se dévoilent lorsque par exemple, de grands navires performants pêchent dans les mêmes zones
que des pêcheurs artisans ; ou encore, quand des engins mobiles se retrouvent au contact
d’engins à fond fixe. Par conséquent, de profondes modifications du comportement et des
stratégies de pêche surgissent au sein des groupes concernés qui ne manque pas de provoquer
des conflits et induire d’importants frais allant jusqu’à la perte de l’efficacité économique.
Comme abordées précédemment par Berkes et al. (1989), les ressources halieutiques présentent
un caractère "commun", traduit par l’interaction entre les particularités de soustractivité et
d’indivision. La réunion de ces deux propriétés provoque l’apparition d’externalités négatives
entre pêcheurs exploitant un même stock. Quand certains pécheurs augmentent leurs efforts, la
ressource disponible diminue ; les autres voient leurs captures baisser s’ils n’accentuent pas, à
leur tour, la pression sur le stock, ce qui suppose que la ressource soit rare.
La nature renouvelable partiellement autorégulée associée à la propriété commune de la
ressource halieutique, définissent le type d’externalité qui caractérise la pêche. Ainsi, pour
Smith (1968) "Aucun pêcheur individuel en compétition n’a de contrôle sur la taille de la
population ; comme variable décisionnelle privée, donc elle entre en tant que paramètre dans
la fonction de production de chaque pêcheur".
Selon le même auteur, l’encombrement constitue un autre type d’externalité : les bateaux se
gênent mutuellement lorsqu’ils se concentrent sur des bancs de pêche à cause d’une certaine
distribution de la population de poisson. Ce phénomène se manifeste sur un réseau, lorsque le
nombre d’usagers dépasse un certain seuil. Mais, habituellement dans ces externalités
négatives, chaque participant est à la fois émetteur et récepteur.
Les effets d’une variation de l’effort de pêche se ressentent différemment au niveau individuel
et au niveau collectif, en présence d’externalités entre pêcheurs. C’est au détriment des autres
pêcheurs exploitant la même ressource, qu’un pêcheur, en augmentant la pression qu’il exerce,
obtient un supplément des captures. Le résultat individuel prime sur le résultat global. Les
termes techniques employés par Chaussade et Guillaume (2006) précisent que "l’effort de pêche
a une productivité marginale privée supérieure à sa productivité marginale sociale. Un écart
entre le produit marginal privé et le produit marginal social de l’effort de pêche se crée, c’està-dire, entre l’impact d’une petite variation de l’effort d’un pêcheur sur ses propres captures et
l’impact de cette même variation sur les captures de cette même pêcherie. L’écart entre les deux
produits marginaux de l’effort de pêche, se creuse lorsque la ressource devient plus rare".
Chaque pêcheur supporte les conséquences de ses actes et de ceux des autres pêcheurs qui se
traduisent par des effets externes négatifs. Pijou (1920), par contre, souligne "la divergence
classique entre produit (coût) marginal net privé et produit (coût ) marginal net social qui
que des pêcheurs artisans ; ou encore, quand des engins mobiles se retrouvent au contact
d’engins à fond fixe. Par conséquent, de profondes modifications du comportement et des
stratégies de pêche surgissent au sein des groupes concernés qui ne manque pas de provoquer
des conflits et induire d’importants frais allant jusqu’à la perte de l’efficacité économique.
Comme abordées précédemment par Berkes et al. (1989), les ressources halieutiques présentent
un caractère "commun", traduit par l’interaction entre les particularités de soustractivité et
d’indivision. La réunion de ces deux propriétés provoque l’apparition d’externalités négatives
entre pêcheurs exploitant un même stock. Quand certains pécheurs augmentent leurs efforts, la
ressource disponible diminue ; les autres voient leurs captures baisser s’ils n’accentuent pas, à
leur tour, la pression sur le stock, ce qui suppose que la ressource soit rare.
La nature renouvelable partiellement autorégulée associée à la propriété commune de la
ressource halieutique, définissent le type d’externalité qui caractérise la pêche. Ainsi, pour
Smith (1968) "Aucun pêcheur individuel en compétition n’a de contrôle sur la taille de la
population ; comme variable décisionnelle privée, donc elle entre en tant que paramètre dans
la fonction de production de chaque pêcheur".
Selon le même auteur, l’encombrement constitue un autre type d’externalité : les bateaux se
gênent mutuellement lorsqu’ils se concentrent sur des bancs de pêche à cause d’une certaine
distribution de la population de poisson. Ce phénomène se manifeste sur un réseau, lorsque le
nombre d’usagers dépasse un certain seuil. Mais, habituellement dans ces externalités
négatives, chaque participant est à la fois émetteur et récepteur.
Les effets d’une variation de l’effort de pêche se ressentent différemment au niveau individuel
et au niveau collectif, en présence d’externalités entre pêcheurs. C’est au détriment des autres
pêcheurs exploitant la même ressource, qu’un pêcheur, en augmentant la pression qu’il exerce,
obtient un supplément des captures. Le résultat individuel prime sur le résultat global. Les
termes techniques employés par Chaussade et Guillaume (2006) précisent que "l’effort de pêche
a une productivité marginale privée supérieure à sa productivité marginale sociale. Un écart
entre le produit marginal privé et le produit marginal social de l’effort de pêche se crée, c’està-dire, entre l’impact d’une petite variation de l’effort d’un pêcheur sur ses propres captures et
l’impact de cette même variation sur les captures de cette même pêcherie. L’écart entre les deux
produits marginaux de l’effort de pêche, se creuse lorsque la ressource devient plus rare".
Chaque pêcheur supporte les conséquences de ses actes et de ceux des autres pêcheurs qui se
traduisent par des effets externes négatifs. Pijou (1920), par contre, souligne "la divergence
classique entre produit (coût) marginal net privé et produit (coût ) marginal net social qui
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