— 441 —
ÉPIBIONTES
Sur le corps ou les appendices des Copépodes pélagiques, on trouve parfois des organismes fixés, qui se font transporter. Ce sont surtout des Acinétiens appartenant aux
genres Paracineta et Ephelota. Dans d’autres cas, on a observé une belle vorticelle.
Ellobiopsis chattoni a été vu sur différents genres.
Les Corycoeus portent souvent un buisson vert de Licmophora. Les kystes d’infusoires ciliés apostomes sont communs sur les soies des pattes et de la furca des Copépodes de profondeur.
Enfin, les femelles sont souvent pourvues d’un ou plusieurs spermatophores qu’elles
ont reçu à l’accouplement. En général, fixés sur le segment génital, ils peuvent exceptionnellement être rencontrés dans des endroits imprévus et pourraient être confondus
avec des parasites.
PARASITES
Les Copépodes sont attaqués par de nombreux parasites souvent difficiles à voir
pour un œil non averti. Ce sont des Blastodinides qui vivent dans le tube digestif, la
cavité générale de leur hôte; parfois dans ses œufs. On trouve des grégarines dans
l’estomac des Copilia Ç. Les Copépodes de l’Atlantique et de la Manche contiennent
assez souvent des métacercaires d’Hemiurides (Trematodes); ces larves en Méditerranée
vivent dans les Chetognathes et non dans les Copépodes.
On a vu, mais très rarement, des larves de Cestodes dans les Calanus.
ENNEMIS
Les Copépodes pélagiques sont la proie des grands Cétacés à fanons; de beaucoup
de poissons adultes et alevins; des Chétognathes, Cœlentérés pélagiques ou fixés, Cténophores, des Cirrhipèdes.
Et ainsi, les Copépodes forment un maillon de première importance dans le cycle
de la vie au sein des eaux.
CLASSIFICATION
La classification des Copépodes pris in toto, c’est-à-dire en incorporant les formes
d’eau douce, saumâtres et les parasites temporaires ou définitifs, n’est pas faite. La plus
récente en date [in Traité de Zoologie, Grassé) n’a encore qu’un caractère provisoire.
Elle comprend 7 sous-ordres : i. Calanoida, Sars = Gymnoplea, Giesbrecht. Presque
tous marins et pélagiques. On y range 25 familles, n. Misophrioida : une seule famille
avec 2 genres en tout. m. Monstrilloida : 2 familles pélagiques, iv. Harpacticoida :
22 familles, dont quelques genres sont planctoniques et marins, v. Cyclopoida : 20 familles, beaucoup de parasites, quelques genres dans le plancton, vi. Notodelphioida :
tous parasites, vu. Caligoida : tous parasites. C’est vraisemblablement à ce sousordre qu’il faut rattacher les 2 familles des Corycaeidae et des Sapphirinidae qui sont
exclusivement marines et pélagiques, à l’état adulte.
Pour la détermination des Copépodes pélagiques marins, les clés de diagnose aboutissent toujours directement au genre, et pour chaque sexe.
SYSTÉMATIQUE
La coupure de l’ordre en familles est très difficile, car il y a beaucoup de formes intermédiaires et nos connaissances sont encore trop pauvres.
Précédent

- 442/590

Suivant