Conclusion
Dans le golfe de Gascogne, les deux principales zones de p roduction sone la Bretagne
(130 000 con nes pour une valeur de
1,882 m illiard de francs en 1997) er la
Gal ice (398 000 connes pour 3,974 milliards de francs en 1995 ). Encre ces pôles
d 'accivicé hali eutique prédominants, le lirroral aquitain et a fortiori les porcs du quartier maritime de Bayonne occupent un e
place modeste avec, pour ces derniers, un
peu moins de 9 000 connes pour une valeur
de 92 millions de francs en 1997 . La floccille de ce quartier se caractérise par un
nombre élevé de com porcemenrs de pêche,
allant de l'acci vicé des thoniers bolincheurs
aux métiers du chal ur en passanc par le fi lee,
la palangre. Jusq u'au début des ann ées
quatre-vingt-dix, les zones de pêche prospeCtées éraienc essentiellement côtières à
proxi mité des ports de rattachement pour
les unités appartenant aux petits métiers er
dépassa ien t rarement la latitude 46° N
pour les métiers du chal ur (pêche du me rlu
er d es thons pri ncipalement). L'ensemble de
la production des navires du quartier éraie
dans le même temps principalement vendu
dans les ports de ce même quart ier.
Vers le milieu de la décenn ie er à l'instar de
l'ensemble du secteur de la pêche française,
les pêches basques so nr con fronrées à la
< sonr la diminution de la ressource (d isponibilité biologique ou rég lementaire) er celle
des prix sous l'effet de l' inrernarionalisarion
des échanges en matière de produits de la
mer. L'analyse des éléments présentés dans
ce document permet de co mprendre au
niveau local les répercussions de cette crise
er les premi ères réactions des producteurs.
Pour les unités en p lace, cela a cond uit à une
gestion p lus fine des charges de fonct ionnement (principaux postes rouchés : encrerien-réparation, matériel. .. ), à la recherche
d'aurres ports proposant des prix er des services plus arrracrifs (cas du port de Pasajes
en Espagne donc la reprise récente repose sur
une démarche dynamique de récupération
de productions de navires de porcs extérieurs
er en parciculier français) er à la diversification des métiers pratiqués. Pour les petits
métiers inféodés à la bande côtiè re, cen e
diversification consiste principalement en le
développement d 'une pêche de l'algue à la
drague effecruée à la côre. Pour les uni rés de
Commercialisation des produits de la mer
raille supérieure, cela peur consist er en la
prospection un peu plus large des zones de
pêche mais, surtout, en l'apparition d 'une
pêche dirigée sur le maquereau au mois de
mars-avril ec localisée dans le rectang le statistique 17E8 principalement (pour tenter
de pallier l' interdiction de la pêche de l'anchois au chalut pélagique au printemps) er,
p lus accessoi remenr, en l'apparition d ' une
pêche au chalut de fond à grande ouverture
(die chalut « Naberan >>).
Parallèlement à ces réactions des uni tés en
p lace, les difficultés économiques d 'armemenes français er 1 'âge élevé de certains
patro ns one favorisé le développement de
nouveaux comportements de pêche usuellemene regroupés sous le nom d'unités mixtes
<< franco-espagnoles ». Le quartier mari cime
de Bayonne est particu lièrement concerné
par ce phénomène puisqu'il compte 44 unirés de ce t ype en 1997 . Ces navires sont
armés au chalut ou au fi ler (baudroie, merl u)
er rravaill enc rég ulièrement jusqu'en mer
d'Irlande. Mais, surcour, leur mode de fonctionnement ne repose pas, à la d iffé rence de
la majorité des aurres unités du quartier, sur
l'appartenance à un port de ranachemenc.
Jusqu'en 1997, leur acti vité économique ne
profite pas aux s tructures locales puisque
leurs productions sone vendues en Espag ne
(Pasajes, Ondarroa, Saman der . .. ) ou sur
La Rochelle, les marins sont major itairemene de nationalité espag nole er résidenr
ourre Bidassoa er les services sone effectués
au niveau des bases avancées en Irlande ou
dans les ports espag nols.
Ces comportements ont de forces répercussions sur l'accivicé des structures locales à
cerre (telles que les criées) er des entreprises
de mareyage er remecrenr en q uestio n le
fonctionnement actuel de la fil ière pêche
basq ue. Pour aider au maintien de cerre acriviré localement, il apparaît alors nécessaire
d 'analyser les srruccures de commercialisarion en place et les comportements er stratég ies développés par les acteurs de la fi lière.
Cerre démarche doit être menée sur les porcs
aquirai ns mais, également, prendre en compte les stratégies adoptées par les aurres sires
de production donc l'acriviré esc liée à celle
des navires du quartier. Ce travail fa ir l'objet
d 'une étude pl us large sur la filière pêche en
Aquiraine et au nord de l'Espagne er le doCLImenr est sorti en janvier 1999.
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