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P) macrobasiques - hampe au moins 4 fois plus longue que la capsule.
x) télotriches - soies sur toute la partie distale.
y) mésotriches - soies seulement sur la partie médiane de la hampe.
b) stenotèles - hampe dilatée dans sa partie basale (PI. 61, fig. 15).
Musculature. — Les ombrelles des Hydroméduses Craspédotes, de forme diverse,
en dôme élevé, prolongé souvent par un processus apical conique plus ou moins prononcé,
ou, au contraire, aplaties, en verre de montre, parfois même discoïdales, sont également
d’une rigidité différente; elle est souvent même considérable chez les Anthoméduses,
certaines Leptoméduses, et surtout chez les Trachyméduses et les Narcoméduses. Elle
est due à l’existence dans la sous-ombrelle d’une double couche de cellules musculaires,
une radiaire ectodermique et l’autre circulaire endodermique. Une musculature puissante existe également sous forme de 2 couches, l’externe longitudinale et l’interne circulaire, dans les tentacules marginaux et dans le manubrium, en les rendant très contractiles. Enfin, les fibres musculaires concentriques sont localisées dans l’intérieur du
velum; leurs contractions permettent à ce dernier d’intervenir vigoureusement dans
la locomotion des Hydroméduses Craspédotes.
Gonades. — L’emplacement et la forme des gonades chez les Hydroméduses Craspédotes, qui sont monoïques, constituent un caractère taxonomique distinctif très
important. Les gonades peuvent être situées soit sur la paroi de l’estomac en un ou
plusieurs anneaux continus et empiéter parfois sur les parties proximales des canaux
radiaires, soit se développer sur ces derniers et être ainsi perradiaires, interradiaires ou
adradiaires. Leur forme est très variable; elles peuvent être ovalaires, cylindriques, en
fer de lance, etc. (PL 71, fig. 6, 7).
Certaines Hydroméduses possèdent la faculté de se multiplier par la voie asexuée,
en formant des bourgeons médusoïdes soit sur la paroi extérieure de l’estomac (PI. 65,
fig. 2), soit à la base des tentacules (PI. 63, fig. 1).
On connaît également des cas de scissiparité, binaire ou multiple, chez quelques
formes.
Organes des sens. — Rares sont les Hydroméduses qui sont dépourvues d’organes
sensoriels. Ces derniers sont représentés chez elles soit par des ocelles, soit par des statocystes.
Les ocelles sont des organes de la perception de la lumière. Colorés en brun ou en rouge,
ils sont, généralement, enchâssés dans les bulbes tentaculaires (PL 63, fig. 1) et peuvent
être, suivant leur emplacement, abaxiaux ou adaxiaux. Ils sont caractéristiques surtout des Anthoméduses.
Les statocystes, organes de l’orientation et de l’équilibre, sont plus ou moins perfectionnés suivant les ordres des Hydroméduses. Ainsi, les plus primitifs se rencontrent
chez des Leptoméduses; ils sont d’origine ectodermique, se développent dans l’épaisseur
du velum et se présentent sous forme de sacs, soit ouverts, soit clos (PL 67, fig. 9).
Ils contiennent dans leur intérieur des concrétions calcaires, d’où leur ancien nom de
lithocystes. Les statocystes des Limnoméduses, des Trachyméduses et des Narcoméduses, également ouverts ou clos, sont, par contre, d’origine endodermique. Ils contiennent également dans leur intérieur une ou plusieurs concrétions calcaires; ces dernières,
en suivant les oscillations du corps de la méduse, heurtent les cellules sensorielles situées
en voisinage et transmettent ainsi les impulsions au système nerveux, représenté par
des cellules nerveuses, souvent groupées en anneau au bord ombrellaire, auquel sont
suspendus les statocystes (PL 71, fig. 3, A).
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