi en un réceptacle séminal.
Accouplement. — Les Chétognathes sont protérandriques, c’est-à-dire que leurs
glandes reproductrices mâles sont mûres avant les glandes femelles. D’où la nécessité
de l’accouplement, malgré l’hermaphroditisme des espèces. Cet accouplement est très
particulier; il a bien été décrit chez Spadella cephaloptera par E. Ghirardelli.
Deux individus se placent côte à côte et tête bêche. Le contenu agglutiné de leurs
vésicules séminales va fonctionner comme spermatophore. Chaque animal dépose
sur son conjoint un spermatophore, un peu en arrière de la couronne. Puis les deux spadelles se séparent après cet échange réciproque. Les spermatophores échangés se dissolvent peu à peu, en commençant par l’arrière, et les spermatozoïdes libérés émigrent
en un courant longitudinal médian dirigé vers la queue. Bientôt ce courant se divisé
en 2 branches écartées, dont chacune se jette dans un réceptacle séminal qu’elle remplit, comme on peut le voir sur la planche 156.
La fécondation est interne et souvent indirecte, c’est-à-dire que le spermatozoïde
est transmis à l’ovule par une cellule intermédiaire fixe ou mobile.
Les œufs sont pondus isolés (Sagitta) ou agglomérés en petits paquets transitoires
(Spadella); ou en pontes flottantes formant des oothèques gélatineuses (Pterosagitta
draco).
Depuis longtemps, on a découvert dans l’œuf des Chétognathes un « corps particulier » doué d’affinités tinctoriales caractéristiques. On a pu le suivre pendant la segmentation, et voir qu’il finit par se localiser dans les cellules sexuelles primitives; d’où
le nom de déterminant germinal qu’on lui a donné. De tels déterminants ont été signalés
dans des œufs de divers animaux, invertébrés et vertébrés. Tout récemment (Ghirardelli, 1953), on a pu constater chez Spadella que ce déterminant était formé en grande
partie d’acides ribonucléiques et de polysaccharides. Chez le même animal, le même
auteur a observé une autre inclusion, Feulgen positive cette fois, d’origine exacte
inconnue; mais qu’on a supposé dériver du noyau de la cellule intermédiaire dans la
fécondation, tandis que le déterminant provient du cytoplasme de l’œuf.
La segmentation est totale et régulière. Elle conduit à un jeune Chétognathe, qui
aboutit peu à peu à l’adulte, sans métamorphoses ni formes larvaires.
