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RÔLE DU CLIMAT
- le "petit âge glaciaire" de 1550 à 1700 dont la phase finale s'est étendue au XVIII
e siècle,
- l'amélioration du climat à partir du XIX
e siècle.
En comparant l'amélioration des conditions climatiques du XX
e siècle et le fait que le réchauffement des
hautes latitudes soit lié à l'augmentation de la circulation générale au-dessus de l'Atlantique, on pense qu'il y a une
analogie avec les conditions climatiques du "petit optimum". Cette époque de correspondrait à une période où le
passage des anticyclones aurait eu lieu très près des pôles (Cushing, 1982).
D'après cet auteur, le climat plus frais qui sévit à la fin du Moyen Age, de 1300 à 1550 apporte des étés plus
humides et des hivers plus froids. On observe l'avancée des glaciers en Islande, en Norvège, dans les Alpes et les
routes maritimes avec le Groenland sont abandonnées.
La période suivante correspond au "petit âge glaciaire" qui s'est fait sentir en fait jusqu'en 1800. Les
températures ont été plus basses à toutes les saisons, elles étaient inférieures en moyenne de 1° en hiver et de 0°5 en
été. Le temps est devenu plus variable, le gel des rivières est observé en Hollande et en France ainsi que l'avancée des
glaciers alpins. La persistance des glaces flottantes sur les côtes d'Islande a duré aussi beaucoup plus longtemps
(fig. 30 et 31). Ce climat était caractérisé par une fréquence des anticyclones au nord de 60° N et des vents de nord-est
et sud-est sur l'Europe au sud de cette latitude (Lamb, 1982). C'est aussi un climat provoqué par une situation
anormale, bloquée, donnant des vents de nord sur l'Islande, la Scandinavie et les Iles Britanniques. Le "petit âge
glaciaire" aurait été le dernier refroidissement de l'Holocène, ceux-ci se produisant tous les 2 à 3 000 ans selon Grove
(1988).
A partir de 1800, s'installe une petite période froide due aux variations solaires et à une réduction du temps
d'insolation. Vers 1880, on constate une augmentation du nombre de jours de vent d'ouest (Cushing, 1978).
A partir du XX
e siècle débute une tendance au réchauffement, l'augmentation globale des températures est
due à la présence des anticyclones près des pôles, de 1900 à 1920. La décroissance du nombre de jours de vent
d'ouest se fait sentir de 1920 à 1930. Entre 1940 et 1970 la température tend à diminuer de 0,3°C, revenant au niveau
de 1880 (Mason, 1976), puis, de nouveau un réchauffement se produit qui se poursuit encore de nos jours (fig. 32).
HYDROLOGIE DE L'ATLANTIQUE DU NORD-OUEST
Dans cette zone on observe le mouvement de deux masses d'eau :
- le courant arctique constitué d'eau polaire, descend vers le sud, le long de la Terre de Baffin et se
transforme en courant du Labrador après s'être étoffé de l'eau dessalée provenant de la fonte des glaces et d'une
branche issue du courant du Groenland occidental,
- le courant du Groenland occidental, dirigé vers le nord, remonte le long de la côte du Groenland. Ce courant
résulte de la rencontre, aux abords du Cap Farwell, de masses d'eau d'origine arctique qui longent la côte orientale du
Groenland et d'une branche de la dérive nord-atlantique ou Gulf Stream qui s'incurve vers l'ouest au sud de l'Islande et
que l'on appelle courant d'Irminger (Dupouy et Leroy, 1981).
Au sud, entre 40° et 50°N, se trouve la branche principale du Gulf Stream qui remonte vers l'Europe (fig. 33
et 34).
Autour de Terre-Neuve se retrouve donc l'eau polaire du courant du Labrador et l'eau atlantique qui est une
eau de mélange originaire en partie du Gulf Stream et que l'on appelle aussi "eau de pente" qui tend à remonter vers le
nord. En outre, le réchauffement solaire entraîne une variabilité saisonnière de la température des eaux superficielles et
selon l'importance de la fonte des glaces provenant des icebergs, l'eau polaire est plus ou moins importante au niveau
de Terre-Neuve.
Le détroit de Danemark, entre le Groenland et l'Islande, est parcouru par deux grands courants : le courant
arctique très froid, venant du nord, qui descend le long de la côte est du Groenland et le courant d'Irminger, moins froid,
issu de la dérive nord-atlantique.
A l'ouest de l'Islande, la mer est donc parcourue par le courant d'Irminger qui se dirige ensuite vers la côte
est du Groenland, entraînant vraisemblablement des organismes planctoniques tels que des oeufs et des larves de
poissons (fig. 33 et 34). Le courant du Groenland est, longe le Cap Farvel puis remonte la côte ouest et devient alors le
courant du Groenland ouest. Les eaux marines de ce pays sont à l'extrême limite des possibilités d'existence, une
variation de température de la mer de 1°C exerce une influence capitale sur les possibilités de survie (Christiansen,
1969).
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