L'objectif des « Données économiques maritimes 1999» est
de proposer un panorama de l'économie maritime à travers
l'examen de chacune des activités liées à la mer. Le principe
de départ était de réaliser cet examen à partir des informations publiques disponibles. L'objectif nécessite de définir le
périmètre de l'économie maritime, d'adopter un ordre de
présentation systématique des activités, et de structurer
l'information et la description de chacune d'elles.
Le périmètre de l'économie maritime se définit à partir de
principes, mais aussi de contraintes pratiques. Est considérée
comme « liée à la mer » route activité exploitant les ressources
minérales ou vivantes du milieu marin et de son sous-sol, ou
exploitant les propriétés physiques du milieu marin. Est
également liée à la mer une production de biens et services
indispensables au bon fonctionnement des activités exploitantes ou utilisatrices du milieu. Ces trois critères permettent
de répartir l'économie maritime en trois catégories assez
hétérogènes.
La première catégorie comprend la pêche et l'aquaculture
mais aussi l'extraction de matériaux marins (activités du
secteur primaire). La catégorie prend aussi en compte les
services touristiques, qui exploitent les qualités spécifiques
des sites littoraux. Dans la deuxième catégorie on trouve le
transport maritime (flotte de commerce et ports), qui utilise
la mer comme lieu de navigation ; la Marine nationale, pour
les mêmes raisons; la production d'énergie, lorsqu'elle utilise
l'océan comme source froide ; la fabrication-pose de câbles
sous-marins. La troisième catégorie est la plus composite
puisqu'elle peut regrouper la construction navale, le mareiiage, les travaux maritimes et les services financiers (industries de biens et de services liés aux activités précédentes), les
divers services publics : ceux des ministères, de la Marine
nationale pour la sécurité, les organismes de recherche et
développement, les modes de protection de l'environnement
littoral contre les pollutions et l'érosion.
Cette classification n'échappe pas à certaines conventions
pour des raisons pratiques. Nous intégrons l'industrie de
transformation alimentaire parce qu'elle est liée à la filière
des produits de la mer, essentielle pour sa valorisation, et
qu'il est souvent difficile de faire la distinction entre le conditionnement des produits et une élaboration plus coûteuse.
Par ailleurs, nous excluons les zones industrialo-portuaires
de notre investigation. Globalement, l'existence d'un « lien
à la mer » ne permet pas de discriminer facilement les activités à prendre en compte. S'il est simple d'intégrer la pêche
ou la marine marchande à l'analyse, certaines branches ont
des marchés dans le domaine maritime sans que ceux-ci
donnent lieu à l'identification d'une activité spécifique.
La remarque vaut, par exempte, pour certaines industries de
biens d'équipement. D'où la difficulté de parvenir à une
définition des activités maritimes qui permette de faire état
d'informations économiques complètes. D'où également la
nécessité de recourir à un certain arbitraire pour délimiter le
champ d'analyse.
données économiques 99 - secteur industriel
De tout ceci, il résulte notamment que les activités liées
à la mer se répartissent entre activités du secteur marchand
et services publics non marchands. Plus précisément, le plan
de description que nous adoptons ne suit pas la classification
ci-dessus, en fonction des types de « liens à la mer», mais
cherche à se rapprocher, plus classiquement, de la comptabilité nationale : cette entreprise n'est qu'imparfaitement
réalisée en raison des problèmes de définition évoqués
ci-dessus. On examine d'abord le secteur marchand, c'est-àdire les activités du secteur primaire, celle de l'énergie, puis
l'industrie manufacturière et les services aux entreprises et
aux particuliers. On achève le panorama par les services
publics non marchands: Marine nationale, intervention des
services de l'État, protection de l'environnement littoral, recherche marine.
Pour la description de chaque secteur, nous visons un minimum d'homogénéité. Pour les activités marchandes, sont
donnés des chiffres-clés relarifs à la valeur ajoutée et à l'emploi,
puis des informations sur la situation récente et sur les entreprises ; enfin, quand c'est possible, des éléments relatifs aux
perspectives de l'activité. Pour le secteur public non marchand, la description des différentes missions prend une
place relativement importante ; mais l'effort majeur consiste
à systématiser des informations sur les coûts de ces services :
coûts de personnel mais aussi coûts de fonctionnement et
d'investissement: l'information peut s'avérer stratégique,
notamment pour la protection de l'environnement littoral.
Une telle description a ses limites : s'il est simple d'identifier
certaines branches d'activités marchandes comme liées à la
mer (pêche, marine marchande, etc.) et d'obtenir de l'information pertinenre, une description de filières ayant, pour
partie de son activité, des débouchés dans le maritime est en
revanche plus compliquée. La qualité des informations dépend
alors de l'existence — et de la fréquence — d'enquêtes sectorielles, réalisées dans certains cas par la profession (équipement naval) ou des organismes tiers (instrumentation océanographique).
Précisément, la valeur ajoutée de ce document par rapport
aux éditions précédentes des « Données économiques maritimes françaises » tient notamment à l'enquête réalisée pour
l'Ifremer sur le tourisme littoral estival, qui permet d'affiner
les données de consommation Touristique en fonction des
régions littorales et des postes de dépenses.
Par ailleurs, nous faisons état d'une enquête réalisée par la
profession sur l'industrie de l'équipement naval ; nous en tirons
des données, prouvant l'importance de l'activité.
Dans la synthèse qui conclut ce panorama, nous rassemblons
les résultats sur la décomposition du « produit intérieur brut
maritime » et sur l'emploi. Les informations que nous avons
recueillies sur plusieurs années permettent égalementd'envisager l'économie maritime dans son évolution sur une courte
période et d'en tirer quelques enseignements.
de proposer un panorama de l'économie maritime à travers
l'examen de chacune des activités liées à la mer. Le principe
de départ était de réaliser cet examen à partir des informations publiques disponibles. L'objectif nécessite de définir le
périmètre de l'économie maritime, d'adopter un ordre de
présentation systématique des activités, et de structurer
l'information et la description de chacune d'elles.
Le périmètre de l'économie maritime se définit à partir de
principes, mais aussi de contraintes pratiques. Est considérée
comme « liée à la mer » route activité exploitant les ressources
minérales ou vivantes du milieu marin et de son sous-sol, ou
exploitant les propriétés physiques du milieu marin. Est
également liée à la mer une production de biens et services
indispensables au bon fonctionnement des activités exploitantes ou utilisatrices du milieu. Ces trois critères permettent
de répartir l'économie maritime en trois catégories assez
hétérogènes.
La première catégorie comprend la pêche et l'aquaculture
mais aussi l'extraction de matériaux marins (activités du
secteur primaire). La catégorie prend aussi en compte les
services touristiques, qui exploitent les qualités spécifiques
des sites littoraux. Dans la deuxième catégorie on trouve le
transport maritime (flotte de commerce et ports), qui utilise
la mer comme lieu de navigation ; la Marine nationale, pour
les mêmes raisons; la production d'énergie, lorsqu'elle utilise
l'océan comme source froide ; la fabrication-pose de câbles
sous-marins. La troisième catégorie est la plus composite
puisqu'elle peut regrouper la construction navale, le mareiiage, les travaux maritimes et les services financiers (industries de biens et de services liés aux activités précédentes), les
divers services publics : ceux des ministères, de la Marine
nationale pour la sécurité, les organismes de recherche et
développement, les modes de protection de l'environnement
littoral contre les pollutions et l'érosion.
Cette classification n'échappe pas à certaines conventions
pour des raisons pratiques. Nous intégrons l'industrie de
transformation alimentaire parce qu'elle est liée à la filière
des produits de la mer, essentielle pour sa valorisation, et
qu'il est souvent difficile de faire la distinction entre le conditionnement des produits et une élaboration plus coûteuse.
Par ailleurs, nous excluons les zones industrialo-portuaires
de notre investigation. Globalement, l'existence d'un « lien
à la mer » ne permet pas de discriminer facilement les activités à prendre en compte. S'il est simple d'intégrer la pêche
ou la marine marchande à l'analyse, certaines branches ont
des marchés dans le domaine maritime sans que ceux-ci
donnent lieu à l'identification d'une activité spécifique.
La remarque vaut, par exempte, pour certaines industries de
biens d'équipement. D'où la difficulté de parvenir à une
définition des activités maritimes qui permette de faire état
d'informations économiques complètes. D'où également la
nécessité de recourir à un certain arbitraire pour délimiter le
champ d'analyse.
données économiques 99 - secteur industriel
De tout ceci, il résulte notamment que les activités liées
à la mer se répartissent entre activités du secteur marchand
et services publics non marchands. Plus précisément, le plan
de description que nous adoptons ne suit pas la classification
ci-dessus, en fonction des types de « liens à la mer», mais
cherche à se rapprocher, plus classiquement, de la comptabilité nationale : cette entreprise n'est qu'imparfaitement
réalisée en raison des problèmes de définition évoqués
ci-dessus. On examine d'abord le secteur marchand, c'est-àdire les activités du secteur primaire, celle de l'énergie, puis
l'industrie manufacturière et les services aux entreprises et
aux particuliers. On achève le panorama par les services
publics non marchands: Marine nationale, intervention des
services de l'État, protection de l'environnement littoral, recherche marine.
Pour la description de chaque secteur, nous visons un minimum d'homogénéité. Pour les activités marchandes, sont
donnés des chiffres-clés relarifs à la valeur ajoutée et à l'emploi,
puis des informations sur la situation récente et sur les entreprises ; enfin, quand c'est possible, des éléments relatifs aux
perspectives de l'activité. Pour le secteur public non marchand, la description des différentes missions prend une
place relativement importante ; mais l'effort majeur consiste
à systématiser des informations sur les coûts de ces services :
coûts de personnel mais aussi coûts de fonctionnement et
d'investissement: l'information peut s'avérer stratégique,
notamment pour la protection de l'environnement littoral.
Une telle description a ses limites : s'il est simple d'identifier
certaines branches d'activités marchandes comme liées à la
mer (pêche, marine marchande, etc.) et d'obtenir de l'information pertinenre, une description de filières ayant, pour
partie de son activité, des débouchés dans le maritime est en
revanche plus compliquée. La qualité des informations dépend
alors de l'existence — et de la fréquence — d'enquêtes sectorielles, réalisées dans certains cas par la profession (équipement naval) ou des organismes tiers (instrumentation océanographique).
Précisément, la valeur ajoutée de ce document par rapport
aux éditions précédentes des « Données économiques maritimes françaises » tient notamment à l'enquête réalisée pour
l'Ifremer sur le tourisme littoral estival, qui permet d'affiner
les données de consommation Touristique en fonction des
régions littorales et des postes de dépenses.
Par ailleurs, nous faisons état d'une enquête réalisée par la
profession sur l'industrie de l'équipement naval ; nous en tirons
des données, prouvant l'importance de l'activité.
Dans la synthèse qui conclut ce panorama, nous rassemblons
les résultats sur la décomposition du « produit intérieur brut
maritime » et sur l'emploi. Les informations que nous avons
recueillies sur plusieurs années permettent égalementd'envisager l'économie maritime dans son évolution sur une courte
période et d'en tirer quelques enseignements.
