pour améliorer l’activité de pêche, soulève la question de l’adaptation de l’effort de pêche
(effectifs de bateaux) aux capacités des stocks halieutiques existants. En ce sens, comment
obtenir le maximum de profit économique, politique et social sans pour autant excéder le
potentiel biologique exploitable ? Autrement dit, comment trouver le meilleur compromis entre
la ressource halieutique et son exploitant ?
A l’instar de pays méditerranéens et mondiaux, des éléments de réponse à cette problématique
de régulation des pêcheries nationales, peuvent être apportés par une gestion plus intégrée,
basée notamment, sur des modèles bioéconomiques relativement fiables et performants. Cette
approche arrive à déterminer le "taux optimal d'extraction", par l’ajustement de la productivité
du stock halieutique à l’intensité de son exploitation.
La modélisation bioéconomique est un outil de convergence interdisciplinaire qui précise le
rapport entre le volume des prises avec la taille du stock exploitable et l’effort consenti par les
pêcheurs. Un programme tel que MEFISTO permet de tester les effets potentiels d’un choix
décisionnel sur la cohérence d'hypothèses de comportements, en interaction, des individus et
de la nature ; de laisser évoluer ces interactions et de traduire les évolutions.
MEFISTO a fait l’objet d’application sur la pêcherie de petits pélagiques de la région centre de
l’Algérie, en l’occurrence les baies de Bou Ismail et d’El Djemila.
L’année de référence t0 est représentée dans le modèle par l’exercice 2005; ce choix s’impose
par la disponibilité des données surtout biologiques. Les études clôturant l’année, sur la biologie
et la dynamique des populations exploitées de petits pélagiques, principalement la sardine
(Sardina pilchardus) des côtes algéroises, remontent au milieu des années 1980, depuis aucune
actualisation n’a été réalisée jusqu’en 2003/2004. En 2013, deux nouvelles compagnes
d’évaluation sont lancées, mais les résultats n’ont toujours pas été communiqués.
2.5.2.2.1. Résultats
La première étape de l’analyse s’illustre par la construction de la base de données biologique
en remplissant les feuilles Espèces, Cohorte, Interaction et Recrutement.
A partir de la série annuelle des échantillons de poissons prélevés par le CNRDPA, la courbe
qui relie les deux variables taille (LT) et poids (WT) est tracée (sous Excel) afin d’estimer la
croissance en poids et la croissance individuelle de la sardine (Fig. 22), selon l’équation :
WT = a .LT
b .
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Economie des pêches - 81/99

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