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Le genre Thysanopoda n’a qu’une espèce dans nos eaux. C’est T. aequalis (PI. 137)
d’origine sub-tropicale superficielle. Elle est commune de la surface à 100 m.
Thysanoessa gregaria est rare et profonde (100-400 m) (PI. 136).
Nematoscelis a 2 représentants spécifiques : N. megalops (PI. 136), assez commune de
la surface à 500 m; TV. atlantica, plus rare, vit surtout de 100 à 400 m.
Enfin le genre Stylocheiron nous offre 5. longicorne, S. suhmii, S. abbreviatum et S.
maximum (PL 136, 137) qui sont communs avec un maximum de densité vers 100-400 m.
Deux autres espèces ont été décrites de la Méditerranée occidentale, à savoir : Euphausia messinensis, Colosi 1916 et Meganyctiphanes Calmani, Colosi 1918. Si elles sont valables, elles sont très rares et nous n’en parlerons pas. Quant à TVematoscelis microps,
c’est aussi une grande rareté.
Les Euphausiacés se conservent dans l’alcool à 80°, dans des tubes soigneusement
étiquetés. Leur taille ne permet guère d’en faire des préparations microscopiques ;
mais leurs appendices caractéristiques isolés et colorés à l’acide pyrogallique, donnent
de belles préparations.
Les bateaux sondeurs modernes, utilisant des appareils électroniques ultra-sensibles,
ont rencontré en différentes régions assez nombreuses, une couche sous-marine particulière réfléchissant les ondes, bien qu’elle soit très éloignée du fond. Elle se trouve
souvent par exemple, vers 300 m au-dessus de fonds de 1000 m et plus. Parfois, il y a
plusieurs couches réfléchissantes éloignées l’une de l’autre, sur la même verticale. Jamais
la sonde ni la drague n’ont rien rencontré au niveau de ces couches. On a émis pour
expliquer ces faits, soit l’hypothèse d’un phénomène physique particulier (variation
brusque de la température ou de la densité in situ, par exemple), soit celle de bancs de
plancton composés surtout de crevettes : Euphausiacés et Mysidacés par exemple. Cette
dernière hypothèse ne paraît guère plausible, étant donnée la répartition très discontinue
du plancton, opposée à la généralité des observations.
Outre Amallocystis dont nous avons déjà parlé; on trouve encore comme épibiontes
sur les Euphausiacés, des Acinétiens et surtout des kystes phorétiques d’infusoires
ciliés Apostomes, qui sont parfois très nombreux sur les soies. L’intestin héberge une
grégarine. Dans la chambre incubatrice, au milieu des œufs, on peut trouver des Copépodes parasites de la famille des Choniostomatidae. Ils sont très petits et ressemblent
plus ou moins à des Acariens.
Mysidacés
Ce sont des Crevettes souvent pélagiques et presque toutes marines. Elles font partie
des Eumalacostracés Péracarides, c’est-à-dire dont la carapace, quand elle existe, ne
couvre que les 4 premiers segments thoraciques. Elles sont en général petites et vivent
souvent en essaims. Beaucoup de poissons et de grands cétacés les recherchent.
Certaines se nourrissent de détritus ou de vase; d’autres sont carnivores et capturent
le zooplancton.
Les Mysidacés ont toutes leurs pattes biramées, ce qui les fit classer autrefois avec
les Euphausiacés, dans le groupe des Schizopodes. Les yeux sont pédonculés, et il y a
souvent des otocystes ou statocystes sur les uropodes (queue). Le cœur est tubulaire. Les
œufs se développent dans une chambre incubatrice formée par des oostégites, lamelles attachées à la base des membres thoraciques. Il n’y a pas de métamorphoses compliquées.
Leur distribution verticale va de la surface à de grandes profondeurs, plus de 1000 m.
Le maximum de densité se trouve en général vers 100-400 m.
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