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été; 5 à 6 mois en hiver. L’œuf met 4 semaines pour donner l’adulte et il y a 3 périodes
de reproduction par an, qui débutent en février.
Les données recueillies sur cette espèce ont été retrouvées, à quelques variantes près,
chez d’autres Copépodes, et sans doute peut-on les étendre à toutes les formes du groupe.
Elles ont servi de base à des calculs et à des spéculations nombreuses sur la productivité de la mer, qui apparaît de plus en plus difficile à prévoir.
Si maintenant on se rappelle que les Copépodes sont à leur tour la proie d’animaux
très variés qui se dévorent entre eux, on se rend compte que les interférences de ces
luttes sur la biomasse sont de plus en plus compliquées.
On se trouve en présence de phénomènes de natures très diverses qui agissent les uns
sur les autres pour s’exalter ou se neutraliser, dont l’effet peut être immédiat ou à
longue échéance. Cette complexité rappelle celle des phénomènes météorologiques,
en moins simple. Les incertitudes de la météorologie n’ont été restreintes qu’en standardisant les techniques et en multipliant les postes d’observation.
Il est hors de doute que les méthodes de la météorologie devront s’étendre à la Planctonologie; et c’est à ce prix seulement qu’on pourra, au bout de longues années, arriver
à pouvoir prédire la productivité de la mer dans un avenir plus ou moins rapproché
et une région donnée.
Cette complexité des phénomènes fait aussi comprendre l’incertitude, l’irrégularité
de la distribution de la productivité dans les eaux marines. Actuellement, nous sommes
incapables de prédire dans une région déterminée la répartition de la biomasse pélagique aussi bien dans le sens horizontal que dans le sens vertical; et aussi sa composition
zoologique ou botanique. Les associations entre les divers types animaux et végétaux
sont beaucoup plus lâches, plus fluctuantes et moins nettes que sur les terres émergées,
exception faite des cas de parasitisme strict par exemple. On ne peut pas observer de
phytosociologie ni de zoosociologie aussi précises que sur les continents.
On a essayé d’augmenter la productivité de certaines mers fermées, en y introduisant
des sels nutritifs, nitrates et phosphates, ou en pêchant les poissons planctophages.
Les résultats ont été beaucoup moins nets et moins encourageants que ceux qu’on a
obtenus dans certains lacs d’eau douce, où, parfois, l’opération est apparue comme
rentable.
Les méthodes récentes appliquées à l’étude du plancton, n’ont guère fait que confirmer
ce que l’on savait déjà. Il ne faut pas d’ailleurs s’illusionner sur la valeur des chiffres
qu’elles fournissent; car leur précision n’est souvent qu’apparente et leurs données
difficiles à interpréter. Le calcul introduit trop tôt dans les phénomènes de cet ordre,
est un instrument fort dangereux. Cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner les
recherches, bien au contraire. Elles apportent une foule de documents intéressants, qui
se décanteront peu à peu et deviendront exploitables ; mais il ne faut pas vouloir leur
faire donner plus qu’elles ne peuvent dans l’état actuel des choses.
Bibliographie
Armstrong, F. A. J. et Harvey, H. W. — 1950. — The cycle of phosphorus in the waters of the English
Channel.
(Jour. Mar. Biol. Assoc. Vol. 29, n° 1, p. 145-161)
Clarke, G. L. — 1946. — The dinamics of production in a marine area.
(Ecological monographs. Vol. 16, p. 323-335)
Gran, H. H. — 1927. — Report Norway Fisheries Investigations. 3 (8).
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