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actuelles elles doivent être considérées comme les seuls éléments méroplanctoniques
certains d’Éponges marines dans la Méditerranée (Trégouboff, 1942).
Les gemmules A Alectona, aux stades les plus jeunes observés jusqu’à présent dans le
plancton, sont sphériques, de 120 à 275 p de diamètre, et sont pourvues de 6-10 styles
rayonnants, indépendants les uns des autres, ainsi que de nombreuses plaques périphériques ovalaires avec un enfoncement elliptique central plus ou moins profond, se
recouvrant par leurs bords (PL 61, fig. 1). La gemmule est un organisme plasmodial,
car tous les éléments de son squelette mégasclérique siliceux temporaire sont entourés
d’un tissu syncytial avec des cellules isolées, formant notamment des renflements
claviformes aux extrémités distales des styles (PL 61, fig. 2). De cette sorte, le squelette mégasclérique de protection et de flottaison des gemmules est interne et ne constitue nullement une cuirasse continue externe, comme l’avait cru Topsent. Dans
les stades évolutifs ultérieurs des gemmules on constate la disparition par résorption
de nombreuses plaques protectrices et, parallèlement, l’accroissement et l’agencement,
au point de vue morphologique, de quelques plaques protectrices définitives, qui peuvent être au nombre de 6, 8, 9 ou 10, suivant la grosseur de la gemmule. A ce stade
les plaques de protection ont la forme d’un minuscule champignon, d’une Lactaire ou
d’une Russule, et sont identiques à celles vues par Topsent dans ses 3 exemplaires, et
auxquelles il a donné le nom de discotriaenes cyathiformes tétraxiaux (PL 61, fig. 3).
Elles sont constituées par un rhabdome droit et par un cladome cupuliforme évasé,
parsemé de tubercules à sa surface. A ce moment, parfois même plus tôt, apparaissent
dans le corps de la gemmule les éléments du squelette microsclérique définitif, seul qui
existe chez l’Eponge adulte, sous forme d’amphiasters grêles de 8-14 p. de longueur, à
2-4 verticilles de 6 actines tylotes (PL 61, fig. 4, 5). Le stade évolutif planctonique
suivant est, en quelque sorte, préparatoire à la formation d’une jeune future Eponge. Il
consiste en la résorption ou la dissolution progressive des discotriaenes, qui fondent, en
quelque sorte, en commençant par le rhabdome et les bords des cladomes, et qui finissent
par disparaître complètement. Le nombre d’amphiasters augmente considérablement
en même temps, les manchons syncytiaux des styles se rétractent, et les styles libérés
aux extrémités distales se réunissent en un faisceau. Le stade final planctonique d’une
gemmule A Ale cto na, encore sans aucune organisation interne définie, se présente sous
l’aspect d’une petite éponge ovalaire, de 220 p. sur 40 p, bourrée d’amphiasters, et ayant
conservé quelques styles (PL 61, fig. 6). A partir de ce stade, la future jeune Eponge,
alourdie par ses microsclères et non soutenue en état de flottabilité par les styles qui
ne sont plus rayonnants, tombe au fond de la mer, où elle doit achever son organisation
définitive, en rejetant les derniers styles de son squelette mégasclérique temporaire.
En plus de divers stades des gemmules armées A Alectona millari C., dont la provenance est certaine, on rencontre parfois dans le plancton d’autres futures jeunes Eponges
de forme ovalaire, pourvues de 5-8 styles et bourrées de petits oxyasters, ainsi que
d’organismes plasmodiaux, possédant également les styles de forme diverse et une spiculation microsclérique plus ou moins abondante. Leur provenance est inconnue, et ces
éléments méroplanctoniques des Spongiaires ne peuvent être cités ici qu’à titre documentaire.
INDICATIONS PRATIQUES
L’étude in vivo des gemmules A Alectona, opaques à cause de l’existence à leur périphérie des discotriaenes, est grandement facilitée par l’emploi du liquide éclaircissant
de Faure. Leur structure est nettement reconnaissable dans les préparations in toto,
actuelles elles doivent être considérées comme les seuls éléments méroplanctoniques
certains d’Éponges marines dans la Méditerranée (Trégouboff, 1942).
Les gemmules A Alectona, aux stades les plus jeunes observés jusqu’à présent dans le
plancton, sont sphériques, de 120 à 275 p de diamètre, et sont pourvues de 6-10 styles
rayonnants, indépendants les uns des autres, ainsi que de nombreuses plaques périphériques ovalaires avec un enfoncement elliptique central plus ou moins profond, se
recouvrant par leurs bords (PL 61, fig. 1). La gemmule est un organisme plasmodial,
car tous les éléments de son squelette mégasclérique siliceux temporaire sont entourés
d’un tissu syncytial avec des cellules isolées, formant notamment des renflements
claviformes aux extrémités distales des styles (PL 61, fig. 2). De cette sorte, le squelette mégasclérique de protection et de flottaison des gemmules est interne et ne constitue nullement une cuirasse continue externe, comme l’avait cru Topsent. Dans
les stades évolutifs ultérieurs des gemmules on constate la disparition par résorption
de nombreuses plaques protectrices et, parallèlement, l’accroissement et l’agencement,
au point de vue morphologique, de quelques plaques protectrices définitives, qui peuvent être au nombre de 6, 8, 9 ou 10, suivant la grosseur de la gemmule. A ce stade
les plaques de protection ont la forme d’un minuscule champignon, d’une Lactaire ou
d’une Russule, et sont identiques à celles vues par Topsent dans ses 3 exemplaires, et
auxquelles il a donné le nom de discotriaenes cyathiformes tétraxiaux (PL 61, fig. 3).
Elles sont constituées par un rhabdome droit et par un cladome cupuliforme évasé,
parsemé de tubercules à sa surface. A ce moment, parfois même plus tôt, apparaissent
dans le corps de la gemmule les éléments du squelette microsclérique définitif, seul qui
existe chez l’Eponge adulte, sous forme d’amphiasters grêles de 8-14 p. de longueur, à
2-4 verticilles de 6 actines tylotes (PL 61, fig. 4, 5). Le stade évolutif planctonique
suivant est, en quelque sorte, préparatoire à la formation d’une jeune future Eponge. Il
consiste en la résorption ou la dissolution progressive des discotriaenes, qui fondent, en
quelque sorte, en commençant par le rhabdome et les bords des cladomes, et qui finissent
par disparaître complètement. Le nombre d’amphiasters augmente considérablement
en même temps, les manchons syncytiaux des styles se rétractent, et les styles libérés
aux extrémités distales se réunissent en un faisceau. Le stade final planctonique d’une
gemmule A Ale cto na, encore sans aucune organisation interne définie, se présente sous
l’aspect d’une petite éponge ovalaire, de 220 p. sur 40 p, bourrée d’amphiasters, et ayant
conservé quelques styles (PL 61, fig. 6). A partir de ce stade, la future jeune Eponge,
alourdie par ses microsclères et non soutenue en état de flottabilité par les styles qui
ne sont plus rayonnants, tombe au fond de la mer, où elle doit achever son organisation
définitive, en rejetant les derniers styles de son squelette mégasclérique temporaire.
En plus de divers stades des gemmules armées A Alectona millari C., dont la provenance est certaine, on rencontre parfois dans le plancton d’autres futures jeunes Eponges
de forme ovalaire, pourvues de 5-8 styles et bourrées de petits oxyasters, ainsi que
d’organismes plasmodiaux, possédant également les styles de forme diverse et une spiculation microsclérique plus ou moins abondante. Leur provenance est inconnue, et ces
éléments méroplanctoniques des Spongiaires ne peuvent être cités ici qu’à titre documentaire.
INDICATIONS PRATIQUES
L’étude in vivo des gemmules A Alectona, opaques à cause de l’existence à leur périphérie des discotriaenes, est grandement facilitée par l’emploi du liquide éclaircissant
de Faure. Leur structure est nettement reconnaissable dans les préparations in toto,
