A l’instar du premier scénario, l’injection de 36 unités de pêche entre 2007 et 2013 aboutit à
des appréciations identiques sur la pêcherie sardinière de Bou-Ismail et d’El-Djemila. Les
mêmes tendances se poursuivent, et parfois s’aggravent, jusqu’en 2025.
Cette situation de surcapacité favorise indéniablement la surexploitation des stocks et vient
remettre en question l’ensemble des approches qui ont été effectuées par Mouhoub en 1986 sur
la baie de Bou-Ismail, signifiant que le stock de la sardine était en état de sous-exploitation et
permettait à cette époque, une marge à l’augmentation de l’effort de pêche qui semble être, 20
ans plus tard, dépassée.
La course aux poissons devient plus importante avec les nouveaux bateaux; dans un premier
temps, la différence ne se perçoit pas car les 108 bateaux captent la quote-part habituelle de
sardines; mais, le renouvellement de la biomasse ne suit pas le rythme de pêche et se répercute
sur les niveaux de production. Les recettes suivent l’évolution des captures car elles ne sont que
leur valeur monétaire.
La flottille additionnelle rallonge de façon structurelle, les coûts totaux de production qui
suivent la cadence de pêche. La dépréciation du matériel et donc son entretien et son
amortissement, le remboursement des crédits sont autant de charges qui croissent couramment
dans le temps, même si elles n’étaient pas importantes à un certain moment (exonération
d’impôts les premières années d’investissement, délai de remboursement retardé, moins
d’entretien pour l’outil neuf).
Les profits des pêcheurs enregistrent une propension dégressive car ils subissent les
conséquences de la stagnation relative des recettes et l’augmentation des coûts.
La politique d’augmentation des effectifs du parc naval (toutes catégories confondues) ne
semble pas judicieuse; en effet, les conséquences sur la biomasse, se traduisent par un
déséquilibre biologique dans la reconstitution des stocks, sans pour autant améliorer les
conditions économiques des professionnels qui ne voient pas leurs revenus s’élever. Au
contraire, la situation économique des pêcheurs s’aggrave avec le risque de les voir sacrifier le
long terme aux impératifs de la rente immédiate. Ce qui est confirmé par le scénario 4 qui
prévoit une incapacité du stock à se renouveler face à la pression qui lui sera exercée.
En outre, la production sardinière reste à peu près au même niveau primaire de l’année 2005 et
donc pratiquement sans conséquence notable sur l’amélioration du ratio alimentaire en produits
de la pêche pour le consommateur.
Pire encore, le renforcement du parc flottant par un nombre, même moindre, mais de bateaux à
forte puissance motrice, accentue les méfaits. La biomasse totale et la biomasse féconde
diminuent bien plus fortement et le taux de mortalité est accentué sur le long terme. Injecter des
des appréciations identiques sur la pêcherie sardinière de Bou-Ismail et d’El-Djemila. Les
mêmes tendances se poursuivent, et parfois s’aggravent, jusqu’en 2025.
Cette situation de surcapacité favorise indéniablement la surexploitation des stocks et vient
remettre en question l’ensemble des approches qui ont été effectuées par Mouhoub en 1986 sur
la baie de Bou-Ismail, signifiant que le stock de la sardine était en état de sous-exploitation et
permettait à cette époque, une marge à l’augmentation de l’effort de pêche qui semble être, 20
ans plus tard, dépassée.
La course aux poissons devient plus importante avec les nouveaux bateaux; dans un premier
temps, la différence ne se perçoit pas car les 108 bateaux captent la quote-part habituelle de
sardines; mais, le renouvellement de la biomasse ne suit pas le rythme de pêche et se répercute
sur les niveaux de production. Les recettes suivent l’évolution des captures car elles ne sont que
leur valeur monétaire.
La flottille additionnelle rallonge de façon structurelle, les coûts totaux de production qui
suivent la cadence de pêche. La dépréciation du matériel et donc son entretien et son
amortissement, le remboursement des crédits sont autant de charges qui croissent couramment
dans le temps, même si elles n’étaient pas importantes à un certain moment (exonération
d’impôts les premières années d’investissement, délai de remboursement retardé, moins
d’entretien pour l’outil neuf).
Les profits des pêcheurs enregistrent une propension dégressive car ils subissent les
conséquences de la stagnation relative des recettes et l’augmentation des coûts.
La politique d’augmentation des effectifs du parc naval (toutes catégories confondues) ne
semble pas judicieuse; en effet, les conséquences sur la biomasse, se traduisent par un
déséquilibre biologique dans la reconstitution des stocks, sans pour autant améliorer les
conditions économiques des professionnels qui ne voient pas leurs revenus s’élever. Au
contraire, la situation économique des pêcheurs s’aggrave avec le risque de les voir sacrifier le
long terme aux impératifs de la rente immédiate. Ce qui est confirmé par le scénario 4 qui
prévoit une incapacité du stock à se renouveler face à la pression qui lui sera exercée.
En outre, la production sardinière reste à peu près au même niveau primaire de l’année 2005 et
donc pratiquement sans conséquence notable sur l’amélioration du ratio alimentaire en produits
de la pêche pour le consommateur.
Pire encore, le renforcement du parc flottant par un nombre, même moindre, mais de bateaux à
forte puissance motrice, accentue les méfaits. La biomasse totale et la biomasse féconde
diminuent bien plus fortement et le taux de mortalité est accentué sur le long terme. Injecter des
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