CHAPITRE 11
LE CYCLE DE LA MATIÈRE ET DE L’ÉNERGIE DANS LA MER.
ROLE DU PLANCTON
par
M. ROSE
On sait que, depuis longtemps déjà, on a pu établir à la surface du globe terrestre
et en fonction du temps, un cycle de la matière organique et de ses éléments. On décrit
le cycle du Carbone, de l’Azote, du Phosphore, du Soufre, etc. Ces corps simples, pris
par les êtres vivants dans le milieu minéral, deviendront des substances organiques
complexes ; collaborant aux phénomènes vitaux, puis retourneront au monde minéral. La vie exige une circulation cyclique de matière, du minéral à l’organique et vice
versa; et ce double mouvement est corrélatif d’une circulation d’énergie qui le conditionne.
Nous avons vu que le passage du minéral à l’organique se fait, en pratique, par des
photosynthèses, réalisées chez les végétaux autotrophes. Or, elles exigent une absorption d’énergie considérable pour réduire l’eau et CO2 et recombiner leurs éléments de
manière à fournir les glucides, lipides et protides, bases chimiques fondamentales de la
vie.
Toutes les réactions biologiques doivent se faire au sein de l’eau et à la température
ordinaire. Ceci n’est possible que grâce à l’intervention de systèmes enzymatiques complexes et puissants, et de réactions couplées se déroulant en chaîne. De toute façon,
l’énergie initiale captée dans le milieu extérieur et fixée dans la cellule, va augmenter le potentiel énergétique de celle-ci, en même temps que sa complexité chimique
s’accroît.
Dans la mer, les végétaux assimilateurs sont représentés par la ceinture d’Algues
supérieures qui entourent les terres émergées; et par celles qui flottent dans certaines
régions océaniques, comme la mer des Sargasses, par exemple. Mais il faut y ajouter
la masse considérable des Algues microscopiques, Diatomées et Flagellés verts surtout,
qui, dans toutes les mers, forment une partie importante du plancton. Leur masse
est, de beaucoup, plus grande que celle des Algues côtières. Tous ces végétaux sont
capables d’une vie autotrophe.
Mais dans les eaux, les radiations lumineuses pénètrent plus ou moins loin, selon
l’intensité de la lumière, la hauteur du soleil sur l’horizon, l’heure, la saison, l’agitation
superficielle et la transparence du milieu, la latitude.
On a pu constater en Méditerranée que la lumière est encore perceptible par la plaque
photographique sensible, en été, à midi, à plus de 300 m de profondeur, mais non pas
sous forme de lumière blanche. En effet, les diverses radiations qui la composent sont
LE CYCLE DE LA MATIÈRE ET DE L’ÉNERGIE DANS LA MER.
ROLE DU PLANCTON
par
M. ROSE
On sait que, depuis longtemps déjà, on a pu établir à la surface du globe terrestre
et en fonction du temps, un cycle de la matière organique et de ses éléments. On décrit
le cycle du Carbone, de l’Azote, du Phosphore, du Soufre, etc. Ces corps simples, pris
par les êtres vivants dans le milieu minéral, deviendront des substances organiques
complexes ; collaborant aux phénomènes vitaux, puis retourneront au monde minéral. La vie exige une circulation cyclique de matière, du minéral à l’organique et vice
versa; et ce double mouvement est corrélatif d’une circulation d’énergie qui le conditionne.
Nous avons vu que le passage du minéral à l’organique se fait, en pratique, par des
photosynthèses, réalisées chez les végétaux autotrophes. Or, elles exigent une absorption d’énergie considérable pour réduire l’eau et CO2 et recombiner leurs éléments de
manière à fournir les glucides, lipides et protides, bases chimiques fondamentales de la
vie.
Toutes les réactions biologiques doivent se faire au sein de l’eau et à la température
ordinaire. Ceci n’est possible que grâce à l’intervention de systèmes enzymatiques complexes et puissants, et de réactions couplées se déroulant en chaîne. De toute façon,
l’énergie initiale captée dans le milieu extérieur et fixée dans la cellule, va augmenter le potentiel énergétique de celle-ci, en même temps que sa complexité chimique
s’accroît.
Dans la mer, les végétaux assimilateurs sont représentés par la ceinture d’Algues
supérieures qui entourent les terres émergées; et par celles qui flottent dans certaines
régions océaniques, comme la mer des Sargasses, par exemple. Mais il faut y ajouter
la masse considérable des Algues microscopiques, Diatomées et Flagellés verts surtout,
qui, dans toutes les mers, forment une partie importante du plancton. Leur masse
est, de beaucoup, plus grande que celle des Algues côtières. Tous ces végétaux sont
capables d’une vie autotrophe.
Mais dans les eaux, les radiations lumineuses pénètrent plus ou moins loin, selon
l’intensité de la lumière, la hauteur du soleil sur l’horizon, l’heure, la saison, l’agitation
superficielle et la transparence du milieu, la latitude.
On a pu constater en Méditerranée que la lumière est encore perceptible par la plaque
photographique sensible, en été, à midi, à plus de 300 m de profondeur, mais non pas
sous forme de lumière blanche. En effet, les diverses radiations qui la composent sont
