exceptionnels (eaux colorées, développements d'espèces nuisibles pour la faune marine) ; 2) la protection des consommateurs, assurée par la détection des espèces phytopianctoniques productrices de toxines, et le suivi de ces toxines dans
les coquillages. Le Réphy est constitué d'environ 200 points
de prélèvement échantillonnés régulièrement toute l'année.
Les paramètres mesurés comprennent, outre les espèces phytoplanctoniques et les toxines, des paramètres hydrologiques.
Les résultats des tests de toxicité peuvent, en cas de dépassement de seuils, conduire à une interdiction de vente et de
ramassage de coquillages. En 1998, 19 des secteurs surveillés
ont fait l'objet d'interdictions d'une durée moyenne de
quarante jours.
Le réseau de contrôle microbiologique (Rémi) comprend
un dispositif de surveillance régulière et un dispositif
d'alerte en matière de pollution microbiologique des zones
de production conchylicoles. Il permet la validation continue
du classement de salubrité de ces zones, par l'évaluation des
niveaux de contamination et de leur évolution, mesurés dans
les coquillages. Le réseau est constitué de 360 points de
prélèvement répartis sur plus de 300 zones bénéficiant d'un
classement pérenne. Les niveaux de contamination sont
exprimés en nombre à'Escherichia coli dans 100 g de chair de
coquillage et de liquide intervalvaire, selon les critères fixés
par l'arrêté du 21 mai 1999.
Les zones de production de coquillages sont classées par
arrêté préfectoral, en fonction des niveaux de contamination
observés par le Rémi. Le statut de la zone détermine le traitement de purification à appliquer aux coquillages qui y sont
récoltés.
— Les coquillages issus d'une zone classée A (salubre) peuvent
être récoltés et mis sur le marché directement par un établissement d'expédition agréé.
—Ceux issus de zone B (peu contaminée) doivent être traités
en bassin de purification préalablement à leur mise en marché.
-Les coquillages issus de zone C (fortement contaminée) ne
peuvent être récoltés qu'en vue d'un reparcage de longue
durée en zone de qualité A agréée à cette fin, ou pour une
transformation comprenant un traitement destiné à éliminer les micro-organismes pathogènes.
-L'exploitation des zones D est interdite, quelle que soit la
destination des coquillages.
— Les zones A, B ou C peuvent être déclassées temporairement par le préfet, jusqu'au retour aux conditions précédentes, si les normes sont dépassées pour le statut de la zone
considérée, ou de manière préventive en cas de risque sanitaire particulier (pollutions accidentelles, épidémies).
Au début de 1999, 322 zones géographiques de production
étaient recensées sur le littoral. En tenant compte de l'existence de plusieurs classements selon le groupe de coquillages
concerné (fouisseurs, nonfouisseurs), la classe A s'appliquait
à 116 de ces zones, la classe B à 147 zones, et la classe C à 65
zones. Ce classement est actuellement en cours de révision.
Le réseau mollusques-ressources aquacoles (Rémora)
permet d'évaluer les performances des différents bassins ostréicoles, notamment en termes de rendement biologique de
l'élevage et de qualité des huîtres produites. Lancé en 1993,
il a un fonctionnement qui repose sur l'implantation annuelle, dans les principaux bassins ostréicoles français, de
lots d'huîtres de même origine. Une mesure régulière de la
survie et des poids individuels est effectuée sur les 39 stations
suivies par les laboratoires côtiers de l'Ifremer. L'analyse des
résultats de 1993 à 1998 permet de montrer qu'au-delà des
variations annuelles, fortement liées aux conditions hydroclimatiques, des différences entre secteurs conchylicoles
existent en fonction de la qualité du milieu. Par ailleurs, des
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