Le modèle fonctionne étape par étape, et l'unité de temps doit être définie. Une description plus
détaillée du modèle MEFISTO est donnée par Lleonart et al.(2003).
Dans les faits, ce programme offre la possibilité de reproduire les conditions dans lesquelles
évolue l’activité de pêche, dans l’objectif d’effectuer des projections et des simulations de
stratégies de différentes alternatives de gestion. Il améliore la compréhension des mécanismes
par lesquels le système de pêche fonctionne, propose différentes options de gestion à différents
termes; et anticipe les risques de décision. Cet outil s’intéresse principalement à la gestion par
limitation de l'effort de pêche sous différents procédés.
2.5.2. Application à la pêcherie sardinière de la région Centre de l’Algérie
2.5.2.2.1. Problématique
Pays riverain de la Méditerranée, l’Algérie dispose d’une façade maritime de 1600 kilomètres
de ligne de côtes. Cette dernière recèle de ressources halieutiques diverses (petits pélagiques,
mollusques, démersales, crustacés et grands pélagiques), de potentialités de pêche qui s'étale
sur 9,5 millions d'hectares et un stock halieutique évalué à 500 000 tonnes dont plus de 220 000
exploitables. Les petits pélagiques représentent 80% de ce potentiel halieutique. Ce taux confère
à l’Algérie, le titre de premier producteur à l’échelle de la Méditerranée (90.000 tonnes en
moyenne entre 2000-2008), avec une contribution de 27% de poissons bleu (une contribution
de 12% des captures totales méditerranéennes).
Néanmoins, le secteur de la pêche en Algérie, longtemps marginalisé, conquière une place
parmi les autres branches de l’économie nationale après la création, en décembre 1999, du
Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques (MPRH, MADRP actuellement). Il se fixe
comme objectifs la contribution à la sécurité alimentaire par l’augmentation de la production
halieutique, la création d’emplois par la promotion de l’investissement ; et la préservation de la
ressource biologique par l’exploitation rationnelle et responsable. Ainsi, le MPRH entreprend
dans le renouvellement de la flottille, la construction d’infrastructures portuaires, la formation
et le perfectionnement des gens de la mer. Des programmes de développement se succèdent,
alors que la chute structurelle des niveaux de production halieutique depuis 2010 s’accompagne
d’un renchérissement constant du poisson sur les étals. Cependant, cette élévation soutenue des
prix de cession du poisson risque à terme, d’atteindre ses limites de compensation des pertes
des niveaux de production et par conséquent, grever la rentabilité des unités de pêche.
Un déséquilibre apparait de fait, entre les aspirations des gestionnaires du secteur et des
professionnelles soucieux de rentabiliser leur entreprise ; et les conditions naturelles de la
ressource marine. La nécessité d’ajustements de la gestion actuelle des pêcheries algériennes
détaillée du modèle MEFISTO est donnée par Lleonart et al.(2003).
Dans les faits, ce programme offre la possibilité de reproduire les conditions dans lesquelles
évolue l’activité de pêche, dans l’objectif d’effectuer des projections et des simulations de
stratégies de différentes alternatives de gestion. Il améliore la compréhension des mécanismes
par lesquels le système de pêche fonctionne, propose différentes options de gestion à différents
termes; et anticipe les risques de décision. Cet outil s’intéresse principalement à la gestion par
limitation de l'effort de pêche sous différents procédés.
2.5.2. Application à la pêcherie sardinière de la région Centre de l’Algérie
2.5.2.2.1. Problématique
Pays riverain de la Méditerranée, l’Algérie dispose d’une façade maritime de 1600 kilomètres
de ligne de côtes. Cette dernière recèle de ressources halieutiques diverses (petits pélagiques,
mollusques, démersales, crustacés et grands pélagiques), de potentialités de pêche qui s'étale
sur 9,5 millions d'hectares et un stock halieutique évalué à 500 000 tonnes dont plus de 220 000
exploitables. Les petits pélagiques représentent 80% de ce potentiel halieutique. Ce taux confère
à l’Algérie, le titre de premier producteur à l’échelle de la Méditerranée (90.000 tonnes en
moyenne entre 2000-2008), avec une contribution de 27% de poissons bleu (une contribution
de 12% des captures totales méditerranéennes).
Néanmoins, le secteur de la pêche en Algérie, longtemps marginalisé, conquière une place
parmi les autres branches de l’économie nationale après la création, en décembre 1999, du
Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques (MPRH, MADRP actuellement). Il se fixe
comme objectifs la contribution à la sécurité alimentaire par l’augmentation de la production
halieutique, la création d’emplois par la promotion de l’investissement ; et la préservation de la
ressource biologique par l’exploitation rationnelle et responsable. Ainsi, le MPRH entreprend
dans le renouvellement de la flottille, la construction d’infrastructures portuaires, la formation
et le perfectionnement des gens de la mer. Des programmes de développement se succèdent,
alors que la chute structurelle des niveaux de production halieutique depuis 2010 s’accompagne
d’un renchérissement constant du poisson sur les étals. Cependant, cette élévation soutenue des
prix de cession du poisson risque à terme, d’atteindre ses limites de compensation des pertes
des niveaux de production et par conséquent, grever la rentabilité des unités de pêche.
Un déséquilibre apparait de fait, entre les aspirations des gestionnaires du secteur et des
professionnelles soucieux de rentabiliser leur entreprise ; et les conditions naturelles de la
ressource marine. La nécessité d’ajustements de la gestion actuelle des pêcheries algériennes
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