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filtrant approprié, de 11,5 cm de diamètre. Ce filet, s’il est convenablement lesté et
traîné à la vitesse appropriée, travaille dans les prairies de Posidonies par 10-20 mètres
de profondeur non comme une drague, mais comme un fauchoir à insectes et permet
la capture d éléments planctoniques particuliers, qui ne se trouvent jamais dans le
plancton ordinaire, tels que le Chétognathe Spadella cephaloptera et les Limnoméduses
Olindias phosphorica, Gonionemus vertens, Scolionema suavensis, qui évoluent entre les
feuilles de ces Phanérogames et se posent sur ces dernières à l’aide d’organes adhésifs,
dont sont pourvus leurs tentacules.
ni. Les filets ouverts, lestés avec un tuyau de plomb autour du cerceau et d’une
rondelle, en plomb également, attachée extérieurement à l’extrémité du cylindre filtrant, peuvent être employés pour les pêches verticales du plancton quand on se contente
d’étudier l’ensemble des planctontes contenus dans la colonne d’eau entière, sans rechercher le niveau exact de séjour dans la mer d’une forme déterminée. Mais s’il s’agit
d’études écologiques précises et si l’on dispose à bord du bateau d’une installation
comprenant le treuil avec câble métallique et la poulie compte-tours, on utilisera de
préférence, comme le plus léger et maniable, le filet fermant de Steeman-Nielsen, modèle
de Jespersen (Pl. 1, fig. 6), ayant 50 cm de diamètre et long de 1 m 60 environ, confectionné en soie à bluter N° 17 triple force, se fermant au milieu de la monture en toile
à l’aide d’un écrou, déclenché par un messager, et se terminant également par un petit
cylindre filtrant de dimensions appropriées.
Confection, montage et conservation de filets. — Les filets planctoniques
qu’on achète tout faits à des prix élevés, pour la plupart de provenance nordique,
ne conviennent pas toujours pour des pêches locales en Méditerranée, et leur durée
est souvent très courte, parce qu’ils sont cousus à la machine qui coupe plus ou moins
la soie. Il est préférable de les faire confectionner à la main. Pour faciliter ce travail,
ont été représentées sur la Pl. 1 les tranches de divers modèles de filets, les plus usuels.
Les mesures données en centimètres se rapportent aux tranches définitives, telles qu’elles
se présentent une fois assemblées. Pour la confection des patrons elles doivent être augmentées de chaque côté de 1,5 cm environ pour les coutures et les replis. La lettre T
désigne la toile à voile, utilisée soit pour les montures des filets qu’on rattache avec une
cordelette passant par des œillets en cuivre aux cerceaux en fer galvanisé, soit pour
les manchons inférieurs, auxquels on fixe les cylindres filtrants, en les serrant avec
une fine cordelette coulissant par 2 œillets cousus main. Les Nos portés sur les figures
correspondent à ceux de la soie à bluter utilisée, d’après la nomenclature des maisons
françaises.
Les filets en soie, sauf celui pour le phytoplancton, afin d’éviter leur déchirure au
cours des pêches, doivent être soutenus avec 3 cordelettes, cousues sur les manchons
et rattachées aux cerceaux, dont la longueur est de 10 cm au moins plus courte que
celles de sacs en soie.
Si on lave les filets après la pêche à l’eau douce et les suspend à sécher à l’ombre,
on pourra les conserver, en bon état, pendant plusieurs années.
Filtrage, Anesthésie et Fixation du Plancton en totalité. — Pour faciliter
l’examen rapide du plancton soit in piw, soit à l’état fixé, il est indispensable que la
prise soit filtrée ou condensée dans une quantité d eau de mer aussi petite que possible. Le filtrage peut se faire au moyen d’un large cylindre en verre clôturé à une
extrémité avec de la soie, tandis que la condensation, qui est préférable, est obtenue
par l’élimination de l’excès d’eau de mer à l’aide d’un dispositif, fait avec un petit enton­
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