 Une répartition de l’effort de pêche telle qu’aucun accroissement du rendement ou
aucune réduction du coût ne puisse être obtenue par modification des zones et périodes
de pêche.
Malheureusement, ces mêmes auteurs, avouent que les conditions d’application de ces critères
sont rarement rassemblées. Car, pour Beddington et Rettig, (1984) fréquemment, les
préoccupations politiques et administratives, en terme de lutte contre le chômage, les faillites
ou encore les diminutions des revenus prennent l’ascendant sur le respect strict des règles
énumérées.
Selon les auteurs précités, l’aspect social de l’aménagement tient dans le fait de réduire les
conflits au sein des groupes d’exploitants, privilégier certains statuts de pêcheurs par rapport à
d’autres (pêche vivrière contre pêche sportive, artisanale contre industrielle, consommateurs
contre producteurs,…), veiller au traitement loyal et équitable entre acteurs et au respect de
certaines valeurs culturelles.
Sous l’angle de vue politique, le but recherché par l’aménagement des pêcheries tend à faire
accepter socialement les choix décisionnels et les coûts qui découlent du dispositif de gestion.
La diversité des objectifs et forcement leur incompatibilité à cause des divergences d’intérêts
des groupes sociaux visés, obligent la compréhension et l’analyse des situations d’activité de
ces derniers et donc de leurs priorités. Mais en réalité, combien même des objectifs fixés ne
sont pas poursuivis, des régimes de gestion fonctionnent. Cet état de fait limite la portée des
avis et l’évaluation des résultats.
1.3. Les systèmes d’aménagement des pêcheries
1.3.1. Régulation selon l’objectif, la méthode et la variable de contrôle
La préoccupation majeure de tout système de régulation demeure la conservation des stocks
halieutiques par la prévention de la surpêche et de la surcapitalisation. Cependant, la
surexploitation des pêches, leur état précaire et la multiplication des conflits contribuent de plus
en plus à l’évolution des systèmes de régulation, par l’adoption de dispositions mieux adaptées
(légales, institutionnelles,…). La productivité des stocks limitée naturellement, tarit les
possibilités d’expansion et rend impératif l’ajustement des capacités de pêche en tenant compte
de la rareté relative des intrants humains et naturels alloués.
Alors que la surpêche et les conflits se maîtrisent par le contrôle de l’accès; le surinvestissement
sera assaini dans les pêcheries commerciales, par le choix des armements et la fixation de leurs
captures respectives.
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Economie des pêches - 55/99

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