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températures sont de 21° à 24°5 C, le plancton de surface est pauvre, réduit aux Copépodes, Cladocères, Dinoflagellés, Acanthaires, aux rares stades larvaires de Crustacés
et à quelques Cténophores pérennants. Le plancton devient de plus en plus abondant
et varié à partir du mois d’Octobre, avec la température décennale moyenne de 19,4°C
et atteint son maximum pendant les mois les plus froids, c’est-à-dire en Décembre
avec 14,5°, Janvier 13,5°, Février 12,8°, Mars 13° et Avril 14°. Ainsi, dès que la température dépasse 20°C le plancton de surface s’appauvrit et devient presque uniforme.
Le plancton présente ainsi des variations saisonnières en rapport étroit avec la température; sa plus grande abondance se situe aux environs de 13 à 14°C et coïncide presque entièrement avec la température des couches profondes de la Méditerranée, laquelle
est d’environ de 13°C dans ses plus grandes profondeurs explorées (13,1°C à 4200 m).
Cette action, en quelque sorte nocive, de la température a été mise en évidence expérimentalement également par Rose (1926), qui a constaté que la température de 20°C
provoque une descente rapide du plancton vers le fond du récipient qui le contient.
Nourriture. — Le troisième facteur important qui influe sur la richesse du plancton
est la nourriture, laquelle doit se trouver nécessairement dans la mer sous des formes
qui puissent convenir à tous les planctontes quelles que soient les modalités de leur nutrition. Or, les divers sels minéraux dissous dans la mer ne sont pas assimilables, tels quels,
pour la plus grande partie des éléments du plancton. Ici interviennent, en premier lieu,
dans l’économie générale de la mer, les diverses Bactéries marines, dites « chémo-synthétiques », lesquelles, en réalisant diverses réactions chimiques, sont capables de se
nourrir directement de certains sels minéraux entrant dans la composition de l’eau de
mer. Elles apparaissent ainsi comme les premiers « mangeurs » marins, les protophages,
et sont, en conséquence, autotrophes. Sont autotrophes également les éléments du
phytoplancton, pourvus de chromoplastes, réalisant la photosynthèse, et qui peuvent
assimiler en même temps, à l’aide de la lumière et de leurs pigments, les diverses matières
se trouvant en suspension dans la mer. Confinés principalement dans la zone polyphote,
désignée pour cette raison sous le nom de «pâturage» marin, ils apparaissent ainsi, avec
les Bactéries, comme des « producteurs » de la nourriture primordiale pour tous les autres
organismes marins, qui, eux, sont des consommateurs hétérotrophes à divers degrés.
De cet énoncé schématique du mécanisme de la production de la nourriture dans
la mer, il ressort qu’une grande partie des planctontes est tributaire du phytoplancton,
que leur abondance, leurs distributions et variations sont en rapport étroit avec celles
de ce dernier. Or, le développement de ce dernier, sa « production », qui doit être exposée
dans le chapitre suivant, est liée en grosse partie aux caractères chimiques de l’eau de
mer, c’est-à-dire à la quantité des sels minéraux qu’elle contient, et notamment à celles
des phosphates et des nitrates, considérés comme les plus indispensables pour la vie
organique.
Facteurs chimiques. — Les quantités de phosphates et de nitrates sont bien
moindres dans la Méditerranée, mer fermée, que dans les mers ouvertes, telle que, par
exemple, l’Océan Atlantique. D’après les analyses de Schmidt, effectuées au cours des
croisières d’exploration du Thor (1909-1910) et du Dana (1930), elles seraient, respectivement et par mètre cube d’eau : pour l’Atlantique, en voisinage du détroit de Gibraltar,
de 125 mlgr pour les nitrates et de 28 mlgr pour les phosphates, dans la Mer Ibérique
adjacente de 85 mlgr et de 13 mlgr et dans la partie orientale de la Méditerranée, la
Mer Égée, de 5 mlgr des nitrates et de 0 mlgr des phosphates. Cette pénurie de phosphates et de nitrates est la cause initiale de la pauvreté relative, au point de vue quan
températures sont de 21° à 24°5 C, le plancton de surface est pauvre, réduit aux Copépodes, Cladocères, Dinoflagellés, Acanthaires, aux rares stades larvaires de Crustacés
et à quelques Cténophores pérennants. Le plancton devient de plus en plus abondant
et varié à partir du mois d’Octobre, avec la température décennale moyenne de 19,4°C
et atteint son maximum pendant les mois les plus froids, c’est-à-dire en Décembre
avec 14,5°, Janvier 13,5°, Février 12,8°, Mars 13° et Avril 14°. Ainsi, dès que la température dépasse 20°C le plancton de surface s’appauvrit et devient presque uniforme.
Le plancton présente ainsi des variations saisonnières en rapport étroit avec la température; sa plus grande abondance se situe aux environs de 13 à 14°C et coïncide presque entièrement avec la température des couches profondes de la Méditerranée, laquelle
est d’environ de 13°C dans ses plus grandes profondeurs explorées (13,1°C à 4200 m).
Cette action, en quelque sorte nocive, de la température a été mise en évidence expérimentalement également par Rose (1926), qui a constaté que la température de 20°C
provoque une descente rapide du plancton vers le fond du récipient qui le contient.
Nourriture. — Le troisième facteur important qui influe sur la richesse du plancton
est la nourriture, laquelle doit se trouver nécessairement dans la mer sous des formes
qui puissent convenir à tous les planctontes quelles que soient les modalités de leur nutrition. Or, les divers sels minéraux dissous dans la mer ne sont pas assimilables, tels quels,
pour la plus grande partie des éléments du plancton. Ici interviennent, en premier lieu,
dans l’économie générale de la mer, les diverses Bactéries marines, dites « chémo-synthétiques », lesquelles, en réalisant diverses réactions chimiques, sont capables de se
nourrir directement de certains sels minéraux entrant dans la composition de l’eau de
mer. Elles apparaissent ainsi comme les premiers « mangeurs » marins, les protophages,
et sont, en conséquence, autotrophes. Sont autotrophes également les éléments du
phytoplancton, pourvus de chromoplastes, réalisant la photosynthèse, et qui peuvent
assimiler en même temps, à l’aide de la lumière et de leurs pigments, les diverses matières
se trouvant en suspension dans la mer. Confinés principalement dans la zone polyphote,
désignée pour cette raison sous le nom de «pâturage» marin, ils apparaissent ainsi, avec
les Bactéries, comme des « producteurs » de la nourriture primordiale pour tous les autres
organismes marins, qui, eux, sont des consommateurs hétérotrophes à divers degrés.
De cet énoncé schématique du mécanisme de la production de la nourriture dans
la mer, il ressort qu’une grande partie des planctontes est tributaire du phytoplancton,
que leur abondance, leurs distributions et variations sont en rapport étroit avec celles
de ce dernier. Or, le développement de ce dernier, sa « production », qui doit être exposée
dans le chapitre suivant, est liée en grosse partie aux caractères chimiques de l’eau de
mer, c’est-à-dire à la quantité des sels minéraux qu’elle contient, et notamment à celles
des phosphates et des nitrates, considérés comme les plus indispensables pour la vie
organique.
Facteurs chimiques. — Les quantités de phosphates et de nitrates sont bien
moindres dans la Méditerranée, mer fermée, que dans les mers ouvertes, telle que, par
exemple, l’Océan Atlantique. D’après les analyses de Schmidt, effectuées au cours des
croisières d’exploration du Thor (1909-1910) et du Dana (1930), elles seraient, respectivement et par mètre cube d’eau : pour l’Atlantique, en voisinage du détroit de Gibraltar,
de 125 mlgr pour les nitrates et de 28 mlgr pour les phosphates, dans la Mer Ibérique
adjacente de 85 mlgr et de 13 mlgr et dans la partie orientale de la Méditerranée, la
Mer Égée, de 5 mlgr des nitrates et de 0 mlgr des phosphates. Cette pénurie de phosphates et de nitrates est la cause initiale de la pauvreté relative, au point de vue quan
