2.3. Economie des ressources halieutiques
En 1911, Warming explicite les effets de l’absence de propriété de la ressource sur la dissipation
de la rente aquatique "La libre concurrence rend les meilleurs sites de pêche équivalents aux
plus pauvres". En cela, il est le précurseur des travaux qui fondent les bases de l’économie des
pêches. Ce dernier expose le problème décisoire de la surpêche auquel il oppose un système de
taxation comme solution à l’accès à une ressource de propriété commune.
En termes économiques, Gordon formule rigoureusement une explication théorique de la
surpêche et les problèmes qui en découlent. Contrairement aux études précédentes sur la
conservation des pêches, restreintes aux seuls aspects de gestion biologiques, il met en évidence
que "le problème dépasse largement les facteurs biologique. La raison d’être d’une pêcherie
est l’utilisation humaine d’une source alimentaire". Sans négliger les sciences naturelles, il
insiste sur l’utilité des sciences sociales dans la contribution à l’évaluation des méthodes de
gestion des pêches : "les méthodes de conservation d’une pêcherie commerciale comportent
des considérations sociales, économiques et politiques et relèvent ainsi du champ de l’économie
politique".
L’objectif à atteindre pour une pêcherie commerciale selon l’auteur, demeure l’obtention d’un
revenu économique net maximum. Ce niveau optimal de pêche sera alors assimilé à l’effort de
pêche qui procurera ce maximum. Toutefois, sous l’effet de la libre concurrence, ce revenu net
(rente) se dégrade et l’identification de ce niveau optimal devient l’enjeu économique de base
que Gordon obtiendra à partir de la construction d’un modèle comparatif de la fonction "coût
de la pêche" selon les différents niveaux d’effort, avec la valeur des débarquements
correspondants.
L’économie des pêches tend vers la recherche de l’optimum de captures pour un stock donné
afin d’éviter sa surexploitation par la surcapitalisation. En dépit de la nature renouvelable et de
propriété commune de la ressource halieutique, la notion d’accès gratuit et ouvert aux usagers
réels ou potentiels, se réfère aux conditions d’accès et non pas à la nature des propriétaires ou
de ceux qui exercent une juridiction ou un contrôle sur celle-ci
La nature de propriété commune combinée à celle du renouvèlement partiellement autorégulé
de la ressource, définissent le type d’externalité présente dans la pêche.
Ainsi donc, la propriété commune de la ressource halieutique s’avère la cause principale de la
disparition graduelle de la rente engendrée par les pêcheries, avec comme conséquence la
pauvreté universelle des pêcheurs.
La véracité de cette assertion se base sur un ensemble de principes de l’économie néo-classique:
l’homme cherche à maximiser son utilité de façon individuelle à l’instar de l’entrepreneur quant
En 1911, Warming explicite les effets de l’absence de propriété de la ressource sur la dissipation
de la rente aquatique "La libre concurrence rend les meilleurs sites de pêche équivalents aux
plus pauvres". En cela, il est le précurseur des travaux qui fondent les bases de l’économie des
pêches. Ce dernier expose le problème décisoire de la surpêche auquel il oppose un système de
taxation comme solution à l’accès à une ressource de propriété commune.
En termes économiques, Gordon formule rigoureusement une explication théorique de la
surpêche et les problèmes qui en découlent. Contrairement aux études précédentes sur la
conservation des pêches, restreintes aux seuls aspects de gestion biologiques, il met en évidence
que "le problème dépasse largement les facteurs biologique. La raison d’être d’une pêcherie
est l’utilisation humaine d’une source alimentaire". Sans négliger les sciences naturelles, il
insiste sur l’utilité des sciences sociales dans la contribution à l’évaluation des méthodes de
gestion des pêches : "les méthodes de conservation d’une pêcherie commerciale comportent
des considérations sociales, économiques et politiques et relèvent ainsi du champ de l’économie
politique".
L’objectif à atteindre pour une pêcherie commerciale selon l’auteur, demeure l’obtention d’un
revenu économique net maximum. Ce niveau optimal de pêche sera alors assimilé à l’effort de
pêche qui procurera ce maximum. Toutefois, sous l’effet de la libre concurrence, ce revenu net
(rente) se dégrade et l’identification de ce niveau optimal devient l’enjeu économique de base
que Gordon obtiendra à partir de la construction d’un modèle comparatif de la fonction "coût
de la pêche" selon les différents niveaux d’effort, avec la valeur des débarquements
correspondants.
L’économie des pêches tend vers la recherche de l’optimum de captures pour un stock donné
afin d’éviter sa surexploitation par la surcapitalisation. En dépit de la nature renouvelable et de
propriété commune de la ressource halieutique, la notion d’accès gratuit et ouvert aux usagers
réels ou potentiels, se réfère aux conditions d’accès et non pas à la nature des propriétaires ou
de ceux qui exercent une juridiction ou un contrôle sur celle-ci
La nature de propriété commune combinée à celle du renouvèlement partiellement autorégulé
de la ressource, définissent le type d’externalité présente dans la pêche.
Ainsi donc, la propriété commune de la ressource halieutique s’avère la cause principale de la
disparition graduelle de la rente engendrée par les pêcheries, avec comme conséquence la
pauvreté universelle des pêcheurs.
La véracité de cette assertion se base sur un ensemble de principes de l’économie néo-classique:
l’homme cherche à maximiser son utilité de façon individuelle à l’instar de l’entrepreneur quant
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