données économiques 99 - secteur public
Parmi les sites régulièrement atteints en Bretagne, une
dizaine le sont fortement. Ils sont distribués principalement sut les côtes.
La tendance actuelle des marées vertes reste à la hausse,
comme celle des apports de nitrate. Elle se concrétise par une
atteinte plus importante des plages des sites « mineurs », un
allongement de la durée de présence des masses d'algues à la
côte, et une extension de ces proliférations vers les zones plus
profondes (jusqu'à - 20 m environ).
Bilan de l'évolution interannuelle du ramassage des algues
vertes sur les côtes bretonnes
100 000 r
80 000
60 000
40 000
20 000
- 3,00
- 2.00
1,00
r^cocx>Or-ic\Jo-)^-i_n
C0G000tJlCTiOl(ji(JiOl
UiOlCTidiOlOloiOlOl
Quantitée ramassée (m
3
),
Coût du ramassage (MF).
0.00
en
Source :Ceva.
Outre leurs conséquences écologiques complexes sur l'estran
et l'écosystème benthique, les marées vertes ont des conséquences économiques et sociales : pour le tourisme régional
d'abord, en raison des nuisances engendrées par la libération
dans l'atmosphère de composés volatils soufrés malodorants
et par la gêne physique occasionnée aux loisirs sur le littoral ;
pour les activités conchylicoles ensui te, pat la gène physique
aussi et par les perturbations écologiques engendrées par les
fortes densités de macroalgues.
Les possibilités de valorisation par mécanisation ou compostage de cette biomasse n'ont pas encore fait la preuve de leur
rentabilité économique. Dans l'attente d'une limitation des
flux nutritifs arrivant au littoral, la seule parade reste actuellement le ramassage. Les produits enlevés sont épandus sur
les terres agricoles ou mis en décharge (à partir de 2002,
la réglementation européenne interdira cependant cette
dernière procédure). Après avoir culminé en 1991-1992, le
coût annuel de ramassage tend à se stabiliser autour de 2 MF
pout l'ensemble des départements bretons concernés ; il est
cependant très variable suivant les sites concernés et suivant
les années.
Les dépenses sont engagées par les communes riveraines et
financées par les conseils généraux à hauteur de 80 % dans les
Côtes-d'Armor, et de 60 à 72 9? dans le Finistère selon la
taille de la commune.
2. Lutte contre les pollutions accidentelles
et gestion des déchets
Lutte contre les pollutions marines accidentelles
L'organisation de la lutte contre la pollution marine accidentelle a été mise en place par l'instruction Polmar du
1 2 octobre 1978, mise à jour par une nouvelle instruction
Polmar du 17 décembre 1997, Le dispositif concerne la prévention des pollutions accidentelles (qu'elles soient d'origine terrestre ou marine), la préparation à la lutte permettant d'intervenir rapidement en cas d'accident, et la lutte
elle-même visant à limiter les conséquences des pollutions,
Le déclenchement du plan Polmar donne accès au fonds d'intervention géré par le ministère de l'Environnement pour la
prise en charge de dépenses de personnel et de matériel.
Le dispositif national établit une distinction entre la lutte
contre la pollution en mer er la lutte contre la pollution à
terre.
Le plan Polmar-mer est placé sous l'autorité des préfets
maritimes en métropole et, outre-mer, sous celle des préfets
ou hauts-commissaires ; ces derniers sont assistés des commandants de zones maritimes. Ce plan est coordonné par la
Manne narionale, dont la lutte contre les pollutions marines
est une mission dans le cadre de l'action de l'État en mer.
La Marine est chargée de préparer la lutte contre les pollutions marines :
— en approvisionnant les préfets maritimes de produits et de
matériels de lutte antipollution ;
— en organisant la formation des personnels chargés de la
lutte en mer;
— en faisant effectuer par le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cèdre, cf. infra) les études nécessaires pour
améliorer les techniques spécifiques de lutte contre les
pollutions ;
-en soutenant les opérations de lutte conduites par les
préfets maritimes par la fourniture de moyens ou de produits.
Par ailleurs, la Marine est chargée d'affréter des remorqueurs
d'intervention afin de secourir les navires en avarie avant
qu'ils ne s'échouent et ne causent une pollution. En application des comités interministériels de la mer de 1978 et de
1979, la Marine affrète un remorqueur d'intervention pour
chacune des trois préfectures maritimes. S'y ajoutent trois
bâtiments de soutien de haute mer, remorqueurs affrétés par
la Marine pour ses besoins militaires, mais qui peuvent être
utilisés par les préfets maritimes pour remorquer des navires
en avarie ou lutter contre des pollutions en répandant des
dispersants sur des hydrocarbures.
Parmi les sites régulièrement atteints en Bretagne, une
dizaine le sont fortement. Ils sont distribués principalement sut les côtes.
La tendance actuelle des marées vertes reste à la hausse,
comme celle des apports de nitrate. Elle se concrétise par une
atteinte plus importante des plages des sites « mineurs », un
allongement de la durée de présence des masses d'algues à la
côte, et une extension de ces proliférations vers les zones plus
profondes (jusqu'à - 20 m environ).
Bilan de l'évolution interannuelle du ramassage des algues
vertes sur les côtes bretonnes
100 000 r
80 000
60 000
40 000
20 000
- 3,00
- 2.00
1,00
r^cocx>Or-ic\Jo-)^-i_n
C0G000tJlCTiOl(ji(JiOl
UiOlCTidiOlOloiOlOl
Quantitée ramassée (m
3
),
Coût du ramassage (MF).
0.00
en
Source :Ceva.
Outre leurs conséquences écologiques complexes sur l'estran
et l'écosystème benthique, les marées vertes ont des conséquences économiques et sociales : pour le tourisme régional
d'abord, en raison des nuisances engendrées par la libération
dans l'atmosphère de composés volatils soufrés malodorants
et par la gêne physique occasionnée aux loisirs sur le littoral ;
pour les activités conchylicoles ensui te, pat la gène physique
aussi et par les perturbations écologiques engendrées par les
fortes densités de macroalgues.
Les possibilités de valorisation par mécanisation ou compostage de cette biomasse n'ont pas encore fait la preuve de leur
rentabilité économique. Dans l'attente d'une limitation des
flux nutritifs arrivant au littoral, la seule parade reste actuellement le ramassage. Les produits enlevés sont épandus sur
les terres agricoles ou mis en décharge (à partir de 2002,
la réglementation européenne interdira cependant cette
dernière procédure). Après avoir culminé en 1991-1992, le
coût annuel de ramassage tend à se stabiliser autour de 2 MF
pout l'ensemble des départements bretons concernés ; il est
cependant très variable suivant les sites concernés et suivant
les années.
Les dépenses sont engagées par les communes riveraines et
financées par les conseils généraux à hauteur de 80 % dans les
Côtes-d'Armor, et de 60 à 72 9? dans le Finistère selon la
taille de la commune.
2. Lutte contre les pollutions accidentelles
et gestion des déchets
Lutte contre les pollutions marines accidentelles
L'organisation de la lutte contre la pollution marine accidentelle a été mise en place par l'instruction Polmar du
1 2 octobre 1978, mise à jour par une nouvelle instruction
Polmar du 17 décembre 1997, Le dispositif concerne la prévention des pollutions accidentelles (qu'elles soient d'origine terrestre ou marine), la préparation à la lutte permettant d'intervenir rapidement en cas d'accident, et la lutte
elle-même visant à limiter les conséquences des pollutions,
Le déclenchement du plan Polmar donne accès au fonds d'intervention géré par le ministère de l'Environnement pour la
prise en charge de dépenses de personnel et de matériel.
Le dispositif national établit une distinction entre la lutte
contre la pollution en mer er la lutte contre la pollution à
terre.
Le plan Polmar-mer est placé sous l'autorité des préfets
maritimes en métropole et, outre-mer, sous celle des préfets
ou hauts-commissaires ; ces derniers sont assistés des commandants de zones maritimes. Ce plan est coordonné par la
Manne narionale, dont la lutte contre les pollutions marines
est une mission dans le cadre de l'action de l'État en mer.
La Marine est chargée de préparer la lutte contre les pollutions marines :
— en approvisionnant les préfets maritimes de produits et de
matériels de lutte antipollution ;
— en organisant la formation des personnels chargés de la
lutte en mer;
— en faisant effectuer par le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cèdre, cf. infra) les études nécessaires pour
améliorer les techniques spécifiques de lutte contre les
pollutions ;
-en soutenant les opérations de lutte conduites par les
préfets maritimes par la fourniture de moyens ou de produits.
Par ailleurs, la Marine est chargée d'affréter des remorqueurs
d'intervention afin de secourir les navires en avarie avant
qu'ils ne s'échouent et ne causent une pollution. En application des comités interministériels de la mer de 1978 et de
1979, la Marine affrète un remorqueur d'intervention pour
chacune des trois préfectures maritimes. S'y ajoutent trois
bâtiments de soutien de haute mer, remorqueurs affrétés par
la Marine pour ses besoins militaires, mais qui peuvent être
utilisés par les préfets maritimes pour remorquer des navires
en avarie ou lutter contre des pollutions en répandant des
dispersants sur des hydrocarbures.
