CHAPITRE XVII
PORIFERA (SPONGIAIRES)
par
G. TRÊGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Eponges marines sont toutes benthiques et vivent à l’état sessile au fond des
mers à différentes profondeurs. Elles ne pourraient, en conséquence, être représentées
dans le plancton que par des stades méroplanctoniques, par des produits de leur multiplication, laquelle se fait par la voie soit sexuée, c’est-à-dire par des larves, résultant
de l’évolution des œufs fécondés, soit asexuée, par des bourgeons et par des gemmules.
REPRODUCTION SEXUEE
Larves. — Sauf chez Cliona qui est ovipare et dont les œufs évacués à l’extérieur
évoluent dans la mer, chez toutes les autres Eponges le développement embryonnaire
se passe presque entièrement dans le corps maternel, et les embryons éclos sont mis
en liberté déjà sous forme des larves, parmi lesquelles on distingue 3 types principaux
suivants :
1. Les larves amphiblastules d’Eponges Hétérocoeles, avec ou sans cavité
blastocoelienne, constituées par des cellules de 2 sortes : grosses et granuleuses au pôle
inférieur, hautes et prismatiques, ciliées, au pôle antérieur;
2. Les larves coeloblastules de nombreuses Homocoeles, uniformément ciliées sur
toute leur surface, ayant souvent leur blastopore obstrué par 2 archéocytes, ces derniers pouvant se trouver également en nombre dans la cavité blastocoelienne, mêlés
aux cellules mésenchymateuses;
3. Les larves parenchymules, caractéristiques surtout des Eponges siliceuses et
cornées (Monaxonida et Keratosa), longues de 1 à 1,5 mm, soit ciliées sur toute leur
surface, soit dépourvues de cils au pôle postérieur, ou munies parfois à cette extrémité
tantôt d’une touffe, tantôt d’une ceinture de cils très longs. Leur intérieur est rempli
par un amas cellulaire, constitué généralement par 4 sortes d’éléments : les cellules non
différenciées, les cellules différenciées, les archéocytes et les scléroblastes, auxquels
sont mêlés parfois de fins spicules.
Toutes ces larves, une fois écloses, nagent activement, mais ne s’écartent guère de
l’endroit de fixation des Eponges-mères. Leur stade libre est de très courte durée, car
elles subissent presque aussitôt la métamorphose et ne tardent pas à se fixer sur le substratum. On les rencontre, en conséquence, dans le plancton très rarement, pour ainsi
dire accidentellement, et ce sont principalement les parenchymules qui attirent l’attention par leurs couleurs très vives rouge, orange ou violette. Mais c’est justement à cause
PORIFERA (SPONGIAIRES)
par
G. TRÊGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Eponges marines sont toutes benthiques et vivent à l’état sessile au fond des
mers à différentes profondeurs. Elles ne pourraient, en conséquence, être représentées
dans le plancton que par des stades méroplanctoniques, par des produits de leur multiplication, laquelle se fait par la voie soit sexuée, c’est-à-dire par des larves, résultant
de l’évolution des œufs fécondés, soit asexuée, par des bourgeons et par des gemmules.
REPRODUCTION SEXUEE
Larves. — Sauf chez Cliona qui est ovipare et dont les œufs évacués à l’extérieur
évoluent dans la mer, chez toutes les autres Eponges le développement embryonnaire
se passe presque entièrement dans le corps maternel, et les embryons éclos sont mis
en liberté déjà sous forme des larves, parmi lesquelles on distingue 3 types principaux
suivants :
1. Les larves amphiblastules d’Eponges Hétérocoeles, avec ou sans cavité
blastocoelienne, constituées par des cellules de 2 sortes : grosses et granuleuses au pôle
inférieur, hautes et prismatiques, ciliées, au pôle antérieur;
2. Les larves coeloblastules de nombreuses Homocoeles, uniformément ciliées sur
toute leur surface, ayant souvent leur blastopore obstrué par 2 archéocytes, ces derniers pouvant se trouver également en nombre dans la cavité blastocoelienne, mêlés
aux cellules mésenchymateuses;
3. Les larves parenchymules, caractéristiques surtout des Eponges siliceuses et
cornées (Monaxonida et Keratosa), longues de 1 à 1,5 mm, soit ciliées sur toute leur
surface, soit dépourvues de cils au pôle postérieur, ou munies parfois à cette extrémité
tantôt d’une touffe, tantôt d’une ceinture de cils très longs. Leur intérieur est rempli
par un amas cellulaire, constitué généralement par 4 sortes d’éléments : les cellules non
différenciées, les cellules différenciées, les archéocytes et les scléroblastes, auxquels
sont mêlés parfois de fins spicules.
Toutes ces larves, une fois écloses, nagent activement, mais ne s’écartent guère de
l’endroit de fixation des Eponges-mères. Leur stade libre est de très courte durée, car
elles subissent presque aussitôt la métamorphose et ne tardent pas à se fixer sur le substratum. On les rencontre, en conséquence, dans le plancton très rarement, pour ainsi
dire accidentellement, et ce sont principalement les parenchymules qui attirent l’attention par leurs couleurs très vives rouge, orange ou violette. Mais c’est justement à cause
