CHAPITRE XX
ORDRE DES LEPTOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Hydroméduses, rangées dans l’ordre des Leptoméduses, représentent les stades
sexués des Hydraires Calyptoblastiques. Leurs caractères essentiels, qui les distinguent
notamment des Anthoméduses, sont les suivants : 1) leurs gonades sont situées généralement uniquement sur les canaux radiaires et sont, parfois, seulement en partie contiguës au pédoncule stomacal; 2) leurs organes sensoriels sont soit de vrais cordyles, soit
des statocystes d’origine ectodermique, ouverts ou clos. Elles présentent moins de
variations au point de vue morphologique que les Anthoméduses, de sorte que bon
nombre parmi elles peuvent être groupées en familles naturelles.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Leptoméduses sont soit hémisphériques, moins
hautes que celles des Anthoméduses, soit aplaties en verre de montre. Leur consistance,
comme l’indique leur nom, leptos en grec veut dire mince, est généralement faible et
molle; elles ne sont rigides que chez les représentants de la famille des Aequoreidae.
Canaux gastro-vasculaires. — Le nombre de canaux radiaires chez les Leptoméduses est variable : 4, 8, ou un très grand nombre, quand s’ajoutent à eux les canaux
centripètes aveugles, simples diverticules du canal circulaire; ces derniers se forment,
le plus souvent, au cours de la croissance de la Leptoméduse.
Tentacules. — Les tentacules marginaux des Leptoméduses sont également en
nombre variable : de 2 à un très grand nombre. Ils sont généralement pourvus de
bulbes tentaculaires élargis et sont, parfois, munis d’éperons endodermiques. Chez
certaines Leptoméduses existent, en outre, au bord marginal des tentacules nains,
appelés cirres, enroulés en spirales (PI. 67, fig. 2).
Manubrium, estomac, bouche. — Le manubrium des Leptoméduses est de longueur
variable et dépasse parfois le bord ombrellaire. L’estomac est le plus souvent sessile,
rarement pédonculé. La bouche est divisée en lèvres, soit courtes, soit allongées.
Organes sensoriels. — On peut diviser les Leptoméduses en 2 séries d’après la
nature de leurs organes sensoriels. Les unes possèdent uniquement de vrais cordyles,
les autres ont des statocystes d’origine ectodermique, contenant une ou plusieurs concrétions calcaires. Les statocystes peuvent être soit ouverts (PI. 67, fig. 6), soit clos (PI. 67,
ORDRE DES LEPTOMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Hydroméduses, rangées dans l’ordre des Leptoméduses, représentent les stades
sexués des Hydraires Calyptoblastiques. Leurs caractères essentiels, qui les distinguent
notamment des Anthoméduses, sont les suivants : 1) leurs gonades sont situées généralement uniquement sur les canaux radiaires et sont, parfois, seulement en partie contiguës au pédoncule stomacal; 2) leurs organes sensoriels sont soit de vrais cordyles, soit
des statocystes d’origine ectodermique, ouverts ou clos. Elles présentent moins de
variations au point de vue morphologique que les Anthoméduses, de sorte que bon
nombre parmi elles peuvent être groupées en familles naturelles.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
Ombrelles. — Les ombrelles des Leptoméduses sont soit hémisphériques, moins
hautes que celles des Anthoméduses, soit aplaties en verre de montre. Leur consistance,
comme l’indique leur nom, leptos en grec veut dire mince, est généralement faible et
molle; elles ne sont rigides que chez les représentants de la famille des Aequoreidae.
Canaux gastro-vasculaires. — Le nombre de canaux radiaires chez les Leptoméduses est variable : 4, 8, ou un très grand nombre, quand s’ajoutent à eux les canaux
centripètes aveugles, simples diverticules du canal circulaire; ces derniers se forment,
le plus souvent, au cours de la croissance de la Leptoméduse.
Tentacules. — Les tentacules marginaux des Leptoméduses sont également en
nombre variable : de 2 à un très grand nombre. Ils sont généralement pourvus de
bulbes tentaculaires élargis et sont, parfois, munis d’éperons endodermiques. Chez
certaines Leptoméduses existent, en outre, au bord marginal des tentacules nains,
appelés cirres, enroulés en spirales (PI. 67, fig. 2).
Manubrium, estomac, bouche. — Le manubrium des Leptoméduses est de longueur
variable et dépasse parfois le bord ombrellaire. L’estomac est le plus souvent sessile,
rarement pédonculé. La bouche est divisée en lèvres, soit courtes, soit allongées.
Organes sensoriels. — On peut diviser les Leptoméduses en 2 séries d’après la
nature de leurs organes sensoriels. Les unes possèdent uniquement de vrais cordyles,
les autres ont des statocystes d’origine ectodermique, contenant une ou plusieurs concrétions calcaires. Les statocystes peuvent être soit ouverts (PI. 67, fig. 6), soit clos (PI. 67,
