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Importance des Foraminifères dans la mer. — Quoique peu nombreux qualitativement, les Foraminifères pélagiques, par le nombre de leurs individus, représentent,
surtout dans les mers chaudes, une masse importante. Leurs tests, tombés au fond,
se transforment en « boue à Globigérines » plus ou moins fine suivant les profondeurs,
en formant ainsi des dépôts très importants et d’épaisseur parfois considérable, dont
1 étendue dans les abysses serait, d’après les estimations très approximatives, égale
au quart de la surface terrestre.
CLASSIFICATION
La classification actuelle des Foraminifères, établie par Cushman (1949), et utilisée,
faute de mieux, par Le Calvez dans sa mise au point si documentée de ce groupe dans le
Traité de Zoologie de Grassé (1953), n’est ni suffisante, ni définitive. Les descriptions
à jet continu d’innombrables espèces fossiles n’ont abouti qu’à un éparpillement
démesuré des genres et des familles, souvent injustifiés, et ont fait de leur classification
une taxonomie non zoologique, mais paléontologique, donc fortement artificielle,
puisque basée uniquement sur des caractères squelettiques. On est obligé toutefois de
la conserver telle quelle faute de connaissances précises des caractères cytologiques et
évolutifs des Foraminifères, dont un trop petit nombre de formes a été étudié à ce
point de vue jusqu’à présent.
En ce qui concerne les Foraminifères holoplanctoniques ils sont représentés dans
la Méditerranée seulement par 2 familles :
— famille des Globigerinidae, avec les genres Globigerina, Globigerinoides, Globigerinella, Hastigerina, Hastigerinella et Orbulina;
—
famille des Globorotalidae, avec l’unique genre actuel Globorotalia.
Parmi les formes méroplanctoniques ne sera retenu que Tretomphalus bulloides, décrit
plus haut, appartenant à la famille des Cymbaloporidae.
Quant aux stades jeunes de divers Foraminifères benthiques, qui peuvent être rencontrés dans le plancton néritique, ne présentant aucun dispositif particulier pour
la vie pélagique, mais qui ont été entraînés à la surface de la mer, comme les Diatomées benthiques, par des courants ascendants, ils sont indéterminables à cause de leurs
tests embryonnaires, n’ayant pas encore acquis tous leurs caractères spécifiques distinctifs.
On doit signaler encore le cas de jeunes « embryons » à’iridia lucida, décrit par Le
Calvez (1938), lesquels, avant leur fixation et la formation des tests, s’arrondissent,
forment de nombreux pseudopodes périphériques, longs et rigides, prennent l’aspect
radiolariforme et remontent vers la surface pour un temps très court. Quoique ce phénomène n’ait été observé par l’auteur que dans les cultures, il est fort probable que des
faits semblables puissent se produire également dans la mer et même, peut-être, chez
d’autres Foraminifères benthiques qu’Iridia. Sous leur aspect radiolariforme (PI. 29,
fig. 15), les jeunes schizontes, sans caractères spécifiques nets, peuvent être facilement
confondus avec de jeunes Radiolaires sans squelette.
Les diagnoses des familles et des sous-familles, les caractères des genres et des espèces
méditerranéennes sont donnés dans les tableaux dichotomiques qui suivent.
Les abréviations suivantes seront utilisées dans les tableaux : F-Foraminifère ; Ttest; D-diamètre; spic-spicule; C-commun; AC-assez commun; CC-très commun;
R-rare; AR-assez rare; RR-très rare; g-genre; sp-espèce; Méd-Méditerranée.
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