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Recherche marine
Ce chapitre rassemble des éléments sur les activités des
organismes publics français dans le domaine de la recherche
marine et sur l'océanographie opérationnelle.
1. Organismes de recherche
L'Ifremer, les laboratoires d'océanographie des universités
et du CNRS-Insu, le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shorn) et l'IRD constituent les
principaux organismes scientifiques autour desquels s'organise la recherche océanique et marine. L'Ifremer rassemble
environ la moitié du potentiel humain de recherche et développement au plan national. La recherche océanographique
comprend aussi une composante spatiale avec les satellites
d'observation de la Terre finances par le Cnes, généralement
dans le cadre de coopérations bilatérales ou multilatérales.
L'Ifremer est un Epie qui a pour mission de promouvoir les
recherches fondamentales et appliquées et de développer les
technologies destinées à connaître, évaluer et valoriser les
ressources des océans en vue de leur exploitation.
L'établissement organise sa recherche autour de quatre axes
stratégiques : environnement côtier, exploitation des ressources
vivantes, océan et climat, exploration des grands fonds océaniques.
L'Ifremer est chargé de créer et de gérer des équipements
lourds d'intérêt général : la flotte, les engins sous-marins,
des équipements embarqués, des moyens de calcul et des
moyens d'essais. Il arme des navires hauturiers et côtiers. Au
niveau national, la flotte océanographique hauturière comprend quatre navires de l'Ifremer, un navire de l'IFRTP, un
navire de l'IRD; la flotte côtière comprend six navires de
façade dépendant du CNRS/Insu, un de l'IRD, trois de
l'Ifremer, un de l'IFRTP. Le Shorn dispose par ailleurs de
navires de recherche qui sont en mesure de participer à des
campagnes nationales.
L'Ifremer utilise la flotte hauturière pour ses recherches :
— sur l'océanographie physique (circulation océanique) ;
-dans le domaine des géosciences marines dans l'objectif
de connaître et d'explorer les fonds océaniques et d'étudier
en particulier les écosystèmes hydrothermaux ;
-dans le domaine du génie océanique, en soutien notamment
à la conception de systèmes d'intervention sous-marine,
aux travaux en offshore profond (comportement hydrodynamique des structures en mer, étude de nouveaux types
de structures), ou pour la fourniture des bases scientifiques et
techniques des zones d'intérêt pour l'exploitation pétrolière
profonde.
L'activité porte également sur les recherches en halieutique
et en environnement côtier avec des navires adaptés.
Le budget annuel de l'Ifremer, de l'ordre de 950 MF, finance
les activités de recherche et celles de soutien et d'appui à la
recherche (administration de la recherche, fonctionnement
de la flotte) en métropole et dans les Dom-Tom.
L'effectif de l'Institut est de 1 700 personnes, y compris les
personnels de sa filiale d'armement de la flotte océanographique, Genavir.
La composante océanographique des travaux du CNRS
nécessite des moyens importants pour la collecte de données
(satellites, navires océanographiques, avions de recherche
atmosphérique), leur traitement informatique et leur interprétation. Les recherches menées au CNRS sur l'océanographie sont confiées principalement au département des
sciences de l'univers et à l'Institut national des sciences de
l'univers (Insu). Elles portent principalement sur l'océan, le
climat et l'environnement planétaire, sur l'étude de la
biosphère marine, sur la dynamique de la terre solide et sur
l'environnement côtier en collaboration avec l'Ifremer. Plus
de quarante laboratoires propres du CNRS et de laboratoires
universitaires associés au CNRS sont impliqués dans ces
recherches. LInsu gère une flotte côtière nationale dont le
budget annuel est évalué à 19 MF (hors salaires et crédits
d'accompagnement pour les campagnes à la mer).
Un réseau national de « stations marines », au nombre de
treize, créé en 1994, est établi sur les côtes françaises et
constitué de laboratoires d'océanographie. Les principaux
thèmes de recherche en sont la biologie des espèces marines,
les écosystèmes marins, la circulation et les flux océaniques,
la chimie des milieux marins, la géologie marine. Quatre de
ces stations sont des observatoires des sciences de l'univers
(Osu).
Les principales universités impliquées dans la recherche
océanographique sont Bordeaux-I, Brest, Marseilie-Il (qui
exerce la cotutelle du Centre océanologique de Marseille
avec l'Insu), Montpellier-II et Paris-VI (qui exerce avec
l'insu la cotutelle de trois Osu).
La dimension spatiale de la recherche océanographique est
assurée par les satellites d'observation de la Terre lancés
par le Centre national d'études spatiales (Cnes) et l'Agence
spatiale européenne (Esa): le satellite franco-américain l'bpexPoseidon. commun à la Nasa et au Cnes, qui, depuis août 1992,
réalise des mesures altimétriques de haute précision; les satellites européens ERS1 et ERS2, lancés par l'Esa, avec une
contribution française importante.
À l'avenir, des participations à plusieurs projets de satellites
sont prévues, notamment : Envisat, programme de l'Esa, qui
effectuera notamment la mesure de la topographie océanique et de la couleur de l'eau \jason 1, successeur de TopexPoseidon, dont le lancement est prévu pour mai 2000.
Les satellites d'observation de la Terre peuvent fournir des
informations sur certains paramètres de surface (hauteur de
la mer, température, vents, vagues, production primaire) et
sur les structures du plancher océanique (dorsales, volcans),
Par leur caractère global, homogène et répétitif, ces mesures
de qualité croissante sont de plus en plus utilisées en association avec les mesures in situ.
Le Shorn, d'un effectif de 885 personnes en 1997, dont 254
navigants, conduit principalement des recherches sur l'océanographie militaire (environnement et phénomènes physiques
Recherche marine
Ce chapitre rassemble des éléments sur les activités des
organismes publics français dans le domaine de la recherche
marine et sur l'océanographie opérationnelle.
1. Organismes de recherche
L'Ifremer, les laboratoires d'océanographie des universités
et du CNRS-Insu, le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shorn) et l'IRD constituent les
principaux organismes scientifiques autour desquels s'organise la recherche océanique et marine. L'Ifremer rassemble
environ la moitié du potentiel humain de recherche et développement au plan national. La recherche océanographique
comprend aussi une composante spatiale avec les satellites
d'observation de la Terre finances par le Cnes, généralement
dans le cadre de coopérations bilatérales ou multilatérales.
L'Ifremer est un Epie qui a pour mission de promouvoir les
recherches fondamentales et appliquées et de développer les
technologies destinées à connaître, évaluer et valoriser les
ressources des océans en vue de leur exploitation.
L'établissement organise sa recherche autour de quatre axes
stratégiques : environnement côtier, exploitation des ressources
vivantes, océan et climat, exploration des grands fonds océaniques.
L'Ifremer est chargé de créer et de gérer des équipements
lourds d'intérêt général : la flotte, les engins sous-marins,
des équipements embarqués, des moyens de calcul et des
moyens d'essais. Il arme des navires hauturiers et côtiers. Au
niveau national, la flotte océanographique hauturière comprend quatre navires de l'Ifremer, un navire de l'IFRTP, un
navire de l'IRD; la flotte côtière comprend six navires de
façade dépendant du CNRS/Insu, un de l'IRD, trois de
l'Ifremer, un de l'IFRTP. Le Shorn dispose par ailleurs de
navires de recherche qui sont en mesure de participer à des
campagnes nationales.
L'Ifremer utilise la flotte hauturière pour ses recherches :
— sur l'océanographie physique (circulation océanique) ;
-dans le domaine des géosciences marines dans l'objectif
de connaître et d'explorer les fonds océaniques et d'étudier
en particulier les écosystèmes hydrothermaux ;
-dans le domaine du génie océanique, en soutien notamment
à la conception de systèmes d'intervention sous-marine,
aux travaux en offshore profond (comportement hydrodynamique des structures en mer, étude de nouveaux types
de structures), ou pour la fourniture des bases scientifiques et
techniques des zones d'intérêt pour l'exploitation pétrolière
profonde.
L'activité porte également sur les recherches en halieutique
et en environnement côtier avec des navires adaptés.
Le budget annuel de l'Ifremer, de l'ordre de 950 MF, finance
les activités de recherche et celles de soutien et d'appui à la
recherche (administration de la recherche, fonctionnement
de la flotte) en métropole et dans les Dom-Tom.
L'effectif de l'Institut est de 1 700 personnes, y compris les
personnels de sa filiale d'armement de la flotte océanographique, Genavir.
La composante océanographique des travaux du CNRS
nécessite des moyens importants pour la collecte de données
(satellites, navires océanographiques, avions de recherche
atmosphérique), leur traitement informatique et leur interprétation. Les recherches menées au CNRS sur l'océanographie sont confiées principalement au département des
sciences de l'univers et à l'Institut national des sciences de
l'univers (Insu). Elles portent principalement sur l'océan, le
climat et l'environnement planétaire, sur l'étude de la
biosphère marine, sur la dynamique de la terre solide et sur
l'environnement côtier en collaboration avec l'Ifremer. Plus
de quarante laboratoires propres du CNRS et de laboratoires
universitaires associés au CNRS sont impliqués dans ces
recherches. LInsu gère une flotte côtière nationale dont le
budget annuel est évalué à 19 MF (hors salaires et crédits
d'accompagnement pour les campagnes à la mer).
Un réseau national de « stations marines », au nombre de
treize, créé en 1994, est établi sur les côtes françaises et
constitué de laboratoires d'océanographie. Les principaux
thèmes de recherche en sont la biologie des espèces marines,
les écosystèmes marins, la circulation et les flux océaniques,
la chimie des milieux marins, la géologie marine. Quatre de
ces stations sont des observatoires des sciences de l'univers
(Osu).
Les principales universités impliquées dans la recherche
océanographique sont Bordeaux-I, Brest, Marseilie-Il (qui
exerce la cotutelle du Centre océanologique de Marseille
avec l'Insu), Montpellier-II et Paris-VI (qui exerce avec
l'insu la cotutelle de trois Osu).
La dimension spatiale de la recherche océanographique est
assurée par les satellites d'observation de la Terre lancés
par le Centre national d'études spatiales (Cnes) et l'Agence
spatiale européenne (Esa): le satellite franco-américain l'bpexPoseidon. commun à la Nasa et au Cnes, qui, depuis août 1992,
réalise des mesures altimétriques de haute précision; les satellites européens ERS1 et ERS2, lancés par l'Esa, avec une
contribution française importante.
À l'avenir, des participations à plusieurs projets de satellites
sont prévues, notamment : Envisat, programme de l'Esa, qui
effectuera notamment la mesure de la topographie océanique et de la couleur de l'eau \jason 1, successeur de TopexPoseidon, dont le lancement est prévu pour mai 2000.
Les satellites d'observation de la Terre peuvent fournir des
informations sur certains paramètres de surface (hauteur de
la mer, température, vents, vagues, production primaire) et
sur les structures du plancher océanique (dorsales, volcans),
Par leur caractère global, homogène et répétitif, ces mesures
de qualité croissante sont de plus en plus utilisées en association avec les mesures in situ.
Le Shorn, d'un effectif de 885 personnes en 1997, dont 254
navigants, conduit principalement des recherches sur l'océanographie militaire (environnement et phénomènes physiques
