70
Réseaux de surveillance opérés par Nfremer
Au niveau national, l'Ifremer apparaît comme l'un des
acteurs principaux de la surveillance continue du milieu littoral, en assurant la gestion de plusieurs réseaux d'observation et de surveillance de la qualité des eaux littorales.
Le réseau national d'observation de la qualité du milieu
marin (RNO) a été mis en place en 1974 par le ministère
chargé de l'Environnement. Coordonné par l'Ifremer pour le
compte du Ministère, ce réseau répond à un besoin de connaissance patrimoniale de l'environnement littoral et s'inscrit
dans les engagements pris par la France au niveau international. En évaluant les niveaux et tendances d'évolution des
concentrations de contaminants dans le milieu marin, ainsi
que des paramètres généraux de qualité des eaux, le RNO
devient la source des données de surveillance que la France
s'est engagée à diffuser à des organisations internationales :
Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem) et
conventions Ospar pour l'Atlantique Nord-Est, convention
de Barcelone pour la Méditerranée. La surveillance des paramètres de qualité des eaux (salinité, tempé-rature, sels nutritifs) porte sur les masses d'eau de onze zones identifiées
comme homogènes. La surveillance des contaminants (métaux
lourds, PCB, PAH, pesticides) s'appuie sur l'analyse des organismes marins (80 points de prélèvements échantillonnés
quatre fois par an) et des sédiments (tous les huit à dix ans).
Cette surveillance a pu déboucher sur des mesures de protection de la santé publique: ainsi, les mesures de contamination par le cadmium de la Gironde et de sa zone d'influence
en mer ont débouché sur l'interdiction d'activités conchylicoles et de dragage d'huîtres sauvages aux fins de reparcage
et de grossissement dans l'estuaire, ainsi que sur la fermeture
de la mine à l'origine de cette contamination. Les données du
RNO servent également au classement des zones conchylicoles
du point de vue de niveaux de contaminants chimiques pour
lesquels des normes existent (mercure, plomb et cadmium).
Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines
(Rephy)aété créé en 1984, suite au développement d'espèces
phytoplanctoniques toxiques sur les côtes françaises. Le Rephy
possède un double aspect patrimonial et d'alerte, puisque ses
objectifs sont : 1) le recensement de toutes les espèces phytoplanctoniques des eaux littorales, ainsi que des événements
y
«vfl
v^
<
-*,
-\~
X
f>
Secteurs touchés par des interdictions de vente
des coquillages pour cause de phycotoxines
-*
^
—»
une ou plusieurs occurrences
une seule occurrence
plusieurs occurrences
plusieurs occurrences
PSP- toxines paralysantes
DSP-toxines diarrhétques
DSP/PSP
Source : Ifremer.
Précédent

- 70/96

Suivant