SOURCES DES DONNÉES ET MÉTHODE SUIVIE
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SOURCES DES DONNÉES ET MÉTHODE SUIVIE
Les données proviennent essentiellement d'archives, de correspondances et d'inventaires effectués sous
l'Ancien Régime. L'ouvrage en trois volumes de La Morandière, (1962), a été une source de données pour tous les
ports morutiers au cours des trois premiers siècles. D'autres ouvrages ont fourni également selon chaque port (tab.1).
Au XVI
e siècle les données sont très incomplètes. Les seules qui soient généralement connues sont le
nombre des bateaux et les quantités pêchées, celles-ci étant plus estimatives qu'exactes. L'origine de ces données est
souvent dans les registres de Tabellionnage (notaires).
Au XVII
e siècle, c'est l'essor de la "Grande Pêche", la plupart des ports arment à la pêche morutière. Les
renseignements viennent alors aussi des notaires qui effectuent des prêts à "la grosse aventure". Les minutes notariales
et les registres de Tabellionnage sont les principales sources de données où sont indiqués le nom du bateau, le
tonnage, le nombre de marins etc..
Au XVIII
e siècle, les registres sont encore de précieux renseignements. En outre, des "Inventaires"
systématiques apportent des indications sur le nombre de morutiers de chaque port. Le premier avait été organisé par
Colbert en 1664, il est suivi de ceux de Le Masson du Parc, Inspecteur Général des Pêches de 1723 à 1727 et de
Sicard, Inspecteur Général des Pêches en 1729. Ces données sont cependant très ponctuelles.
Aux XIX
e et XX
e siècle, les documents chiffrés viennent principalement des Archives Nationales, des Annales
de la Marine puis, à partir de 1865, des Statistiques de Pêches qui donnent des chiffres fiables, mais parfois incomplets.
Ainsi, les valeurs des ventes de morue avant 1860 sont très rares et le tonnage des morutiers entre 1915 et 1950
manque complètement.
Les sources suivantes ont été exploitées : thèses, périodiques d'histoire ou de géographie, Archives
Nationales à Paris, Archives départementales de Nantes et de Rennes, Archives de la Marine à Vincennes,
bibliothèques de I'IFREMER, Centre Culturel Canadien etc..
De nombreux renseignements proviennent également d'auteurs français et étrangers, notamment anglais, qui
se sont penchés sur cette pêche prodigieuse et sur l'impact qu'elle a eu dans la vie des Français au cours des siècles
passés.
D'une façon générale, les données anciennes ne peuvent que sous-estimer la réalité des faits, ce sont des
valeurs estimatives qui donnent un ordre de grandeur des pêches, et sont bien différentes de données scientifiques.
En outre, les données collectées pendant des périodes de guerre sont très partielles et des incidents comme
l'incendie de Bayonne en 1558 ont été la cause de destruction d'archives.
Les données les plus fiables que nous avons pu récolter au XVI
e siècle par port sont essentiellement les
nombres de morutiers partis en pêche. A cette époque, le tonnage des bateaux et les quantités de morues pêchées
sont peu connus. Aussi, afin de disposer de séries chronologiques les plus complètes possibles, nous avons estimé, à
chaque siècle, le tonnage moyen d'un morutier. Pour cela, nous sommes partis d'un nombre connu de bateaux dont
nous avions les tonnages réels correspondants, et nous en avons déduit le tonnage moyen d'un morutier, sa production
estimée en quintaux (valeur ancienne) et en tonnes métriques (tab. 3).
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