Les pêches basques et sud-landaises
L'algue rouge
(Gelidium sesquipedale )
Éléments de biologie
L'algue rouge a besoin, pour se développer,
d 'un hydrodynamisme élevé. Sur la portion
carrog raphiée entre la baie d' H endaye er
B iarrit z, la ropographie d u fond entraîne
des variations importantes quant à la présence er à la densité d u GefidÎI1111. Contrairement à ce q ui avait éré avancé, il n'existe
pas de peuplement homogène couv rant une
grande superficie. Les zones les plus d enses
se trouvent généralement emre l er 5 rn de
profondeur er som forte ment agi rées. À des
p rofondeu rs p lus im portances, les peuplements colonisent pri ncipalement la partie
su périeure des crêtes rocheuses (zones soumises aux plus fortes turbulences) caraCtéristiques des fonds de la région (Kaas & Barbaroux, 1998).
La densi té des peuplements peur atteind re
6 kg/m
2 sur les sires les p lus denses en aoûtseptembre et tomber à 1,8-3 kg/m
2 en janvier-février (ce qui représente une pene de
biomasse comprise emre 50 er 70 %).
En raille, les plants de Gelidim11 sesq11ipedafe
peuvent atteindre u ne ci nquantaine de cent imètres, mais les classes modales se situent
généralement aurour d'une trenta ine de
centimètres début septembre pour s'établir
à moins d 'une vi ngtaine de cenri mècres à la
fin de l'hiver.
La reproduction de 1 'espèce esc essenriellemenr assurée par le bouturage. Les peries
fragments arrachés aux plants en p lace vont
se nicher dans les anfracruosirés des rochers.
Ils développent alo rs des rhizi nes qui leur
permerrenr de s'accrocher er de fo rmer de
nouveaux planes.
Contraintes d'exploitation et perspectives
d'évolution de l'abondance des stocks
Les champs d 'algue rouge s'étendant em re
la Bidassoa er l'Adour som exploités par
ramassage des plants arrachés par les vagues
er la houle lors des tempêtes er q ui viennent
s'échouer sur les plages. D epui s 1995, les
navires de pêche participent également à
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cerre acrivi cé en exploitant les algues dérivanres dans la baie de Saine-Jean-de-Luz er
à proximité des plages de la côte. La récolte
ann ue lle de cerre a lgue esc estimée emre
2 000 er 2 500 r. E ll e fourn ie par extract ion
un phycol loïde de grande qualité, l'agaragar, qu i t rouve des applicat io ns dans
nombre de branches ind ustrielles, essentiellement dans les domaines alimentaire, pharmaceutiq ue er analyt iq ue. En France, u ne
seule société produit de l'agar-agar. Basée à
H endaye, cerre entreprise (Sobigel) esc une
fi liale d'un g roupe espag nol (H ispanagar).
L'introduction récente d'un nouveau système
d 'exploitation basé sur la coupe des algues
sur pieds effectuée par des p longeurs pose
un problème nouveau car il devient nécessaire d 'estimer les capaci tés de prod uct ion
du rn i 1 ieu er de p rend re en corn pre la
conservatio n de la ressource. L'Ifremer rrava ille acruellemenr sur l'estimation de la
biomasse exploitable de cette algue sur la
côre basq ue. Les pre m iers éléments indi -
quent q ue, avec l'omilmilisé, environ 60 à
65 % de la biomasse présente esc prélevée.
Une récup érat ion en cerm e de densi t é esr
obtenue au bour de six mois (Kaas & Barbaroux, 1998). En 1996, la coupe de l'alg ue
aéré sroppée au mois d'aoCtr. Aussi, les connages réalisés pour cerce même année par les
plonge urs n'ont donc pas apporté de modifications sensibles au mi li eu pour ce qui
concerne la régénérat ion des peu plements
d 'algues rouges d u genre Gelidi11111. Au terme
de cette année d 'observation , on peur penser
que l' ut ilisation plus ou moi ns rude de l'ouri ! de coupe, peur entraîner des dég radarions importantes au substrat. L'optique
d ' une exploitation plus intense er la
recherche de rendements plus élevés risquent d 'accroî tre les dégradarions er donc de
remettre en cause la pérennité des peup lemenes (Kaas & Barbaroux, 1998).
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