données économiques 99 - secteur public
phénomènes de mortalité anormale (en 1995), de déficit de
croissance (en 1998) ou de qualité (infestation croissante par
le ver Polydora) ont pu être mis en évidence et quantifiés.
Comme le Repamo (cf. ci-dessous), le Rémora, bien qu'à
finalité conchylicole, fournit ainsi des indications sur la
qualité des eaux marines alimentant les élevages.
Le réseau de pathologie des mollusques (Repamo), créé
en 1992, répond en particulier à la directive européenne
91/67 visant à la réglementation et au contrôle sanitaire des
échanges intracommunautaires de mollusques. Le réseau
est actuellement composé de trois cellules de contrôle,
travaillant en concertation, chacune ayant sous sa responsabilité une façade du littoral métropolitain. Il assure : la réalisation des analyses permettant de déterminer le classement
des dix zones littorales françaises suivies en zones de production indemnes ou atteintes de parasites pathogènes pour les
mollusques (Marteilia et Bonamïa) ; une surveillance générale des populations élevées et sauvages de mollusques
bivalves ; l'étude des causes de mortalités anormales ; et le
contrôle des échanges de mollusques intraeuropéens et avec
des pays tiers. En 1998, l'effort global d'analyse sur le littoral
a représenté plus de 20 000 ani maux analysés, dont près de la
moitié dans le cadre d'études de mortalité.
Coûts TTC des réseaux gérés par l'ifremer
RNO Rephy
Rémi Rémora Repamo
Total
Personnel (MF) 4,2
:5,5
3,4
1,5
1,5
21.1
Source : Ifremer, données 1995. Ces chiffres restent valables pour 1996 et 1997.
En 1998, le coût total de l'ensemble des activités de surveillance des milieux côtiers de l'ifremer (coordination de
réseaux nationaux et collaboration aux réseaux régionaux,
outils de gestion des données environnementales) a été de
plus de 66 MF TTC.
Autres réseaux de surveillance
Des réseaux de mesure locaux ont été mis en place à l'échelle
d'estuaires ou de façades littorales de départements. Ils répondent soit à un besoin de données concernant un problème
local comme le programme de surveillance des nutriments
de la région Nord-Pas-de-Calais, ou le réseau des ulves sur
le littoral breton, soit à un besoin de coordination des activités de surveillance à l'échelle régionale comme le réseau
littoral méditerranéen.
Le réseau de « mesures automatisées pour l'environnement
littoral de l'estuaire et de la baie de la Seine » (Marel), développé par l'Ifremer, constitue une approche nouvelle de la
surveillance de la qualité de l'eau, par le moyen de stations
instrumentées autonomes. Le réseau s'attache à mesurer en
continu les paramètres de qualité des eaux et des paramètres
océanologiques et météorologiques, produisant des mesures
à fréquence élevée et rapidement disponibles pour l'utilisateur. Cofinancé par l'agence de l'eau Seine-Normandie, et
inscrit au contrat de plan interrégional du Bassin parisien
1994-1999, ce réseau est aujourd'hui opérationnel. Il est actuellement constitué de quatre stations de surveillance automatisées (une station en estuaire et trois en baie de Seine) et
d'une station régionale de gestion située dans les
locaux de la station Ifremer de Port-en-Bessin.
D'autres acteurs de la surveillance opèrent également au niveau
local. Dans le domaine de la microbiologie sanitaire, en
complément des données du Rémi ou du réseau de baignade,
les Ddass ont en charge la surveillance de la salubrité des
zones de pêche de loisir des coquillages sur l'ensemble des
côtes françaises. Une évaluation de la fréquentation de ces
zones durant les grandes marées de 1997 sur le littoral du
bassin hydrographique Loire-Bretagne a montré que cette
surveillance portait sur 40 % des gisements de coquillages
fréquentés par plus de cent pêcheurs à pied.
Les cellules qualité des eaux littorales (CQEL), mises à la disposition du ministère chargé de l'Environnement par le ministère de l'Equipement, pratiquent une surveillance ponctuelle, par exemple dans les eaux portuaires, ou dans le cadre
du RNO. Les cellules opèrent à la fois des réseaux de routine
et d'alerte, leur mission principale étant la police des eaux,
essentiellement en termes de rejets en mer (pluviaux,
urbains, industriels, agricoles). La logique de cette surveillance
est locale, mais les cellules coordonnent leurs stratégies au
plan national. Le ministère chargé de l'Environnement, maître
d'ouvrage du réseau national de surveillance des ports mantimes (Repom), en a confié la mise en œuvre aux cellules. Ce
réseau a pour objectif d'évaluer et de suivre l'évolution de la
qualité des eaux et des sédiments des bassins portuaires, et
ainsi d'évaluer l'impact des installations portuaires sur le
milieu marin.
Par ailleurs, l'Institut national des sciences de l'univers
(Insu), dans le cadre de son réseau national des stations
marines, a mis en place un « service d'observation en milieu
littoral » (Somlit) pour gérer des acrivités d'observation
pérennisées sur six sites côtiers français.
Évolutions et perspectives des réseaux de surveillance
des eaux côtières
Pour gérer les données des réseaux, l'ifremer a développé une
base de données (Quadrige) et des outils d'édition de statistiques et de cartographie (Aurige). Cet ensemble est compatible avec le format du service d'administration nationale des
données et références sur l'eau (Sandre), élaboré à l'initiative
du réseau national des données sur l'eau (RNDE), auquel
l'ifremer a adhéré en 1997.
Le RNDE est destiné à optimiser la collecte, la gestion et la
valorisation des données sur l'eau au niveau national. Pour
cela, il a créé un certain nombre d'outils, parmi lesquels le
guichet unique, permettant d'obtenir des informations sur
toutes les banques de données existant dans le domaine de
l'eau en France, à la fois sur leur contenu et leurs modalités
d'accès. Le ministère de l'Environnement a assuré les études
et l'investissement préalables à son ouverture, pour un coût
de 600 kF.
phénomènes de mortalité anormale (en 1995), de déficit de
croissance (en 1998) ou de qualité (infestation croissante par
le ver Polydora) ont pu être mis en évidence et quantifiés.
Comme le Repamo (cf. ci-dessous), le Rémora, bien qu'à
finalité conchylicole, fournit ainsi des indications sur la
qualité des eaux marines alimentant les élevages.
Le réseau de pathologie des mollusques (Repamo), créé
en 1992, répond en particulier à la directive européenne
91/67 visant à la réglementation et au contrôle sanitaire des
échanges intracommunautaires de mollusques. Le réseau
est actuellement composé de trois cellules de contrôle,
travaillant en concertation, chacune ayant sous sa responsabilité une façade du littoral métropolitain. Il assure : la réalisation des analyses permettant de déterminer le classement
des dix zones littorales françaises suivies en zones de production indemnes ou atteintes de parasites pathogènes pour les
mollusques (Marteilia et Bonamïa) ; une surveillance générale des populations élevées et sauvages de mollusques
bivalves ; l'étude des causes de mortalités anormales ; et le
contrôle des échanges de mollusques intraeuropéens et avec
des pays tiers. En 1998, l'effort global d'analyse sur le littoral
a représenté plus de 20 000 ani maux analysés, dont près de la
moitié dans le cadre d'études de mortalité.
Coûts TTC des réseaux gérés par l'ifremer
RNO Rephy
Rémi Rémora Repamo
Total
Personnel (MF) 4,2
:5,5
3,4
1,5
1,5
21.1
Source : Ifremer, données 1995. Ces chiffres restent valables pour 1996 et 1997.
En 1998, le coût total de l'ensemble des activités de surveillance des milieux côtiers de l'ifremer (coordination de
réseaux nationaux et collaboration aux réseaux régionaux,
outils de gestion des données environnementales) a été de
plus de 66 MF TTC.
Autres réseaux de surveillance
Des réseaux de mesure locaux ont été mis en place à l'échelle
d'estuaires ou de façades littorales de départements. Ils répondent soit à un besoin de données concernant un problème
local comme le programme de surveillance des nutriments
de la région Nord-Pas-de-Calais, ou le réseau des ulves sur
le littoral breton, soit à un besoin de coordination des activités de surveillance à l'échelle régionale comme le réseau
littoral méditerranéen.
Le réseau de « mesures automatisées pour l'environnement
littoral de l'estuaire et de la baie de la Seine » (Marel), développé par l'Ifremer, constitue une approche nouvelle de la
surveillance de la qualité de l'eau, par le moyen de stations
instrumentées autonomes. Le réseau s'attache à mesurer en
continu les paramètres de qualité des eaux et des paramètres
océanologiques et météorologiques, produisant des mesures
à fréquence élevée et rapidement disponibles pour l'utilisateur. Cofinancé par l'agence de l'eau Seine-Normandie, et
inscrit au contrat de plan interrégional du Bassin parisien
1994-1999, ce réseau est aujourd'hui opérationnel. Il est actuellement constitué de quatre stations de surveillance automatisées (une station en estuaire et trois en baie de Seine) et
d'une station régionale de gestion située dans les
locaux de la station Ifremer de Port-en-Bessin.
D'autres acteurs de la surveillance opèrent également au niveau
local. Dans le domaine de la microbiologie sanitaire, en
complément des données du Rémi ou du réseau de baignade,
les Ddass ont en charge la surveillance de la salubrité des
zones de pêche de loisir des coquillages sur l'ensemble des
côtes françaises. Une évaluation de la fréquentation de ces
zones durant les grandes marées de 1997 sur le littoral du
bassin hydrographique Loire-Bretagne a montré que cette
surveillance portait sur 40 % des gisements de coquillages
fréquentés par plus de cent pêcheurs à pied.
Les cellules qualité des eaux littorales (CQEL), mises à la disposition du ministère chargé de l'Environnement par le ministère de l'Equipement, pratiquent une surveillance ponctuelle, par exemple dans les eaux portuaires, ou dans le cadre
du RNO. Les cellules opèrent à la fois des réseaux de routine
et d'alerte, leur mission principale étant la police des eaux,
essentiellement en termes de rejets en mer (pluviaux,
urbains, industriels, agricoles). La logique de cette surveillance
est locale, mais les cellules coordonnent leurs stratégies au
plan national. Le ministère chargé de l'Environnement, maître
d'ouvrage du réseau national de surveillance des ports mantimes (Repom), en a confié la mise en œuvre aux cellules. Ce
réseau a pour objectif d'évaluer et de suivre l'évolution de la
qualité des eaux et des sédiments des bassins portuaires, et
ainsi d'évaluer l'impact des installations portuaires sur le
milieu marin.
Par ailleurs, l'Institut national des sciences de l'univers
(Insu), dans le cadre de son réseau national des stations
marines, a mis en place un « service d'observation en milieu
littoral » (Somlit) pour gérer des acrivités d'observation
pérennisées sur six sites côtiers français.
Évolutions et perspectives des réseaux de surveillance
des eaux côtières
Pour gérer les données des réseaux, l'ifremer a développé une
base de données (Quadrige) et des outils d'édition de statistiques et de cartographie (Aurige). Cet ensemble est compatible avec le format du service d'administration nationale des
données et références sur l'eau (Sandre), élaboré à l'initiative
du réseau national des données sur l'eau (RNDE), auquel
l'ifremer a adhéré en 1997.
Le RNDE est destiné à optimiser la collecte, la gestion et la
valorisation des données sur l'eau au niveau national. Pour
cela, il a créé un certain nombre d'outils, parmi lesquels le
guichet unique, permettant d'obtenir des informations sur
toutes les banques de données existant dans le domaine de
l'eau en France, à la fois sur leur contenu et leurs modalités
d'accès. Le ministère de l'Environnement a assuré les études
et l'investissement préalables à son ouverture, pour un coût
de 600 kF.
