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vestibulum, bordé par une membrane ondulante (mo) et muni au fond de membranelles (membr). Le corps plasmatique contient le macronucleus rubané (Ma), le micronucleus (Mi), une vésicule pulsatile (vp), située généralement en haut près du bord
péristomien, accompagnée parfois d’un réservoir, ainsi que les vésicules alimentaires
(va), plus ou moins nombreuses. Chez les formes sessiles et contractiles existe un pédoncule, contenant un cordon de myofibrilles (myf), qui se prolongent dans la partie postérieure du corps par des fibrilles isolées (fi), lesquelles se continuent ensuite par des
myonèmes (my) jusqu’au bord péristomien.
Dans la très vaste famille des Vorticellidae Bütschli sont rangées les formes primitives
nues, ainsi que celles possédant une coque protectrice. Parmi les Vorticelliens de la
première catégorie on distingue les formes libres nageantes, non pédonculées, munies
souvent dans les parties postérieures du corps d’une deuxième couronne ciliaire locomotrice, et les formes sessiles pédiculées, épiphytes ou même parasites, qui peuvent
être contractiles ou non, simples ou ramifiées et constituant des colonies.
Genre Vorticella Ehrenberg.
Les très nombreuses espèces du genre Vorticella, d’eau douce ou marines, sont contractiles et vivent toujours à l’état isolé, fixées, le plus souvent, par leurs pédicules sur
les divers substratum. On a décrit également plusieurs espèces qui sont devenues planctoniques, en se fixant en épiphytes sur les Copépodes, les larves de Crustacés ou sur les
Diatomées pélagiques et notamment, le cas le plus fréquent, sur Chaetoceros coarctatum
Land. Cette dernière a été souvent désignée par les divers auteurs sous le nom de Vorticella marina Zaccharias. Toutefois Schrôder (1906), qui a étudié le riche matériel
récolté par Plankton-Expedition, ne lui attribue pas de nom spécifique, car il est fort
probable que plusieurs espèces de Vorticelles, mal définies encore, puissent avoir le
même habitat et se trouver en épiphytes sur la même espèce de Diatomée.
Genre Zoothamnium Stein.
Les diverses espèces du genre Zoothamnium forment toujours des colonies, sont
très contractiles, et vivent fixées principalement sur des Algues. On connaît, toutefois,
dans la Méditerranée une espèce devenue holoplanctonique. La première indication
concernant l’existence d’un Vorticellien marin eupélagique, passée d’ailleurs inaperçue,
est due à Fol, qui dans son mémoire sur la famille des Tintinnoidea de Villefranche-surMer (1884) le cite (p. 46), sans lui donner de nom, comme « un exemple de convergence
des types par adaptation » et définit « le mouvement de propulsion de toute la colonie
par contraction à la manière d’une méduse ». Ce Vorticellien a été retrouvé ensuite à
Villefranche par G. Du Plessis et décrit par lui, très sommairement et sans figures, sous
le nom de Zoothamnium pelagicum (1891). Son étude a été reprise ensuite seulement en
1948, également à Villefranche, par Dragesco, qui a publié une note préliminaire sur
sa biologie et donné l’image d’un zoïde et une figure schématique du mode de la formation de la colonie. Quoique ses recherches n’ont pas été poussées bien loin, les microphotographies et les microfilms de quelques colonies observées ont permis à Dragesco
de faire des constatations qui semblent indiquer des caractères tout à fait particuliers,
propres à cette forme, et bien différents de ceux des autres espèces connues de Zoothamnium.
Comme l’avaient fait remarquer déjà Fol et Du Plessis, la colonie de Z. pelagicum,
quoique parfaitement transparente, est bien visible à l’œil nu, car elle peut atteindre,
en extension, de 4 à 8 mm de diamètre; elle est facilement reconnaissable à cause de
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