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ses contractions rythmiques continuelles très caractéristiques, ramenant la colonie
contractée à une petite boule de la grosseur d’une tête d’épingle. Les colonies ont une
forme étoilée et sont constituées, suivant l’âge, par 3-12 rayons ou troncs, réunis ensemble, chaque rayon comprenant un certain nombre de branches secondaires, sur lesquelles
sont fixés les zoïdes pédonculés, disposés du côté externe des courbures du tronc principal et placés alternativement à gauche et à droite (PI. 55, f. 5). De 40 à 60 p- de long,
le zoïde a la forme d’un entonnoir dissymétrique à collerette étalée, pourvue d’une frange
adorale, constituée par des cils très fins et longs de 40 à 50 p. (PI. 55, f. 6). Fait remarquable, comme l’ont montré les microfilms, les cils de la frange adorale, ainsi que le
corps entier du zoïde, restent immobiles et inertes pendant la contraction de la colonie,
cette dernière ne portant que sur les pédicules et les troncs. Les seuls mouvements
qu’on observe dans les zoïdes sont les battements vigoureux de la membrane ondulante
et des membranelies de l’entonnoir buccal, et l’activité de la vésicule pulsatile, située
à côté de ce dernier. Le macronucleus, avec de gros nucléoles, est rubané, tandis que le
micronucléus est difficile à déceler et il n’est bien visible que chez les zoïdes en division.
A l’aisselle de certains rameaux de la colonie sont situés des zoïdes sessiles, peu nombreux, ayant la forme d’un tonnelet et une ciliature courte, de couleur sombre, 2-3 fois
plus gros que les zoïdes ordinaires. Ce sont, certainement, des individus migrateurs,
mais leur étude n’a pas été faite jusqu’à présent.
Un autre caractère particulier de Z. pelagicum est le mode de la formation de la
colonie, qui est tout à fait différent de celui de tous les Z. connus. En effet, ici la colonie
n’est pas le résultat d’une ramification, mais elle est constituée par la juxtaposition
de troncs indépendants, car le cordon myofibrillaire central n’est pas continu dans
toute la colonie, mais s’arrête dans chaque tronc ou rayon avant leurs extrémités basales
(PI. 55, fig. 5). De cette sorte, les rayons apparaissent comme des colonies indépendantes,
ou élémentaires, et ne sont en contact entre eux que par une pièce intermédiaire de substance agglutinante, fixée aux extrémités de leurs manchons externes. Ce contact
entre les divers troncs ne se fait pas au hasard car son emplacement est constant et
rigoureusement défini. Ainsi, les 2 troncs des colonies élémentaires se fixent sur le troisième tronc l’un en face de l’autre, et dans le même plan, à 60 p- environ de l’extrémité
terminale de ce dernier (PL 55, fig. 7). De plus, la fixation des troncs semble être en corrélation avec l’âge, lequel est déterminé par le nombre de générations (zoïdes) que
portent les troncs. Ainsi, le tronc le plus âgé, ou principal, ayant le plus grand nombre
de zoïdes, aura, fixé sur sa droite, un tronc moins âgé que lui, et sur sa gauche un autre
tronc, plus jeune que celui de la droite. La même gradation sera respectée pendant
toute la durée de la croissance de la colonie. Dans les colonies élémentaires les 3 premières générations ne se divisent qu’une ou deux fois seulement, mais ensuite se produit
une ramification abondante des branches secondaires, qui s atténue de nouveau vers
le sommet du tronc.
L’étude cytologique détaillée de ce Vorticellien colonial holoplanctonique si particulier, unique dans le plancton méditerranéen, reste encore à faire. Elle s avère d ailleurs
comme assez difficile à cause de la grande fragilité et de l’extrême contractibilité de
Z. pelagicum, qui se montre rebelle à l’action de tous les anesthésiques courants. Du
Plessis préconisait l’emploi, dans ce but, de l’acide acétique glacial, dont on verse
brusquement une goutte sur la colonie au moment de son extension. Dans notre pratique
les meilleurs résultats, quoique non parfaits, ont été obtenus avec le Chlorure de Magnésium et l’anesthésique de Volkonsky (Somnifère de Roche -f- Chloreton); toutefois
la fixation à froid ou à chaud provoque inévitablement la contraction de la colonie.
ses contractions rythmiques continuelles très caractéristiques, ramenant la colonie
contractée à une petite boule de la grosseur d’une tête d’épingle. Les colonies ont une
forme étoilée et sont constituées, suivant l’âge, par 3-12 rayons ou troncs, réunis ensemble, chaque rayon comprenant un certain nombre de branches secondaires, sur lesquelles
sont fixés les zoïdes pédonculés, disposés du côté externe des courbures du tronc principal et placés alternativement à gauche et à droite (PI. 55, f. 5). De 40 à 60 p- de long,
le zoïde a la forme d’un entonnoir dissymétrique à collerette étalée, pourvue d’une frange
adorale, constituée par des cils très fins et longs de 40 à 50 p. (PI. 55, f. 6). Fait remarquable, comme l’ont montré les microfilms, les cils de la frange adorale, ainsi que le
corps entier du zoïde, restent immobiles et inertes pendant la contraction de la colonie,
cette dernière ne portant que sur les pédicules et les troncs. Les seuls mouvements
qu’on observe dans les zoïdes sont les battements vigoureux de la membrane ondulante
et des membranelies de l’entonnoir buccal, et l’activité de la vésicule pulsatile, située
à côté de ce dernier. Le macronucleus, avec de gros nucléoles, est rubané, tandis que le
micronucléus est difficile à déceler et il n’est bien visible que chez les zoïdes en division.
A l’aisselle de certains rameaux de la colonie sont situés des zoïdes sessiles, peu nombreux, ayant la forme d’un tonnelet et une ciliature courte, de couleur sombre, 2-3 fois
plus gros que les zoïdes ordinaires. Ce sont, certainement, des individus migrateurs,
mais leur étude n’a pas été faite jusqu’à présent.
Un autre caractère particulier de Z. pelagicum est le mode de la formation de la
colonie, qui est tout à fait différent de celui de tous les Z. connus. En effet, ici la colonie
n’est pas le résultat d’une ramification, mais elle est constituée par la juxtaposition
de troncs indépendants, car le cordon myofibrillaire central n’est pas continu dans
toute la colonie, mais s’arrête dans chaque tronc ou rayon avant leurs extrémités basales
(PI. 55, fig. 5). De cette sorte, les rayons apparaissent comme des colonies indépendantes,
ou élémentaires, et ne sont en contact entre eux que par une pièce intermédiaire de substance agglutinante, fixée aux extrémités de leurs manchons externes. Ce contact
entre les divers troncs ne se fait pas au hasard car son emplacement est constant et
rigoureusement défini. Ainsi, les 2 troncs des colonies élémentaires se fixent sur le troisième tronc l’un en face de l’autre, et dans le même plan, à 60 p- environ de l’extrémité
terminale de ce dernier (PL 55, fig. 7). De plus, la fixation des troncs semble être en corrélation avec l’âge, lequel est déterminé par le nombre de générations (zoïdes) que
portent les troncs. Ainsi, le tronc le plus âgé, ou principal, ayant le plus grand nombre
de zoïdes, aura, fixé sur sa droite, un tronc moins âgé que lui, et sur sa gauche un autre
tronc, plus jeune que celui de la droite. La même gradation sera respectée pendant
toute la durée de la croissance de la colonie. Dans les colonies élémentaires les 3 premières générations ne se divisent qu’une ou deux fois seulement, mais ensuite se produit
une ramification abondante des branches secondaires, qui s atténue de nouveau vers
le sommet du tronc.
L’étude cytologique détaillée de ce Vorticellien colonial holoplanctonique si particulier, unique dans le plancton méditerranéen, reste encore à faire. Elle s avère d ailleurs
comme assez difficile à cause de la grande fragilité et de l’extrême contractibilité de
Z. pelagicum, qui se montre rebelle à l’action de tous les anesthésiques courants. Du
Plessis préconisait l’emploi, dans ce but, de l’acide acétique glacial, dont on verse
brusquement une goutte sur la colonie au moment de son extension. Dans notre pratique
les meilleurs résultats, quoique non parfaits, ont été obtenus avec le Chlorure de Magnésium et l’anesthésique de Volkonsky (Somnifère de Roche -f- Chloreton); toutefois
la fixation à froid ou à chaud provoque inévitablement la contraction de la colonie.
