CHAPITRE XXVI
MÉDUSES ACALÈPHES OU ACRASPÈDES
(SCYPHOMÉDUSES, SCYPHOZOAIRES auct.).
par
G. TRÊGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Méduses Acalèphes (Méduses urticantes, akalephé en grec signifie ortie) sont
des automéduses, ayant une organisation nettement supérieure à celles des Hydroméduses. Leurs caractères essentiels sont les suivants : l’absence dans leur cycle évolutif
des stades polypes, ni solitaires, ni coloniaux; l’absence du vrai velum, d’où le nom
des Méduses Acraspèdes qu’on leur donne également par opposition aux Méduses
Craspédotes, qui en sont pourvues; l’emplacement de leurs gonades, qui se développent dans 4 poches s’ouvrant à la face inférieure de la sous-ombrelle et non le long des
canaux radiaires ou sur les parois de l’estomac; l’existence des rhopalies, organes des
sens et d’équilibre très perfectionnées, accompagnées, généralement, des ocelles ou
des yeux.
La conformation des Méduses Acalèphes, complexe et surtout très variée, nécessite
la description d’un type morphologique hypothétique, ce qui permettra en même
temps d’éviter les répétitions dans l’exposé systématique.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Ombrelle. —- L’ombrelle d’une Méduse Acalèphe, de consistance ferme, le plus
souvent hémisphérique (PI. 85, fig. 1), montre parfois une tendance à l’aplatissement
par suite de l’absence du velum. Le bord ombrellaire est divisé en 8 lobes principaux (L),
subdivisé chacun en 2 lobes secondaires, soit 16 lobes en tout, séparés par autant d’encoches ou de fentes. Le festonnage du bord ombrellaire a pour résultat le recul de l’insertion des rhopalies (rh) au même niveau que celle des tentacules marginaux (t). Ces
derniers, le plus souvent au nombre de 8, sont généralement creux, plus rarement
pleins.
Rhopalies. — La rhopalie, d’une structure compliquée, se compose d’un statorhabde, d’une fossette olfactive et d’un lobule protecteur (PL 85, fig. 2, lob), simple
diverticule de l’ex-ombrelle. Le statorhabde, sorte de tentacule très court creux (crh),
est simultanément l’organe de l’équilibre et de la vision, puisque son extrémité distale
renflée contient un statolithe (sta) constitué par des cellules endodermiques, contenant chacune une concrétion, et qu’à sa base se trouvent généralement 1, 2, 3, ou plus,
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